CHAPITRE PREMIER
Des arthrites sèches.
à 0 "CAO re Li » Éef) Len ' Lu :
10 HN — L'arthrite sèche, arthrile déformante, mal etai 1 20 sénile des articulalions, est une arthrite chronique, earac- FES É térisée par l'usure des cartilages diarthrodiaux, par une Cr ,- 2 À 4 production d'ostéophytes souvent abondante et par la nr Ph déformation des surfaces articulaires qui n’ont aucune HO TER ; des FRE dance à la suppuration, à l chiens ou à la guérison sponï a 4 tanée (Reclus). AE 1 pes « Dee. Pathogénie. — 1° Quelques auteurs : Lasègue, Hunter, pet Garrod, Bouchard, Durand-Fardel, Quénu la séparent du HER ‘rhumalisme chronique. | NT «€ L'arthrite déformante serait un aboutissant possible 84 de la plupart des arthropalhies: sa physionomie résultant Le AP 2 AMEN k Y à Sat ee- dt Fe moins de la nature primilive de larthrite que de Pétat de ir nutrilion générale du sujet et de la nutrition locale du membre atteint (Quénu).
DS ur l XL Du Ne: ENS [l LEE je \
20 Pour d'autres l’arthrite sèche se rattache toujours à un état diathésiqne : l’arthritisme et comme telle n'est qu'une forme partielle du rhumatisme chronique.
Cet état diathésique relève tantôt d’un trouble de nutrition héréditaire, tantôt d’un trouble de nutrition acquis (infections, rhumatisme articulaire aigu, blennorhagie, scarlatine, auto-intoxication d'origine gastro-intestinale).
Le traumatisme dans certains cas parait localiser l’aifection à tel ou tel article:
30 En face de la théorie précédente, la plus ancienne, se dresse une autre toute moderne: celle qui considère l’arthrite sèche comme une affection trophique. Avec Chi-
pault nous nous rattacherons à la seconde théorie.
Etude clinique. -
L'arthrite sèche frappe surtout les grandes articulations : par ordre de fréquence: la hanche, le genou, l'épaule, le coude, le cou-de-pied. à
Parfois deux ou trois articulations sont frappées à la fois ou bien deux articulations symétriques sont atteintes successivement. L’'affection peut rester localisée où suivant une marche progressive, elle s'étend aux petites articulations : gros orteil, articulations métacarpo-phalangiennes du pouce, des phalangettes, de la colonne vertébrale, de l'articulation temporo-maxillaire.
Nous laisserons de côté les formes généralisées de l'arthrite sèche pour ne nous occuper que des /rois localisations contre lesquelles la méthode de traitement que nous
préconisons s'est montrée efficace, à savoir: l’arthrite
AM 2e
sèche de la hanche, celle de l'épaule et du genou. Nous n'avons pas eu, en effet, l’occasion de traiter des cas d’arthrite sèche des autres grandes articulations : coude et
cou-de-pied.
Symptômes généraux.
a) Mode de début :
Le début est très insidieux, sans rougeur ni chaleur appréciables de l’article. Parfois la douleur fait défaut, le malade accusant plutôt une gêne surtout aux changements de temps. Dans d’autres cas, le malade se plaint de douleurs spontanées survenant surtout la nuit. La souffrance ne se montre pas toujours au niveau de la jointure, mais se localise soil au niveau d’un groupe musculaire, soit sur le trajet d’un nerf.
Ces douleurs irradiées d’après Pitres et Vaillard seraient en rapport avec des névrites des filets nerveux périarticulaires. Les mouvements de la jointure, les pressions sur l’interligne articulaire n’exagèrent pas les souffrances sauf dans les formes douloureuses dont nous parlerons plus tard.
b) Période d'état 4° Déformaltion. — La déformalion marque le début de la période d'état. ‘Elle peut être énorme. La jointure est
AT
alors volumineuse, irrégulière, la peau qui la recouvre soulevée cà et là par des bosselures tantôt massives, tantôt pointues qui semblent prêtes à la perlorer.
L’articulation ressemble à un sac rempli d’ostéophytes. Rarement elle garde sa rectitude :
2° Motilité. — Les mouvements, contrairement à ce qu’on pourrait croire d’après les lésions articulaires, ne sont point empêchés, mais simplement diminués d'amplitude. Ils sont bien parfois limités par la production d'ostéophytes formant autour de l'articulation comme des espèces de cran d'arrêt, mais jamais l'affection n’aboutit à lankylose.
Les cas où la jointure perd ses usages sont rares.
Les malades se plaignent, il est vrai de raideurs surtout quand ils se lèvent le matin ou dès qu'ils commencent à marcher : ils ont besoin de se dérouiller, mais ils sont capables de fournir de longues courses el de se livrer à cer- : lains travaux :
3° Douleur. — Elle est spontanée el provoquée par les mouvements.
Les auleurs insistent peu sur ce symptôme, car en général l'arthrite sèche est peu douloureuse, mais il est des as très douloureux, nous en donnerons de nombreux exemples et Gosselin en a signalé où la douleur avait pu faire croire à une sciatique chronique.
Dans ces cas, la douleur est telle qu’elle entraine l'épotence fonctionnelle du membre atteint et c’est à cause des tortures ressenties par le malade qu’on est appelé à intervenir.
Nous insistons d'autant plus sur ces formes douloureu-
ses de l'arthrite sèche, que l'injection de vaseline agit
mieux sur elles'et supprime comme par enchantement les.
douleurs.
On à signalé également au cours de l'arthrile sèche des poussées aiguës avec lièvre légère el exaspération des douleurs, production d’h ydarthrose : ce peut même être là un mode de début :
4° Pruils articulaires. — Les mouvements de la jointure S’accompagnent de bruits de caractère variable.
Au début des lésions, lorsque les ostéophytes et les ecchondroses sont plus abondants, que les surfaces articulaires n’ont subi que l'altération velvétique, les bruits consistent en frottements comparés par Nélaton à ceux
produits par deux morceaux de velours d’Utrecht frottés
l’un contre l’autre: ces bruits sont perçus à la fois par la main et l'oreille. Is varient suivant qu'il y à ou non de lhydarthrose. Plus tard, lorsque les lésions sont plus intenses ce sont : des craquements secs, rudes, nombreux ; leur bruit a été comparé à celui d’un moulin à poivre (Reclus) ou au bruit d’un sac de noix qu’on agite.
0° Lésions périarticulaires. Alrophies. — Nous signalerons : 1° l’atrophie réflexe des muscles périarticulaires ebcelle qui dans les cas douloureux succède à l’impotence; 2° la participation au processus des bourses séreuses pé-
riarticulaires.