‹ Ingres d'après une correspondance inéditeChapitre 2 sur 40 · Rue Blanche · texte numérisé non relu

Rue Blanche

MDCCCCIX

THE LIBRÂRY

BRIGHAM YOUNo UNIVERSÏïY PROVO, UTAH

A Léon BONN AT

Cher Maître,

Au moment de publier pour la première fois, ces lettres d'Ingres à ses amis de Montauban et de leur donner le complément de plusieurs autres déjà connues, j'ose, au nom de notre chère Gascogne, solliciter cotre hospitalité parisienne de grand Cadet, en faveur de notre grand Aîné. Vous l'aviez accueilli déjà, avec cette Collection de dessins incomparables où se sont unis inséparablement vos deux noms qu'avait déjà rapprochés, depuis longtemps, dans une même sympathie publique, la même discipline de la ligne classique dans l'enseignement des Beaux- Arts.

Vous V accueillerez encore avec cet Epistolaire, 01 noire adorateur d'Homère et de Raphaël, — qui ri aima ni Shakespeare ni Rembrandt, — ne prouve que plus éloquemment la grandeur de ces mômes Beaux-Arts dont la Direction vous appartient après lui, et où, pour faire encore à Ingres les honneurs d'une maison fidèle à des traditions si françaises, il vous plaît d'en garder les portes largement ouvertes aux plus libérales formules et à de tels professeurs d'idéal.

Votre dévoué,

Paris, le 20 janvier igog.

« Aujourd'hui, que les cartons «l'Ingres ont été vidés et ses croquis mis sous les yeux du public dans des expositions ou reproduits dans des ouvrages, il importe que les tiroirs s'ouvrent à leur tour et que les lettres viennent enfin compléter l'enseignement donné par cette conscience artistique. Le vœu est trop légitime pour n'être pas exécuté tôt ou tard et la mémoire d'Ingres y gagnera la consécration qu'a déjà trouvée celle de Delacroix à la publication de sa correspondance. »

(Extrait de la Revue Bleue du 4 juillet 1908).

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