‹ Injections Intra-Articulaires De Vaseline StérileChapitre 5 sur 29 · MARCHE · texte numérisé non relu

MARCHE

L'arthrite sèche ne rétrograde jamais (Terrier) et son évolution ne se termine qu'avec la vie du malade (Follin) mais elle peut rester stationnaire ou ne s’accroitre que lentement. La perte exceptionnelle de l'usage du membre atteint peut venir soit de la production exagérée d'ostéophytes qui limitent les mouvements soit des poussées subintrantes d'hydarthrose qui distendent les ligaments, soit de la douleur entrainant par sa violence l’impolence lonctionnelle.

Complications. — Malgré son nom d'arthrite sèche nous avons vu que les poussées d'hydarthrose n'étaient pas rares ; ce sont tantôt des poussées aiguës d’hydarthrose, tantôt de l'hydarthrose chronique.

Hydarthrose, c'est-à-dire relâchement des ligaments et ostéophytes, c’est-à-dire modification des surfaces articulaires expliquent la possibilité de luxations et subluxations spontanées. De même la raréfaction trophique des extrémilés osseuses explique les fractures qui peuvent venir compliquer larthrite.

Formes cliniques. — Nous avons vu que l’arthrite sèche pouvait rester localisée à un seul article : la hanche, l’épaule, le genou, ete.

Ces types morbides ont été décrits comme indépendants de l’arthrite sèche mais en réalité ils ne sont autre chose

qu'une forme limitée du rhumatisme chronique partiel.

Nous allons les passer en revue, car ce sont ceux qui sont justiciables de l'injection de vaseline.

Rentre dans ces formes :

1° Le rhumatisme scapulaire atrophique ou rhumatisme delloïdien atrophique de Duchenne.

Si dans cette variété la périarthrite prend une importance particulière, c’est que lies bourses séreuses périarticulaires ont à l'épaule une importance considérable, mais les lésions de l'articulation elle-même et les craquements dont elle est le siège, prouvent bien la réalité de larthrite.

Dans cette arthrite la douleur est souvent très marquée, elle irradie dans le moignon de l’épaule et dans le bras, s’exaspère aux changements de temps, les mouvements passifs el surtout les mouvements volontaires lexagèrent ainsi que la pression au niveau de FPinterligne articulaire.

A noter également un point douloureux en avant el en arrière de l’arliculalion.

En raison des souffrances, le malade mobilise sa jointure le moins souvent possible, aussi bientôt les mouvèments de rotation e& d’abduction deviennent impossibles, le malade ne peut plus placer la main derrière la tête. La mobilité apparente du moignon de l'épaule tient à ce que l’omoplate est mobile sur le tronc.

La fréquence de la périarthrite explique l’englobement possible du nerf circonflexe dans les tissus libreux périar-

ticulaires et la névrile consécutive.

Celle névrile a pour corollaire l’atrophie non seulement du delloïde mais de tous les muscles du moignon de lé-

paule : sus el sous-épineux, grand et petit rond.

2° Morbus cor&æ senilis ou voxarthrocace.

Comme son nom l'indique, l’arthrite sèche de la hanche frappe les vieillards, bien que quelques cas en aient été rencontrés chez des enfants.

C'est une affection douloureuse. La douleur spontanée

est plus vive que la douleur provoquée. Ces douleurs s'expliquent en dehors des lésions articulaires par la présence de névrite sciatique analogue à la névrite du circonflexe ; c’est une névrile sciatique secondaire qui d’après Quénu est dûe à l’adhérence du nerf de la capsule articulaire, aux muscles jumeaux ou au pyramidal.

On note comme conséquence de la névrite de l'atrophie musculaire de la fesse et du triceps.

L'atrophie est également la conséquence de l'immobilité à laquelle se soumet le malade.

Le membre est plus ou moins fixé en flexion avecabduclion. Il en résulte au début de l'affection un raccourcissement apparent. |

Plus lard le raccourcissement devient réel, car en raison du processus atrophiant, des lésions osseuses, la cavité colyloïde augmente détendue, le col fémoral diminue de longueur, s’'atrophie et souvent se fracture.

Malgré l'importance de ces lésions osseuses la coxarthrocace se ratlache bien au rhumatisme et non comme le voulait Rokilansky à une altération spéciale de l'os.

2 æ 3 Arthrie sèche ae genou.

C'est elle que nous avons pris

comme type à à la sympto- HIQuie générale ; nous ne disons donc rien de plus à ë Li : sujet. |

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