h. 4o. L'animal est Calme
16 h. 4o. Crise de convulsion.
L'animal meurt dans la nuit.
COBAYE de. {80 gr. T. R: = 997,4,
10 h. Injection de 0,2 cm3 d'extrait bouilli de substance médulaire, dilué à 1,6. | :
Immédiatement après l'injection, violents soubressauts.
10 h. 10. La sensibilité de l'animal paraît diminuée.
10 h. 35. L'animal est immobile, T. R. = 36.
12 h. Même état. T. R: = 34,5:
L'animal meurt dans la nuit. f
| Conclusions
ee ———————
- Les résultats obtenus par l'introduction des extraits de -glandes à sécrétion interne dans les ventricules diffèrent considérablement de ceux obtenus par l'introduction de cés mêmes extraits dans la circulation générale. En effet, dans beaucoup de cäs nous avons pu constater soit des effets d'excitation, soit des effets de paralysie à la suite de J'injection intra-ventriculaire, tandis que l'injection de doses bien plus fortes dans la circulation restait sans résultats.
La différence des effets peut s'expliquer aisément à la lumière des résultats obtenus par Stern et Gautier dans leurs recherches sur les rapports entre le système nerveux, le liquide céphalo-rachidien et le sang ! Ces auteurs ont en eflet pu montrer que certaines substances dont l'introduction dans la circulation générale n'était suivie d’aucun phénomène nerveux, provoquait des effets très violents lorsqu'elles étaient introduites directement dans le liquide céphalo-rachidien, c’est-à-dire mise en contact directe avec les éléments nerveux. Nous pouvons donc admettre que vis-à-vis de certaines hormones, la barrière hémato- -encéphalique exerce son action en empêchant leur entrée du sang dans le liquide C. R.
Mais, sans même admettre une résistance absolue au passage des hormones du sang dans le liquide CG. R., on peut admettre l'hypothèse que le manque d'efficacité sur le système nerveux ide l'administration des extraits glan-
PA dulaires est dû au fait que par suite de la dilution relativement forte de la substance active dans le Sang, la quantité qui parvient au contact des éléments nerveux est trop insignifiante pour pouvoir produiré un effet notable.
Nous avons pu constater, d'autre part, que l'injection de l’extrait glandulaire sous la dure-mère produisait souvent des effets moins accentués que l’injéction dans les espaces ventriculaires, comme l’avaient déjà montré Stern et Gautiér pour différentes substances.
Ces auteurs sont arrivés à la suite de nombreuses expé-. riences à la conclusion que le meilleur moyen:pour atteindre les divers centres nerveux est représenté par l’introduction de la substance voulue dans les ventricules, de préférence dans les ventricules latéraux.
Les résultats obtenus dans nos expériences confirment pleinement cette manière de voir. a
L'objection très grave qui peut être faite à nos expériences est que dans la plupart des cas nous n’injections pas uniquement l’hormone spécifique de telle ou telle glande, et que, par conséquent, les effets observés pouvaient être attribués en partie tout au moins à des substances non spécifiques organiques et inorganiques se trouvant en quantité plus ou moins grandes dans les extraits ti$sulaires. Cette objection est pleinement justifiée et pour pouvoir se prononcer sur l’action de l'élément spécifique d’une glande à sécrétion interne, il ne faudrait utiliser que l'hormone dûment isolée. Or, jusqu'ici nous n'en possédons qu'un nombre bien restreint, et dans la grande majorité (des cas, nous sommes encore obligés d’avoir recours à des préparations dans lesquelles l'effet de la substance active spécifique est souvent masquée par l’action des substances secondaires souvent difficiles à enlever.
Malgré ce défaut capital, à l'emploi des extraits glandulaires plus ou moins purifiés, nous avons pu, dans bien
Las
Pepe Le
des cas, contrôler des effets particuliers sur le système nerveux central à la suite de l'introduction de nos préparations dans le système ventriculaire, alors que l’administration de ces mêmes substances par voie hypodermique ou intravasculaire est restée sans le moindre effet, la barrière hémato-encéphalique s’opposant à l'entrée des substances actives dans le liquide C. R. et d'arriver ainsi en contact avec les éléments nerveux centro-spinaux.
Vu, le Doyen, à Vu, le Président, ROGER: G.-H. ROGER.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris :
CHARLETY.
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