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A. — PARALYSIE GÉNÉRALE

OBSERVATION I (Marchand)

Paralytique générale à la troisième période. Pendant trois mois, après évacuation de 6 centimètres cubes de liquide céphalo-rachidien, injection tous les huit

jours de 2 centimètres cubes de la solution.

Biiodure de mercure....... 0 gr. 02

RE RP AE en ee O gr. 20 Eau distillée......,......... 20 gr.

Le tremblement de la langue a diminué, et la parole, trés tremblée avant le traitement, est devenue distincte. Au point de vue mental, l’incohérence des idées a fait place à un délire hypocondriaque. L’affaiblissement de la mémoire, les troubles oculaires, l'exagération des réflexes

patellaires n’ont présenté aucun changement.

OBSERVATION II (Marchand)

Paralytique générale à la troisième période.

Même traitement qu’à la première malade.

: De gâteuse, la malade est devenue propre. Incapable de

marcher avant le traitement, elle marche maintenant

facilement.

OBSERVATIONS III et IV (Marchand)

Deux paralytiques générales à la deuxième période.

Même technique que plus haut.

Depuis qu'elles suivent le traitement, les malades s’occupent à des travaux de couture et de ménage. L'une d'elles très excitée est devenue calme dès le début du traitement. L'affaiblissement intellectuel persiste, mais ne semble pas suivre une marche progressive.

OBSERVATION V (Lévy-Bing)

A. F..., trente-neuf ans. | . Entre dans le service de M. Barthelémy à Saint-Lazare le 27 novembre 1903 avec le diagnostic : gale et phtiriase.

A Saint-Lazare, on constate que la malade est atteinte de paralysie générale.

Pas d'antécédents de syphilis acquise. Les dents sont petites, striées, écartées.

Tremblement des lèvres et de la langue.

Accroc léger de la parole ; les mots d’épreuve sont très mal prononcés.

Troubles de la mémoire.

Très grande mobilité du caractère.

Difficulté d'association des idées : sourire de satisfaction. + + :

Le signe d’Argyll Robertson est net; les réflexes sont re un peu forts.

Par moments incontinence des sphincters.

RQ CS

A l’auscultation du cœur, on constate de l'insuffisance aortique.

9 décembre 1903. — IL est pratiqué une ponction lombaire. Il sort un liquide clair, vaguement citrin, fortement hypertendu. On retire 14 centimètres cubes.

Au microscope. on ne constate pas d'éléments figurés.

Injection intra-rachidienne de r centigramme de biiodure aqueux.

10-décembre 1903. — Après la piqûre, A. F... a un peu crié, mais a dormi toute la nuit.

11 décembre. — Depuis le moment de la piqûre, elle a uriné sous elle. Pas de céphalées.

14 décembre. — Les troubles sphinctériens (incontinence des matières et des urines) sont exagérés. Les troubles de la marche sont plus accusés.

Pas d’incoordination motrice. Pas de troubles de la sensibilité. Pas de paralysie véritable; mais la parole est plus embarrassée, et le tremblement plus accusé.

En somme, il semble plutôt qu'il y ait eu un peèu d’inhibition des racines antérieures.

La malade quitte le service le 23 mars 1904. L'état est

stationnaire ; les phénomènes sont même plutôt accen-

tués.

OBSERVATION VI (Claude et Lhermitte) M. C..., quarante-deux ans. Syphilis ancienne. Para-

lysie générale classique. Cinq injections de 4 centimètres cubes de mereure électrique colloïdal. La maladie reste

stationnaire. Éosinophilie céphalorachidienne.

— Sa

OBSERVATION VII (Personnelle)

F. L.... quarante-neuf ans, syphilis traitée à l'âge de vingt-cinq ans. Paralytique générale à la période d'état.

Tremblement des lèvres, de la langue et des muscles de la face.

Troubles de la parole caractérisés par de la dysarthrie et des dyslogies passagères.

