PEN
17 h. 55. L’afimal est légèrement agité, légère glucosurie. T.. R. = 38,8.
20 h. 15. L'animal paraît normal. T. R. = 38,8.
Le lendèmain matin, l'animal est normal. T. R. = 375 7x
COBAYE de 670 gr: T. R. = 38,0.
16 h. Injection de 0,2 cm3 d'extrait frais de thyroïde. de bœuf dilué au 1.5.
Immédiatement après l'injection, vive agitation de l'animal qui va et vient.
16 h. 10. L'animal est toujours agité.
16 h. 20. Même étaat. TR. — 38,5.
16 h. 30. Toujours le même état. T. PR. = 38,8, forte glucosurie.
Le lendemain matin, 16 h. 4o, après l'injection, l’animal est toujours très agité. T. R: = 38,0.
COBAYE de 530 gr. T. R. = 37,4.
17 h. Injection de 0,2 cm3 d'extrait frais de thyroïde de bœuf dilué au 1.5.
Immédiatement après l'injection, forte agitation durant plusieurs minutes. |
17 h. o4. Mâchonnement.
r7 h. %o. Légère agitation. TR. = 39,2...
18 h. L'animal paraît normal. T. R. = 40,3.
18 h. 5o. L'animal ne présente rien de particulier.
Le lendemain matin, l'animal est trouvé mort.
3 Jau,
Se
Les résultats que nous venons d'exposer nous montrent que les effets produits par l'injection intra- ventriculaire d'extrait de thyroïde sont différents suivant que la dose injectée est forte ou faible. |
Dans les premières observations, où la dose injectée a été relativement forte, nous enregistrons, immédiatement après l'injection une hyperexcitabilité passagère suivie d’un état (de torpeur et d’immobilité n’atteignant point toutefois l’état léthargique constaté dans les expé- : riences faites avec de l'extrait d’hypophyse. Dans ces cas on constate également une baisse notable de Ja température. Cette baisse est passagère.
Dans les cas où la dose d'extrait injecté a été te faible, on ‘enstate, dès l'injection, une forte agitation per-
sistant pendant toute l’expérience. En même temps, on :
enregistre une forte augmentation de la température. Cette hvperthermie est également passagère et la température redevient normale lorsque l’agitation a cessé.
/ La Rate
Le rôle de la rate, comme glande à sécrétion interne, est fortement discuté, de nos jours nombre d'auteurs refusent encore à la rate toute fonction endocrine. Schäffer, lui-même, dans son: ouvrage sur les glandes à sécrétion interne, dit en parlant de la rate : « Nous savons si peu de choses des sécrétions internes de ces tissu lymphoïdes, en comparaison des connaissances que nous avons de celles de la thyroïde des parathyroïdes, de l’apophyse, des capsules surrénales, que nous pouvons, au moins, provisoirement exclure la rate des glandes qui. déversent des agents chimiques dans le sang en vue d'influencer d’autres organes. »
Dans un travail récent, Stern et Rothlin, ont montré le rôle que joue la rate comme facteur hypertonisant des fibres musculaires. Ces auteurs admettent que la rate possède une hormone spécifique à caen ils ont donné le nom de « Liénine ».
D'autre part, on admet que l’ablation de la rate augmente le métabolisme.
Les animaux splénectomisés consommeraient plus de nourriture que les animaux normaux sans cependant augmenter de poids, ce qui indiquerait une influence de la rate sur la nutrition permettant ainsi une utilisation plus parfaite des aliments, c'est-àdire une épargne de consommation. (Charles Richet). On constate, en outre, une augmentation considérable des échanges respiratoires après la snlénectomie.
= Je
On doit remarquer que cette opération ne produit pas les mêmes effets chez les diverses spèces animales comme l’ont démontré Stern et de Morsier.
On considère encore la rate comme l'organe producteur d’une sécrétion interne qui activerait le ferment protéclytique.
