‹ Influence du mode de vie sur la structure secondaire des dicotylédonesChapitre 55 sur 141 · NN · texte numérisé non relu

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au lieu de se développer fortement, ont poussé de plus en plus faiblement, comme les petites branches à bois de courte durée. Les pousses les moins éclairées étaient celles qui avaient le moins poussé. : +,

La production des drageons rabougris et de courte durée dans les massifs de nos jardins est donc bien due, chez le Lilas, à l’action de la lumière qui devient de plus en plus atténuée sous l'influence de la croissance des parties de l’arbrisseau les mieux placées et de l’ombre portée par les arbres ou arbustes voisins, à développement plus rapide.

L'examen anatomique des parties souterraines et aériennes de même Âge chez les Lilas ainsi traités pendant cinq années m'a montré que leur structure est semblable (avec quelques variantes insignifiantes dues à ce que chaque exemplaire se trouve dans des conditions de milieu un peu différentes) à celle que j'ai décrite dans les pieds ou drageons normaux placés naturellement à l’ombre dans les massifs de même âge. Le fait était d’ailleurs à prévoir.

Dans les exemplaires que j'ai obligés à se développer à l’ombre en caisses, la ramiñcation de la tige principale fut aussi entravée quoique plus. faiblement que chez les drageons. J'ai remarqué qu'elle donnait des pousses de plus en plus faibles dont la coupe, plutôt dorsiventrale, n’offrait plus de couches concentriques distinctes à partir de la troisième ou de la quatrième année, suivant que la lumière diminuait pour elles avec une rapidité plus ou moins grande.

La dorsiventralité des tissus était de même sens, car le facteur en cause agissait en direction constante.

Ces résultats corroborent donc ceux qu'avait donnés le Pommier.

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