Troubles de l'écriture psychographiques et calligraphiques.

Pupilles inégales. Signe d'Argyll Robertson. -

Réflexes exagérés. |

: Pas de troubles appréeiables de la sensibilité. ==

Appétit diminué ; constipation.

Incontinence passagère des urines.

Symptômes psychiques très marqués : délire hypocondriaque ; hallucination.

10 janvier 1910. — On pratique une ponetion lombaire ; on retire 8 centimètres cubes d'un liquide elair, fortement hypertendu, où l'examen permet de reconnaître de l'albumine. Au microscope, lymphocytose abondante.

On injecte ensuite une demi-seringue de biodure de mercure à 5 nilligrammes par centimètre eube en solution - isotonique.

À la suite de cette injection, la malade éprouva de vio-

lentes douleurs dans les reins, dans les membres infé- .

rieurs. Rétention d'urine pendant deux jours. Parésie très

prononcée des membres inférieurs pendant cinq jours.

réjanvier. — Nouvelle ponction lombaire suivie d'injec- Po 2? . : $

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tion biüodurée. Hypertension notable. Au microscope polynucléose importante.

8 février. — Nouvelle injection après évacuation de 9 centimètres cubes de liquide céphalo-rachidien. Lymphocytose abondante.

Douleurs vives immédiatement après l'injection, comparables à celles de la première fois. Rétention d'urine pendant un jour.

Après la première injection, il ne se produisit aucune amélioration dans l’état de la malade.

Après la seconde injection, l’état sémble s'être plutôt aggravé. Les sphincters sont complètement relâchés, le gâtisme est complet.

La mort survient le 14 mars à la suite d'une pneumonie.

B. — MÉNINGOMYÉLITES

OBSERVATION VIIT (Schachmann)

M. B.., vingt-neuf ans, commerçant ambulant.

A vingt-cinq ans, contracte un chancre syphilitique de la racine de la verge. Accidents secondaires, traités par trois séries de huit frictions chaque. De nouvelles manifestations, apparues un an plus tard, furent soignées par trente-huit injections mercurielles.

M. B... se marie peu après ; sa femme accouche préma turément d’un enfant qui succombe, à six semaines, couvert d’éruptions spécifiques.

Mai 1900. — Entre à l'hôpital pour des douleurs lom-

baires et en ceinture, difficulté de la marche, réflexes

ne RÉ

patellaires exagérés ; il en sort amélioré après trente injections de benzoate de mercure.

Au mois de mars 1901, en marchant dans la rue, ses jambes se dérobent brusquement sous lui ; il tombe sans perdre connaissance et se traîne péniblement jusqu'à son domicile, A la suite, hémiplégie gauche avec aphasie. Traité dans le service du professeur Buicliu par dès frictions mercurielles, il guérit en quelque temps de son hémiplégie et de son aphasie, tout en gardant une impotence fonctionnelle de la jambe gauche et de la douleur lombaire.

Peu de temps après, il entre dans le service de Sehachmann. La constitution générale est bonne. Légère selérose artérielle. Réflexe rotulien exagéré des deux côtés ; trépidation spinale très prononcée, à grandes oscillations et de très longue durée, surtout à gauche. Signe de Babinski. Sensibilité normale.

B... se lève diflicilement et ne peut rester debout que soutenu par un aide et appuyé sur sa canne et surtout sur son pied droit ; il se penche en avant. Lorsqu'il prolonge un peu la station debout, il est pris d'un tremblement dans les deux membres inférieurs, tremblement qui se propage au reste du corps qu'il anime d'un mouvement général si violent que la station debout devient impossible.

La marche, presque impossible, ne peut s’exécuter qu'avec l'aide de deux personnes, et, même alors, elle doit se borner à quelques pas traïnants. Légère difficulté de Là miction. Constipation. ;

3o mai 1901. — Injection épidurale de 1 centimètre cube

de benzoate d'hydrargyre au centième.

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