En ce qui concerne les corrélations avec les autres glandes à sécrétion interne, il faut noter l’antagonisme entre la rate et la thyroïde au point de vue de l’hématopoïèse.
(Dubois) et au point de vue de la résistance à l’asphyxie.
(Streuli).
.COBAYE de-58o gre T.'R.:= 38,0.
10 h. Injection de 0,2 cm3 RU frais de Hate de bœuf dilué au 1.3.
Immédiatement après l'injection, rien de particulier.
10 h. 05. L'animal continue à rester calme.
10 h. 40. Même état.
14 h.-19. Crise de convulsion.-T:R:=187;7.
15 h. 30. L'animal fait des bonds dans sa cage, agitation en mème temps, faiblesse.
L'animal meurt dans la nuit.
GOBAYE de 780197 TTR: — 88,"
10 h. Injection de o,2 cm3 d’extrait bouilli de rate de bœuf dilué à 1.2
Immédiatement après l'injection, chute de l’animal, contraction violente, mouvements de fuite, au bout de quelques instants l'animal se relève, titube en marchant, tombe de côté.
10 h. 05. Agitation et faiblesse,
10 h. 25. L'animal paraît épuisé.
Er je
10 h. 35. Hérissement des poils, frissons.
t1,h. 35. L'animal paraît normal. T. R. = 88,0.
COBAYE de bro gr. TR 238 "AC Injection de 0,2 cm3 d'extrait de rate bouilli de bœuf dilué au 1.2. | |
Immédiatement après l'injection, l’animal tombe.
12 h. or. Mouvements de fuite, crise de convulsions, survient une phase paralvtique.
19 h. 0. L'animal reprend sa mobilité, saute de ses
quatre pattes.
19 h. 30. L'animal complètement flasque, peut être facilément plié tonus musculaire jorement diminué. 13 h. Soubresauts.
‘13h. 30. L'animal est calme. T. R. = 38,6.
Le lendemain l'animal est normal.
COBAYE de:565 gr."T. R + 38,7.
10 h. Injection de 0,2 cm3 d'extrait de rate bouilli de bœuf dilué à 1.2,5.. | Immédiatement après l'injection, violentes secousses, mâchonnément, affaiblissement du train postérieur. 10 h. 10. Agitation désortdonnée de l'animal qui ne. des cris plaintifs, grattage. T. R. = 38,3.
14 h. 35. Toujours même état. T. Re OP:
15 h. 35. Faiblesse extrême.
16 h. 25. Mort. 6
np
Il résulte de ces expériences que l'injection .intra-ventriculaire d'extrait frais ou bouilli de rate provoque régulièrement et immédiatement après l'injection, une agitation très forte caractérisée par des tremblements," des frissons, des cris et des sauts. ;
En même temps, se manifeste une très grande faiblesse, l’animal manque subitement de force, tombe sur le côté, se relève aussitôt pour retomber un peu plus loin.
Nous avons, également, remarqué une parésie du train postérieur de l'animal qui, faisant effort avec ses pattes de devant, traîne quelquefois son arrière-train.
A cette première période d’agitation et de faiblesse concomittente en succède une seconde durant laquelle l’animal présente un état de fatigue sans torpeur toutefois. On ne constatait point, non plus, de changement de température.
Chez le chien on constate en outre une sécrétion abondante.
Nos expériences tendent à établir que l'injection d'extrait de rate dans les ventricules latéraux du cerveau détermine une anesthénie prononcée et une agitation violente se manifestant dès le début. Il reste à se demander si ces phénomènes sont (dus à la Liénine, elle-même, ou à d’autres substances renfermées dans la rate.
Il faut remarquer que l'injection intra-veineuse ou sous-cutanée d'extrait de rate n’a produit nullement les effets que nous venons d'indiquer.
Les Capsules surrénales
Il est établi que le principe actif des capsules surrénales l’adrénaline qui fut découverte par Takamine est l'excitant spécifique du système sympathique. D'autre part, on admet généralement que les noyaux optostriés qui constituent une partie des paroïs des ventricules latéraux du cerveau représentent le siège des centres sympathiques supérieurs.
