CONCLUSION
Il nous reste maintenant à confronter les résultats obtenus avec l’image, ou les images que l’on se fait ordinairement de Poe, et à voir s'ils s'accordent avec ces représentations du poète, ou, au contraire, s'ils nous obligent à en modifier quelques traits.
Il est clair, tout d’abord, que l'étude détaillée des procédés littéraires de Poe nous paraît de nature à contribuer à détruire ce qu’on peut appeler sa légende; la légende d’un Poe alcoolique et délirant, sans cesse accablé sous le poids d’une hérédité morbide, improvisant sous l’influence du génie et de l’alcool, entre deux crises de folie. Au sortir d’une lecture faite d’un point de vue simplement historique on en vient à douter, sinon de son alcoolisme, du moins des effets que l’alcool a pu avoir sur son talent.
La critique est d’ailleurs déjà devenue beaucoup plus réservée à cet égard, tant en ce qui concerne Poe en particulier qu’en ce qui concerne les artistes en général. Le point culminant de la vogue dont jouit la théorie du « fou de génie » est marqué par la thèse de : M. Lauvrière, travail d’ailleurs considérable. Depuis lors, non seulement des doutes se sont élevés de divers côtés sur la validité de cette théorie, mais un auteur américain versé dans la pratique des sciences médicales, le docteur Robertson, a consacré tout un volume à combattre très vivement la thèse de M. Lauvrière (1). Sans doute,
(1) « Neither the anatomy of the brain, nor the pathological changes it undergoes when it functions normally, have been definitely established. Frequently, it happens that some new stains upsets our preconceived ideas of brain cells, their association tracts and their fibrillary connection. Although we believe we are making slow advances in special knowledge of this subject, no organ of the human body is less understood by the physiologist tham is the brain.
Into this mesh of theories, and into this quagmire of ignorance of Natures laws, Lauvrière boldly has entered with his newly acquired knowledge.
: (Op. cit. p. 370 et 372)
il faut tenir compte de ce fait que le docteur Robertson ne paraît avoir qu'une connaissance imparfaite du français (2) ; sans doute aussi les spécialistes que le critique français pouvait consulter il y a quelque trente ans ont bien leur part de responsabilité dans cette affaire. La médecine et surtout la pathologie mentale de ce temps-là étaient encombrées de théories dont beaucoup ont perdu la plus grande partie de leur crédit — et cela montre le danger qu’il y a à étayer une science qui n’est pas faite sur une autre en train de se faire. |
Les appréciations du docteur Robertson n’en sont pas moins dignes de remarque. Malgré les défauts de composition de son livre, parfois choquants pour un lecteur habitué aux méthodes françaises, certains passages sont à retenir : « Malgré tout ce que peut dire de Quincey, je n’ai jamais vu un malade employer l’opium d’une manière habituelle en vue de produire des visions hallucinatoires, ou une clarté et une acuité plus grande des représentations, ou plus de lucidité dans la pensée. L’opium est employé habituellement en vue de produire ce qui, chez d’autres individus plus normaux, n’est qu'un sentiment de bien-être. Il n’est pas possible qu'aucun ouvrage de Poe, en prose ou en vers, ait été le produit soit de l’opium, soit de l'alcool, ni qu'il ait pu écrire ses chefs-d’œuvre pendant qu'il était sous l’influence d’une drogue. Aucun homme n'est en état de faire d’aussi bon travail quand il est intoxiqué que lorsque son cerveau est libre. Cette affirmation est le résultat d'expériences minutieuses et appuyées sur de solides témoignages, exécutées sur des gens occupant toutes sortes de situations; elles n’ont jamais fourni d’exception à cette loi bien établie qui veut que, sous l’influence de l'alcool on fasse les choses plus hardiment et plus intrépidement peut-être, mais qu’on soit incapable d’agir avec autant d'intelligence ou d’exactitude que lorsqu'on est exempt de toute espèce de stimulant. » (Op. cit., p. 66). |
Ces lignes feront peut-être mieux comprendre l'intérêt des études
(2) Il appelle obstinément M. Lauvrière « un docteur dès lettres ». Il est vrai que cela peut être une erreur typographique ; mais quand on le voit déclarer, dès les premières pages (p. 11) que genius est « derived from genere (to beget) », on ne peut s'empêcher d’être un peu inquiet. Malgré tout, il parait avoir bien compris les grandes lignes de la thèse de Lauvrière, et ses arguments médicaux gardent toute leur valeur.
comme celles que nous avons tenté d’amorcer et comment les
recherches physiologiques et les recherches d'histoire littéraire peu-
vent, en s’étayant mutuellement, nous orienter vers une nouvelle
conception de la personne et du talent de Poe. Sil est prouvé que ce
talent, loin d’être essentiellement malsain et brumeux, est dominé
par l'intelligence et la raison, que son œuvre, loin d'être un recueil
incohérent de rêveries macabres, est due à la plume d’un artiste
méthodique et réfléchi, nous aurons d'autant plus de peine à croire
5 que l'alcool y soit pour beaucoup, et même pour quoi que ce soit.
