‹ Influence du traitement rhino-pharyngien dans la conjonctivite printanière et dans certaines formes de kérato-conjonctivites se rapprochant de cette affectionChapitre 4 sur 17 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La plupart des affections de la cornée et de la conjonctive suscite, parmi les auteurs les plus compétents de graves controverses au sujet de leur étiologie. Pour ne pas insister davantage sur ce point nous nous contenterons de citer ce passage du D' Sichel touchant l’étiologie de la conjoncuvite phlyténulaire : « Que le lymphatisme soit la condition ‘sine qua non du développement de la maladie, cette assertion nous paraît exagérée, et si nous devions attribuer cette affection à une cause constitutionnelle nous indiquerions l’herpétisme. » Si d'autre part, on cherche à accorder les auteurs sur la signification du terme herpétisme, nous ne voyons que controverses, allant jusqu'à nier un sens à l'expression même. Ce désaccord d’ailleurs éclate dans le nom donné à l'affection que l’on a décorée successivement de conjonctivite pustuleuse, phlycténulaire, lymphatique, herpétique, aphteuse.

Nous n'avons pas osé pousser l’imprudence jusqu'à aborder le difficile problème étiologique des affections Kérato-conjonctivales en général: mais nous tenions à montrer le désaccord des auteurs sur les affections voisines de la conjonctivite printanière afin de rappeler que nous avons une certaine liberté dans nos recherches puisque les auteurs déclarent inconnue la cause

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de cette affection et que sur celles qui s’en approchent, l'entente est loin d’être faite.

Cette liberté peut être bien dangereuse pour nos forces, mais elle n’en à pas moins été cause d’un grand intérêt pour nous, nous laissant avec plus de latitude nous occuper de l’étiologie de cette affection si rebelle.

Nous demandons la bienveillance de nos juges, non pas en raison de la valeur de notre tentative, mais bien de la sincérité de nos recherches.

Depuis deux ans nous avons suivi dans la clinique de M' le D' Couëtoux de Nantes les efforts continus dirigés vers le but de donner aux affections kérato-conjonctivales un appoint utile dans l'étude des lésions rhino-pharyngiennes et surtout dans la désinfection des fosses nasales.

Nous pensons que ces efforts n’ont pas été sans résultats en ce qui concerne la conjonctivite printanière.

Dans notre travail nous donnerons d’abord une description de l'affection printanière telle quelle est décrite par les auteurs et surtout telle que nous lobservons dans nos régions de l'Ouest ; nous chercherons à établir le traitement rhino-pharyngien sur des bases solides et nous indiquerons sa direction et ses résultats d'après quelques osbervations cliniques.

Mais avant nous tenons à remercier M° le D' Couëtoux pour ses bienveillants conseils et les services qu’il nous a rendus pendant nos études médicales. Que M'le D' Trousseau nous permette aussi de le remercier pour l'empressement avec lequel il nous à communiqué partie de nos observations.

Nons prions Monsieur le Professeur Farabeuf de croire à notre reconnaissance pour l’honneur qu'il a bien voulu nous faire en acceptant la présidence de notre thèse.

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