Il nous a donc paru intéressant d'étudier les effets produits par l'injection des extraits de capsules surrénales dans les ventricules latéraux, injection mettant la substance active en contact direct avec le cerveau.
Nous voulons résumer très rapidement les connaissan- ces des fonctions physiologiques des capsules surrénales médulaire et de la substance corticale, ainsi que leurs constitutions anatomiques.
L’épinéphrectomie bilatérale totale amène une mort plus ou moins rapide suivant les différentes espèces d’animaux, et suivant que l’extirpation se fait en un temps ou en deux. On constate généralement à la suite de l'Epinéphrectomie les symptômes suivants : l'animal est moins actif, il présente de la faiblesse musculaire, la température est fortement abaissée, le pouls est faible, Ia pression sanguine, qui pendant un certain temps ne subit pas de variation, baisse un peu avant la mort de l'animal. |
Dans la maladie d'Adison, ou il s’agit, comme on le sait, d’une destruction lente de la glande, on a le syndrome suivant : débilité générale avec diminution du tonus, faiblesse musculaire, perte de l'appétit, vives douleurs abdominales, pigmentation bronzée de la peau, fléchissement du cœur et une cachexie de plus en plus marquée aboutissant à la mort.
Quant aux fonctions propres, soit de la substance corticale soit de la substance médullaire, nous rappellerons ce qui suit
La substance corticale Contient beaucoup de lipoïdes * principalement de la cholestérine et de la lécithine, a fait
naître l’idée que l'écorce pouvait être un centre de pro- “ductiën des lipcides du corps (Chauffard, Bernhard, Wlhitte et Weltmann). ;
Quant aux corrélations de l'écorce avec les autres parties du corps, nous savons fort peu de choses. Dans les cas d'insuffisance sexuelle, l’écorce reste petite, alors qu'au contraire elle s’hypertrophie dans la grossesse.
Des relations entre le développement des substances formées dans le cortex surrénal et celle constituant les hémisphères cérébraux paraissent résulter du fait que chez le fœtus humain et chez l'enfant l'écorce surrénale est bien développée, alors que chez le fœtus anencéphale, elle manque totalement, |
C’est à la cholestérine que serait dû le rôle joué par les surrénales dans tous les états toxi-infectieux. (Mulon et Porak.
Quant aux injections d'extrait d’écorce, elles n'ont ja- mais produit d'effets appréciables, quelque fut le mode d'administration. |
La substance médulaire est beaucoup mieux connue, c'est du reste, elle qui produit l’adrénaline.
La substance médulaire a des corrélations étroites avec
des autres glandes. C’est ainsi qu'on conslate des relations (directes entre le développement des glandes sexuelles et celui de la substance médulaire des capsules surrénales. L'administration d'adrénaline préduit chez l'animal une augmentation de la secrétion biliaire. A petite dose,
l’adrénaline produit une transformation rapide du gly-
cogène du foie en sucre,-action qui Eee être annulée par l’atropine et l'ergotoxine. ‘
L’ablation des capsules surrénales provoque un flot de sucre: pancréatique qui peut être arrêté par l'injection de
. l'adrénaline. (Penberton et Sweet.)
Le simple badigeonnage du pancréas avec une solution d’adrénaline provoque une glucosurie ‘intense comparable à celle produite par l'extirpation de cet organe. (Herter et Wakemann).
La quantité d’adrénaline est en rapport direct avec le
corps thyroïde, elle diminue après thyroïdectomie. et augmente après injection de corps thyroïde.
En ce qui concerne les relations avec l’hypophyse, on sait que l'effet d’une injection d'extrait de glande pituitaire est renforcé, si on la fait précéder d’une dose même faible d’adrénaline..
