PUIS POÈMES TRÈS DIVERS PLUS COURTS
LITTÉRATURE DRAMATIQUE. Il LITTÉRATURE MORALE
LES Indiens anciens, qui parlaient le sanscrit, ont une littérature qui remonte peut-être au XV* siècle avant Jésus-Christ. Ils eurent d'abord, comme tous les peuples, une littérature sacrée, intimement liée à leur religion. Les premiers livres de littérature sacrée sont les Védas. Ils racontent et ils célèbrent les dieux alors adorés, c'est à savoir Agni, dieu du feu, du feu domestique, du feu céleste (le soleil), du feu des nuées (la foudre); — Indra, Dieu de l'atmosphère, analogue au Zeus des Grecs; — Soma, la lune ; — Varuna, la voûte nocturne, dieu qui récompense les bons et qui punit les méchants; — Rudra, dieu irascible et plutôt méchant que bon, secourable quelquefois; d'autres encore, très nombreux.
Le style des Védas est continuellement poétique
Bouddha
Le Mahabha-
rata Le Rtimayana
et métaphorique et même est une sorte de métaphore et d'allégorie continuelles.
Le bouddhisme, religion philosophique, assez analogue au christianisme, que Çakiamuni, surnommé Bouddha (le savant), répandit dans l'Inde vers ^50 avant Jésus-Christ, fit naître toute une littérature nouvelle. Il enseignait, comme on sait, l'égalité de toutes les castes devant la religion, la métempsychose, la charité et le détachement de toutes les passions et de tous les désirs pour arriver au calme absolu (nirvana). La littérature qu'il inspira fut d'abord gnomique, c'est-à-dire sentencieuse, analogue à celle de Pythagore et portée, aussi, aux petits contes moraux et paraboles, comme l'Evangile.
Cette littérature se déploya pour ainsi dire, ensuite, en de très larges et même en d'immenses poèmes épiques dont les principaux sont le Mahabharata et le Ramayana.
Le Mahabharata (c'est-à-dire la grande histoire des Bharatas) est une légende ou un roman en vers, traversé de digressions morales, d'épisodes vaguement reliés au sujet, de discours, de prières, etc. Il y a des épisodes qui sont charmants de sensibilité délicate, de tendresse émue, en un mot de beauté humaine, comparables aux adieux d'Hector et d'Andromaque dans Homère; et il y a partout, au travers des longueurs et des monotonies, une imagination puissante et surabondante.
Le i?aw^^<a!«d!, dont le nom de l'auteur, Valmiki, est venu jusqu'à nous, est un poème plus vaste encore et encore plus inégal. Il y a des parties qui sont illisibles pour nous et il y en a qui sont