En admettant que Poe ait été un dipsomane, nous serons amenés
à penser que cette tare, si elle existe, ou dans la mesure où elle
existe (3), a plutôt été un obstacle à l’accomplissement de son œuvre
qu'un stimulant pour son inspiration. Si Poe à eu du génie, c’est
probablement malgré son alcoolisme plutôt qu’à cause de lui ; en
admettant que l'alcoolisme explique quelque chose, c’est plutôt la
stérilité relative de Poe, l’inégalité de certains de ses ouvrages et
l’amoindrissement précoce de sa faculté créatrice, bien plus que l'existence même de cette faculté.
Or, il paraît évident que tous les faits littéraires que nous avons
___ été amené à passer en revue aiguillent la pensée dans cette direction.
Fe Même dans ses fantaisies sur l’au-delà ou ses contes terrifiants, ce
Etes que Poe poursuit, c’est la vraisemblance; c’est là, nous l'avons vu,
de ce qui le distingue de ses modèles ou de ses précurseurs; et cette
vraisemblance, il cherche à l’obtenir par les mêmes moyens que dans
ses histoires policières ou ses contes scientifiques, c’est-à-dire qu'il
224 s'adresse surtout à l'intelligence. :
4e Il a usé du merveilleux et de la terreur, c’est vrai; mais c'est ce
que faisaient aussi Walpole, Mrs. Radcliffe, Nodier, Balzac, et vingt
autres, que l’on n’a jamais songé à accuser de folie. Et, malheu-
reusement, si le pauvre Poe a donné plus de prise qu'eux à cette
accusation, c’est peut-être par ce qu'il avait su faire vibrer magis-
tralement des cordes usées; l'intensité même de ses effets lui à fait
(3) I1 conviendrait de faire la part de l’exagération des milieux puritains ; on y obtient souvent une réputation d'ivrogne ou de satanique débauché à très bon compte. Tout le monde sait que Baudelaire s’amusait a demander à haute voix, dans un café: « Avez-vous jamais mangé de la cervelle de petit enfant RES) Personne n’a jamais pris cette médiocre plaisanterie au sérieux ; mails sl Poe en avait fait autant à Boston ou a Baltimore, vers 1830 ou 1840, peut-on jurer qu il ne se serait pas trouvé des gens pour le croire sur parole ?
du tort. Mais si nous arrivons à montrer que cette intensité même tient à l'emploi de la réflexion et des facultés rationnelles, que Poe, loin d’enchérir sur le fantastique, courant à une certaine époque, n'en augmente la puissance que par son habileté à condenser, à concentrer, par une composition rigoureuse et une gradation savante, que devient l’accusation ? (4).
D'autre part, nous sommes amenés par le même chemin non pas à contester l'originalité de Poe, mais à nous en faire une tout autre idée. Jusque-là, ce qui frappait la plupart de ses lecteurs, c'était la bizarrerie, sans précédent semblait-il, de ses inventions. Emile Hennequin était bien d’accord avec l’opinion générale, lorsqu'il écrivait dans ses Ecrivains francisés (p. 135 sqq.)
L'originalité pénètre toute l’œuvre de Poe.......... Toute la configuration de l’île de Tsalal dans les Aventures est inventée, l’eau opaque, veinée, chatoyante et teintée qui coule dans ses ruisseaux, l’absence de blanc dans tout ce que touchent les naturels et l’horreur que leur inspire cette couleur, la stratification des roches et le plan des vallées. Les supplices dans Puits et Pendule sont d’une absolue nouveauté. La catastrophe à laquelle l'humanité succombe dans Eiros et Charmion est merveilleusement simple et originale. L'idée de faire croasser le sinistre refrain du corbeau, celle de faire commettre le crime de la rue Morgue par un anthropoïde, ont un caractère d'invention sans précédent, quand on réfléchit combien l’imitation directe ou modifiée est en toute chose la règle.
Sans aller aussi loin, Woodberry, qui avait pourtant démontré lui-même dans les notes de son édition que quelques-unes des idées de Poe ne sont pas absolument « sans précédent » (5), s’efforce généralement de restreindre la portée des emprunts qu'il constate.
(4) Ici encore, nous nous rencontrons avec M. Robertson, qui est arrivé par d’autres voies à des conclusions analogues. Naturellement, il doit se borner à des affirmations générales : « To use any of these stories, or that masterly description of an overwrought, nervous depressive state, The Fall of of the house of Usher (which in a certain way might have been autobiographic) as proof or even as illustration of a mental condition brought on by the overuse of alcohol and opium, is a psychological crime. »
(5) 11 retrouve certain traits de l’île de Tsalal dans le Narrative of two Voyages de Morrell. Un fait divers mentionné par la Shrewsbury Chronicle de juillet 1834 relate les exploits d’un orang outang dressé à s’'introduire chez les particuliers by climbing up places inacessible to men, etc.
