OBSERVATION I
Du pocrTeur CouéÉtToux DE NANTES.
M. C. jeune paysan de 16ans canton de Chatillon (Deux-Sèvres) vient me trouver le 10 avril 1890 se plaignant d'avoir aux yeux un picotement etune démangeaison fort pénibles, avec larmoiement le soir à la lumiére. Forte hyperplasie pericornéenne, injectée ainsi que toute la conjonctive: recrudescence tous les quinze jours, tous les mois, parfois tous les deux mois.
Je conseille des verres fumés, du calomel en poudre sur l'œil, des vouttes de Fowler, des lotions boriquées, bichlorurées. Je revois le malade le 18 mai sans grande amélioration.
Désespérant d'améliorer les yeux, état contre lequel j'avais déjà, comme tous les oculistes, eu à constater mon impuissance. Je veux au moins soulager le malade des lésions rhino-pharyngiennes dont je constate qu’il est atteint. Tout son aspect le révêle. Il a sans doute l'air vigoureux etbien portant, mais la bouche est constamment ouverte, le voile du palais en avant et les traits de la face plis naso-jugal et nasobuccal peu accentués. Le doigt porté en arrière reconnait la présence d'un tapis de un demi centimètre d’épaisseur de végétations adénoïdes, je fais un grattage avec une tige de fer recourhée et portant du coton imbibé d'une solution de nitrate d'argent à 1 0/°. Le malade crache et mouche environ un demi verre de sang. Ilse gargarisera et prisera avec un tube, en soufflant vers les. parties supérieures du nez de l’acide borique et du calomel. Il pratiquera des irrigations nasales de Weber à