CHAPITRE XII Utilisation des résultats trouvés au tirage des cheminées
Nous parlerons pour finir d'une application possible des résultats trouvés dans les expériences ci-dessus, c’est le tirage des cheminées.
Nous avons vu que, lorsque le vent frappe une paroi verticale, il y avait, à la partie supérieure, une diminution de la pression, et que cette diminution correspondait à un courant d’air ascendant provoquant sur la toiture une dépression souvent très considérable, Nous avôns vérifié la présence de ce courant par l’interposition d’un petit auvent qui supprimait en grande partie la dépression de la toiture.
Il serait éventuellement possible d'utiliser cette montée de l'air au tirage des cheminées. Il suffirait pour cela d'ouvrir du côté où la pression du vent se fait sentir un écoulement facile à ce courant ; nous arrivons ainsi à la conception de la suppression des corniches qui brisent ce mouvement ascendant et empêchent la succion correspondante d'agir au sommet de la cheminée.
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D'autre part, le tirage d’une cheminée, en utilisant la présence d'air chaud qui crée un courant ascendant dont nous n'avons pas à nous occuper, pourrait peut-être être activé par une forme judicieuse du sommet de la tour, de manière à utiliser de la meilleure façon les dépressions pouvant provenir de l’action du vent.
Il serait possible d'imaginer certaines ouvertures placées au sommet, disposées par exemple suivant la figure ci-contre, qui utiliseraient la montée verticale de l'air en faisant pénétrer à l’intérieur de la tour un courant rapide qui agirait sur les fumées sortant de la cheminée.
Derrière la tour, la dépression pourrait agir pour attirer une partie de la fumée, mais nous n’aurions guère à craindre les courants descendants, étant donné la masse d’air ascendante en mouvement dans la tour.
Il pourrait d’ailleurs éventuellement être créé un courant ascendant sur la partie arrière de la tour, en donnant à la partie supérieure une forme crénelée, qui permettrait au vent d'agir par sa pression et sa dépression en augmentant le couant d’air vertical à l’intérieur de la cheminée.
Nous ferons remarquer que nous retrouverons à quelque chose près l'aspect habituel des cheminées, puisque l’auvent supérieur pourrait avoir des formes quelconques.
De manière à utiliser de la façon la meilleure ce courant vertical, il sera bon, nous semble-t-il, de favoriser la saillie des nervures à l'extérieur de la tour : celle-ci créerait un obstacle à la fuite de l’air suivant un courant horizontal et favoriserait en même temps la création d’une pression supplémentaire qui ne ferait qu’augmenter le courant vertical. Il sera bon de donner un fruit aux cheminées, de façon à favoriser l'écoulement de l’air à la partie supérieure.
Nous avons cru devoir donner notre avis sur cette dernière question, malheureusement aucune expérience ne se trouve à l'appui de cette opinion. Elle est une conséquence des résultats trouvés au vours de notre étude et pourrait éventuellement être reprise et mise au point d’une façon précise.
Figure 14