À propos des emprunts à Irving pour Julius Rodman, dont nous avons déjà parlé, il ajoute, après avoir donné quelques exemples de concordance entre les deux auteurs :
It is needless to multiply instances of the literary method here adopted to give the sense of reality. The frequency with which Poe resorted to it indicates a weakness of the realistic element in his imaginative faculty, which was creative only in the world of mood and fantasy.
Ainsi ce serait seulement la partie réaliste de son œuvre (en somme bien peu de chose) que Poe aurait empruntée à d’autres, quelques fastidieux détails sur les pingouins, les mers antarctiques ou la navigation à voiles. Nous savons maintenant qu'il n’en est rien. On pourrait, dès maintenant, établir que quelques-unes des inventions énumérées par Hennequin ne sont pas originales; contrairement à ce qu il a dit, Poe paraît avoir été beaucoup moins inventeur qu'un arrangeur, et nous sommes convaincus que des recherches plus poussées feront ressortir de plus en plus combien est petit le nombre des contes dont le sujet lui appartient en propre.
Est-ce à dire que cela diminue son mérite, ou même qu'il faut lui
refuser cette « imaginative faculty » dont parle Woodberry ? On
sait bien que l’imagination humaine ne peut rien créer de toutes pièces ; elle n’est qu'un pouvoir de combinaison. Imaginer c’est trouver un ordre nouveau à des éléments anciens, c’est placer autrement la balle, comme a dit Pascal, et l’imagination de Poe était soumise aux mêmes lois que celle des autres hommes. S'il s’est servi d'Irving, de Cook, de Morrell, pour les détails positifs de ses récits, nous croyons avoir montré qu'il n’était pas moins tributaire d'autrui
pour le fantastique et l'extraordinaire. Loin de mettre à la mode les histoires de ce genre, Poe ne les a sans doute cultivées que parce
que son flair de bon éditeur de magazine lui faisait comprendre qu'elles avaient la faveur du public. Les contes à donner la chair de
poule, c'était ce que le Blackwood servait chaque mois à ses lecteurs, ce qui était à la mode un peu partout dans la première période du
romantisme. Mais le grand mérite d'Edgar Poe, ce qui le distingue de ses confrères dans l’art de surprendre ou de terrifier le public, c’est son habileté à doser artistement le merveilleux et le positif, de
manière à nous rendre le merveilleux aussi présent, aussi sensible que les choses familières et positives. Dans Gordon Pym, par
exemple, il a su combiner, sans le moindre disparate, une atmosphère de mystère analogue à celle de The Ancient Mariner avec le style narratif du capitaine Cook. Et ce n’est pas un mince mérite, s'il est vrai que c’est un mérite différent de celui qu’on s'accorde à lui reconnaître ordinairement (6). On répète qu'il étonne son lecteur par l’accumulation des détails horribles ou miraculeux. Est-ce que l’examen comparatif de ses œuvres et de celles des auteurs qui l’ont précédé dans la même voie ne nous conduit pas à des conclusions toutes différentes ? Beaucoup de ces auteurs s’abandonnent à une fantaisie débridée : le Passage du pôle arctique au pôle antarctique, le Lamékis, de Fieux de Mouhy, l’Autre Monde, de Cyrano, bien d’autres encore, foisonnent d'inventions cocasses ou invraisemblables. Mais, précisément, presque tous ces conteurs sont fatigants et ennuyeux — et inférieurs à Poe — parce qu'ils tombent dans l'excès et l’invraisemblance au bout de quelques pages, quand ils n’y plongent pas d’un seul coup, soit qu’ils aient l’esprit naturellement tourné à la parodie, soit qu'ils n’aient d'autre souci que d’accumuler les bizarreries, comme des collectionneurs.
Poe, au contraire, en véritable artiste, choisit dans cette masse hétéroclite, non pas nécessairement ce qui est le plus bizarre, maïs ce qui est le plus susceptible d’être accepté par l'intelligence. Au lièu
de s’élancer toutes voiles dehors sur l’océan du caprice et de l’ima-
gination, il côtoie sans cesse la limite du réel, en ayant bien soin
(6) Pour beaucoup de ses admirateurs, il n’en est pas ainsi ; c’est tout ou rien. Ou Poe est un miracle inexplicable, ou, s’il appartient à une lignée d'auteurs connus et définis, ce n’est plus qu'un imposteur. Voyez par exemple Joseph Wood Krutch, p. 211: « If he is only a clever artificer who manipulated the stage pro:
perties of melodrama, then he belongs in the limbo where Ann Radcliffe reposes.