Les effets produits par les extraits ont été largement étudiés. On a établi que l'injection intra-veineuse d’un extrait de substance médulaire, produit une élévation in-
.tense et immédiate de la pression sanguine attribuée à la
contraction des artères périphériques; en même temps, on enregistre un ralentissement (des battements cardiaques. Ce ralentissement ne se manifeste pas si les nerfs vagues sont sectionnés ou paralysés par l’atropine. Dans ces cas, on constate même une grande accélération du pouls et un renforcement des contractions cardiaques. L'augmentation de la pression est de courte durée, elle disparaît graduellement et la pression descend finalement au-dessous du niveau primitif.
Les artères les plus influencées sont celles du territoire splanchnique, les vaisseaux du cerveau sont peu ou pas contractés, les corronaires ne sont pas touchés.
L’injection d'adrénaline, à petite dose, provoque dans le système pulmonaire, une vaso-dilatation, tandis que l'injection de fortes doses produit une vaso-constriction (Langlois et Desbuis).
L'effet vasculaire se manifeste même après destruction complète du système nerveux central, ainsi qu'après section des nerfs vaso-moteurs. L’injection intra-veineuse de très petites doses d'adrénaline produit une chute de la pression au lieu d’une élévation (Moore et Purnton). L'injection 1de doses considérables peut provoquer « un délirium cordis ».
En ce qui concerne l’action sur le système musculaire lisse on constate soit une augmentation des contractions (sphincter du pylore, valve-iléocoecale, rate, vagin, utérus (Cushny) vas déférens, rétracteur du pénis (Fletcher), soit un relâchement (RROphAgE estomac, intestins, vésicule biliaire).
Certains muscles de l'orbite sont également excités, l'œil tend à saillir, la fente palpébrale s'agrandit, la pupille se dilate (Meltzer et Auer).
On sait aussi que l'injection d’adrénaline produit un jet de salive analogue à celui causé par l'excitation du sympathique cervical. L’injection adrénaline excite également les glandes sudorales.
En injection sous-cutanée, l’adrénaline produit invariablement de la glucosurie et l’hyperglycémie.
COBAYE de 695 gr. T. R. — 38,6.
10 h. Injection dé 0,2 cm3 d'extrait bouilli de substance corticale dilué à 1.3.
Immédiatement après l'injection, cris, mâchonnements, soubresauts.
10 h. 10. Soubresauts.
10 h. 25. Même ANT. = :27:0;
10 h. 45. Même état. T. R. 38,6.
COBAYE de 690 gr. T. R. = 38,8.
12: h. Injection de 0,2 cm3 d'extrait bouilli de substance corticale dilué à 1.3.
- Immédiatement après l'injection, rien de particulier. 12 h. 05. Soubresauts, faiblesse concomitante. 15 h. 15. Même état. T. R. — 36,8.
- 12 h. vo. Mâchonnement. à 12 h. 45. Excitabilité réflexe légèrement diminuée. Na AS PS 17 h. Mort.
COBAYE de 555 gr. T. R. — 37.0.
13 h. Injection de 0,2 d'extrait frais de substance corticale, dilué à 1,3. k Immédiatement après l'injection, vive agitation (de l'animal, qui tourne de gauche à droite, soubressauts de temps en temps.
13 h. 05. Soubressauts.
13 h. 10. Soubressauts.
= 13 h. 15. L'animal paraît fatigué.
13 h. 20. Torpeur profonde. L'animal a les yeux fermés. É 13 h. 50. Même état.
13h. 55. L'animal reste dans la position où on le met. 16 h. 40. Torpeur moins prononcée, très forte gluco-
surie.
15 h. 5o. Les soubressauts sont très forts.
19 h. 50. Mort. PRES | :
Fe 4
COBAYE.de:580 gr. TR: =°38.8.
10 h. Injection de 0,2 Cm3 d'extrait frais de substance modulaire, dilué à 1,8.
Immédiatement après l'injection l'animal est très agité, sauts. ue ps
10 h..07. L'animal est calme.
10 h. 10. L'animal est calme.
10 h. 30. L'animal est calme.
13 h. Crise de soubressauts, forte glucosurie. :
14 h. 40. L'animal est’calme. ER