Ducros, loc. cit
CE LS pren
à se produire et dure moins longtemps déjà après la troisième injection. Au neuvième jour du traitement, le malade impotent, malgré des frictions mercurielles répétées, peut se lever, marcher, quoiqu’encore péniblement et peu, mais sans aucun secours. Enfin les phénomènes vésicaux, la parésie qui existaient, ébauckhés, disparaissent du
tableau symptomatique.
Après la douzième injection, la démarche du malade est plus sûre, l'attitude du corps plus droite.
Après la vingt-troisième injection, les réflexes ne sont plus exagérés, la trépidation épileptoïde a presque totalement disparu. Les sphincters fonc: tionnent normalement, les douleurs lombaires ont cessé ; le malade descend seul de son lit, et peut
seul, tout droit, sans trop de fatigue, parcourir
plusieurs fois la longueur de la salle où il se trouve. à
Ces résultats sont appréciables; on n'obtient pas une amélioration aussi rapide par les procédés
. habituels de traitement mercuriel. Et l'observation de Schachmann ést encore plus typique puisqu'elle
porte sur un malade déjà traité sans résultat par les frictions mercurielles.
Le système nerveux subit, par cette méthode, une imprégnation plus forte, plus intense, plus efficace ; c'est pourquoi les myélites syphilitiques relèvent au premier chef de ce mode de traitement ; les inconvénients de l'injection sous-arachnoiï-
dienne sont contrebalancés par les avantages que le malade peut en retirer, d’une façon assez rapide.
On a tenté d'utiliser également la voie sousarachnoïdienne pour injecter des sels mercuriels dans les cas de tabes. Les résultats qu'ont jusqu’à présent obtenus Sicard et Carrieu, sont fort encourageants. [l en est de même du cas que nous avons observé avec M. Sicard.
Jusqu'ici le traitement mercuriel du tabes a donné lieu à de nombreux travaux. C’est Babinski(1) qui, en France, s’est fait le champion dela méthode et il conseille d'appliquer le traitement mercuriel avec énergie el persévérance.
Chez un de ses malades qui souffrait de vives douleurs fulgurantes avec sigue d'Argyll positif, mais sans disparition des réflexes, il a vu diminuer les troubles vésicaux et les douleurs, disparaître les troubles gastriques. Un autre, plus gravement atteint, et ne pouvant marcher, soutenu avec des béquilles, peut marcher sous l'influence de 200 piqûres de calomel, et ses douleurs ont été beaucoup atténuées, | ,
Au début de la maladie, Lemoine (2), Leredde (3), Duhot (4) ont obtenu des améliorations notables.