with Charles Brockden Brown, and it would be merely an exhibition of American provinciality to claim for him any greater renown. If his real descendants are
Conan Doyle, Jules Verne, and the innumerable professors of that mechanic art by
wbich popular fiction is written, then his position is surely no higher than that of those whom he has taught how to perform his tricks more successfully than he
himself was able to do .… Poe is then only the « jJingle man » as Emerson called
him. »
Que de commentaires appellerait ce raisonnement! D'abord il repose sur une pétition de principe. L'auteur sous entend constamment qu'il serait absurde que
Poe ne fut pas un génie. Mais, a priori ce n’est pas plus absurde qu'autre chose, car c’est précisément ce qui est en question : c'est le génie de Poe que le critique doit expliquer et démontrer. — Et ensuite pourquoi serait-il impossible d’avoir du génie en traitant les mêmes sujets que Jules Verne, Brockden Brown ou Conan Doyle, qui sont aussi, bien souvent, ceux de Wells, d'Hoffmann et de
Balzac ? RUE
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de ne pas s’en écarter, ou de ne le faire qu'au moment où notre attention est attirée d’un autre côté. La sûreté de son choix, son doigté, ne sont jamais en défaut. C’est par là qu'il est artiste, et c’est par là qu'il est supérieur.
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Qu'il ait reçu de l'esprit français, au moins en partie, ce goût du
G choix et de la mesure, c’est ce que nous nous sommes efforcé de démontrer; ce qui ne paraît pas douteux, c’est que c’est surtout aux qualités de cet ordre qu'il a dû le succès presque illimité qu’il
à obtenu en France. Ce que nos compatriotes ont prisé le plus chez
lui — sans toujours s’en rendre compte — c’est la façon toute clas-
sique dont il traitait les sujets romantiques, les sujets à la mode (7).
11 y à un fonds de classicisme et de rationalisme dans l’esprit de la nation qui paraît devoir être impérissable; en tout cas, même lorsque
24 les vagues romantiques déferlaient sur lui, il n’en persistait pas qe moins sous leur avalanche aussi ferme et solide qu’un roc; même au temps où l’on traitait Boileau de vieille perruque, les principes de l’Art poétique faisaient partie intégrante de la conscience des jeunes gens. « Une catastrophe, écrivait Mérimée en 1824, pour être imposante, doit être sanglante et rapide, le rideau doit tomber aussitôt que le coup est frappé si l’on veut prolonger l’intérêt dans l’âme du spectateur (8). » C’est un principe conforme à l’esthétique classique, mais conforme également à celle de Poe ; il est clair, d’ailleurs, que Mérimée a appliqué toute sa vie, en écrivant ses nouvelles, une esthétique convergente analogue à celle de Poe, et qui lui venait du classicisme. Beaucoup des individus qui formaient le public français, sans avoir le talent de Mérimée, étaient semblables à lui sur ce point. Un des critiques d'Hugo, Courtat (9), à propos de l'évasion de Jean Valjean dans un cercueil, rapproche Hugo de
Oserons-nous dire aussi que c’est surtout par là qu’il est français ?
(7) Cf. à ce sujet Léon Lemonnier : Edgar Poe el ia critique française, notam- . ment p. 169.
(8) Article anonyme du Globe, attribué à Mérimée et cité par Trahard Jeunesse . de Mérimée tome I, page 151.
(9) Courtat. Etude sur les Misérables, Paris, in-8° de 32 pages., 1862.
Poe, tout en faisant observer avec raison qu'une fois la première impossibilité admise, Poe est bien plus logique que Victor Hugo. Courtat n'était probablement pas le seul de son avis. Le public français, avide de nouveau comme tous les publics, voulait bien qu’on lui servît les plats du jour, mais il eût été ravi qu’on les lui accommodât à sa fantaisie. Ce n’était pas toujours commode, vu qu'il s’y trouvait des mets de provenance étrangère qui supportaient mal la sauce française. Aussi, quelle joie de trouver un homme assez hardi pour tenter l’impossible, assez habile pour y réussir — ou presque. En effet, n’était-ce pas une tâche impossible que celle entreprise par Poe, abordant avec un esprit amoureux d'ordre et d'harmonie tant de sujets extravagants. Presque toute sa vie il s’est employé à réaliser ces tours de force de mettre de la logique dans le désordre, de rationaliser l’impossible et de préciser l’imprécis. C’est ce dont lui ont su gré Baudelaire et tant d’autres, atteints du mal du siècle et qui, pourtant, ne pouvaient ni ne voulaient rejeter d’un seul coup le lourd héritage de deux siècles de raison pure.
Vu : pour le Doyen:
L’Assesseur, H. DELACROIX.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris,
CHARLÉTY.