‹ Innocent XIChapitre 105 sur 290 · OPPOSITION À LA MÉDIATION DU PAPE · texte numérisé non relu

OPPOSITION À LA MÉDIATION DU PAPE

Hô stimata obligatione del mio Dcinistero di portare con diffuse ragguaglio à V. E. la notizia d'un taie émergente, accioche alla somma prudenza di S. S.*^^ non manchi alcuna circostanza degna délie sue riflessioni, aile quali m'asterrô di suggerire, che per quanto hô potuto vedere ne trattati d'altre paci, che mi sono capitate aile mani, varia è stata la prattica circa il nominare nelle plenipotenze i mediatori, essendovene moite, in cui sono stati tralasciati riservandone la nomina à gl'instromenti di pace, ne proemii de quali, s'è sempre religiosamente osservato di fare honorevole menzione de mediatori, e particolarmente di N. S.'®, corne nelle paci di Monzone, di Ratisbona et ultimamente di Aquisgrana, per tacere di mille altre, che perciô nell'istruzione data al Sig.^® Card. Ginnetti per intervenire al trattato di Munster, fù nel capitolo ultime imposto à S. E. di dover procurare, che seguendo la pace vi si esprimessero le incessanti diligenze adoprate dal Papa per lo conseguimento d'un tanto bene. Ma queste cose come notissime à V. E. non devono essere da me replicate, che perciô ratij&cando à Y. E. il mio immense ossequie le faccio humilissima riverenza, ecc.

Et, dans le seconde, il informe le cardinal que l'ambassadeur d'Espagne lui a donné deux nouvelles: d'abord que les princes hérétiques n'auront jamais recours à la médiation pontificale, du reste ni demandée ni offerte, mais que toutefois ils ne refuseraient pas de reconnaître le nonce comme ambassadeur de roi ; et ensuite, que le ministre de la Hollande aurait dit à S. Exe. que les plénipotentiaires •d'Angleterre conseillaient aux Hollandais à ne point demander la médiation du nonce et que cette démarche des Anglais ne visait qu'à pousser les Hollandais à négocier le plus vite possible pour venir à une conclusion avant l'ouverture du Parlement anglais qui doit avoir lieu en juin. «Mais j'ai répondu à l'ambassadeur, écrit le nonce, que, pour n'importe quel motif, le Saint-Siège a pour maxime constante de ne pas se mêler des affaires des hérétiques et que, par conséquent, les Anglais n'avaient rien à craindre

de la médiation du pape, car elle n'aurait à faire qu'avec les princes catholiques. Et il ajoute, qu'en cette occasion, l'ambassadeur d'Espagne lui avoua que son gouvernement n'avait pas encore fait savoir à ses confédérés d'avoir accepté la médiation du pape » (1).

Le 17, encore deux dépêches de Bevilacquaà Cybo: dans la première il écrit:

. S. M. prima délia sua partenza da Lintz, richiamô per corriero espresso Mons/ Vescovo di Grurg, il quale dee perciô esser qui dentro la présente settimana. E questa chiamata hà havuto per motivo la mia vicina partenza.

Questo inviato straordinario d'Inghilterra visita i niinistri di S. M.*^, e per ordine del suo Rè fà gran doglienze d'un memoriale dato à quella Corte dal S.'" D. Bernardo di Salinas inviato cola di S. M. Cattolica, nel quale viene imputato al Britannico l'infrazione délia pace cogl'Olandesi per le recluse, e levé nuove permesse alla Francia: Rappresenta la risposta data, e dice di volerla far tradurre in tedesco, e stampare, l'una, e l'altra per render tanto più pubbliche le insussistenti imputazioni délia Spagna e le convincenti giustificazioni del suo padrone, procurerô d'haverne copia per trasmetterla à V. E.

Il giorno délia mia partenza per Colonia stà fisso alli 3 di febbraio calcolando in detto giorno potro haver ricevute le risposte

(1) Et à son tour, le 15, Varese informe Cybo que le roi d'Angleterre, dans les lettres patentes à ses plénipotentiaires à Nimègue, n'a nommé que lui-même comme médiateur^ et les Hollandais ont fait de même ; ou cherche ainsi à écarter tout autre médiateur, y compris le pape. Cette Cour suggère qu'aucun prince n'ait à indiquer de médiateur dans les lettres à ses plénipotentiaires, mais qu'on fasse seulement allusion à la médiation en général. « J'en parlerai àPomponne, écrit-il, et lui demanderai le passeport pour Bevilacqua. » Et il annonce qu'il vient d'apprendre que le roi d'Angleterre accepte la proposition française, ajoutant dans le texte de la lettre, qu'on acceptera les bons offices de tous ceux qui seraient médiateurs.

Page 1