OPPOSITION À LA MÉDIATION DU PAPE
Hô stimata obligatione del mio Dcinistero di portare con diffuse ragguaglio à V. E. la notizia d'un taie émergente, accioche alla somma prudenza di S. S.*^^ non manchi alcuna circostanza degna délie sue riflessioni, aile quali m'asterrô di suggerire, che per quanto hô potuto vedere ne trattati d'altre paci, che mi sono capitate aile mani, varia è stata la prattica circa il nominare nelle plenipotenze i mediatori, essendovene moite, in cui sono stati tralasciati riservandone la nomina à gl'instromenti di pace, ne proemii de quali, s'è sempre religiosamente osservato di fare honorevole menzione de mediatori, e particolarmente di N. S.'®, corne nelle paci di Monzone, di Ratisbona et ultimamente di Aquisgrana, per tacere di mille altre, che perciô nell'istruzione data al Sig.^® Card. Ginnetti per intervenire al trattato di Munster, fù nel capitolo ultime imposto à S. E. di dover procurare, che seguendo la pace vi si esprimessero le incessanti diligenze adoprate dal Papa per lo conseguimento d'un tanto bene. Ma queste cose come notissime à V. E. non devono essere da me replicate, che perciô ratij&cando à Y. E. il mio immense ossequie le faccio humilissima riverenza, ecc.
Et, dans le seconde, il informe le cardinal que l'ambassadeur d'Espagne lui a donné deux nouvelles: d'abord que les princes hérétiques n'auront jamais recours à la médiation pontificale, du reste ni demandée ni offerte, mais que toutefois ils ne refuseraient pas de reconnaître le nonce comme ambassadeur de roi ; et ensuite, que le ministre de la Hollande aurait dit à S. Exe. que les plénipotentiaires •d'Angleterre conseillaient aux Hollandais à ne point demander la médiation du nonce et que cette démarche des Anglais ne visait qu'à pousser les Hollandais à négocier le plus vite possible pour venir à une conclusion avant l'ouverture du Parlement anglais qui doit avoir lieu en juin. «Mais j'ai répondu à l'ambassadeur, écrit le nonce, que, pour n'importe quel motif, le Saint-Siège a pour maxime constante de ne pas se mêler des affaires des hérétiques et que, par conséquent, les Anglais n'avaient rien à craindre
de la médiation du pape, car elle n'aurait à faire qu'avec les princes catholiques. Et il ajoute, qu'en cette occasion, l'ambassadeur d'Espagne lui avoua que son gouvernement n'avait pas encore fait savoir à ses confédérés d'avoir accepté la médiation du pape » (1).
Le 17, encore deux dépêches de Bevilacquaà Cybo: dans la première il écrit:
. S. M. prima délia sua partenza da Lintz, richiamô per corriero espresso Mons/ Vescovo di Grurg, il quale dee perciô esser qui dentro la présente settimana. E questa chiamata hà havuto per motivo la mia vicina partenza.
Questo inviato straordinario d'Inghilterra visita i niinistri di S. M.*^, e per ordine del suo Rè fà gran doglienze d'un memoriale dato à quella Corte dal S.'" D. Bernardo di Salinas inviato cola di S. M. Cattolica, nel quale viene imputato al Britannico l'infrazione délia pace cogl'Olandesi per le recluse, e levé nuove permesse alla Francia: Rappresenta la risposta data, e dice di volerla far tradurre in tedesco, e stampare, l'una, e l'altra per render tanto più pubbliche le insussistenti imputazioni délia Spagna e le convincenti giustificazioni del suo padrone, procurerô d'haverne copia per trasmetterla à V. E.
Il giorno délia mia partenza per Colonia stà fisso alli 3 di febbraio calcolando in detto giorno potro haver ricevute le risposte
(1) Et à son tour, le 15, Varese informe Cybo que le roi d'Angleterre, dans les lettres patentes à ses plénipotentiaires à Nimègue, n'a nommé que lui-même comme médiateur^ et les Hollandais ont fait de même ; ou cherche ainsi à écarter tout autre médiateur, y compris le pape. Cette Cour suggère qu'aucun prince n'ait à indiquer de médiateur dans les lettres à ses plénipotentiaires, mais qu'on fasse seulement allusion à la médiation en général. « J'en parlerai àPomponne, écrit-il, et lui demanderai le passeport pour Bevilacqua. » Et il annonce qu'il vient d'apprendre que le roi d'Angleterre accepte la proposition française, ajoutant dans le texte de la lettre, qu'on acceptera les bons offices de tous ceux qui seraient médiateurs.