‹ Innocent XIChapitre 112 sur 290 · INSTRUCTIONS À BEVILACQUA · texte numérisé non relu

INSTRUCTIONS À BEVILACQUA

Le 24, Cybo lui écrit qu'il do\t aider l'évêque de Munster à soutenir les intérêts de cette église, et non les intérêts particuliers, que pourrait avoir cet évêque dans les conquêtes qu'il fit dans les duchés de Bona et Verda; car on dit qu'il a fait des acquisitions temporelles au bénéfice de sa maison et que pour cela il entretient des rapports avec les princes hérétiques. Et, le même jour. Je cardinal l'avertit que du moment que la demande pour avoir une église à Mmègue pourrait exciter les Etats et troubler les rapports, il peut limiter ses exigences à avoir un passage et une porte donnant sur la rue; et que, si cela même était mal vu, il pourra dire que S. S. renonce à sa demande, quoique juste, par respect de l'ordre public.

Le 25, Bevilacqua envoie trois dépêches à Cybo. Dans la première, il écrit qu'il attend encore des instructions pour savoir aussi comment il doit se régler touchant les visites à Nimègue, car il paraît que des difficultés ont surgi, par le fait que les Français prétendent recevoir la restitution des visites immédiatement après celles des médiateurs et des impériaux, même si eux les font après les autres. Il peut aussi se faire que, à cause de l'étroitesse des rues

Gentilhuomini : SS.^i Gio. Prospero Lucido, coppiere ; Tommaso Nassi Cavallerizzo. Segretario, Francesco de Corn, segretario dell'imbasciate tedesche; D. Paolo Merizzani mastro di casa, Paolo de Paoli, scalco.

Cappellani uno de' quali fa' il maestro de' paggi n° 3.

D. Francesco Galli maestro di cérémonie, e aiutante di segreteria.

Paggi n° sei.

Aiutanti di Caméra n. 4 uno de quali s'è preso adesso per servitio anche délia credenza.

StafEeri n° 12.

Cocchieri sei, garzoni due, uno dei quali serve di marescalco.

Cavalli n. 25.

Cochi n. 2, due aiutanti, e un sportarolo.

de Nimègue, qui ne permettent pas la circulation de deux voitures de front, dans le cas d'une rencontre de sa voiture avec celle d'un ministre des princes hérétiques, on ne veuille pas lui céder le pas. Les Anglais ont fait un règlement, mais il n'a pas été accepté et Konquillo, l'espa-

Spesa per il mantenimento délia decontro famiglia :

Tavola di Mons/ Nunzio, camerate et altri che mangiano alla medesima, in tutto nove, bisognando perô considerarla per dodeci atteso l'uso di far tavola aperta, e che sotto di essa inangiano i paggi, importarà il giorno scudi Romani venti.

Un mese importa. . • , Se. 600 —

Provisione di sei gentilhomini à Se. 12 il mese . . » 72 — Detta cappellani n" 3^ e maestro di ceremonia a Se. 10

il mese » 40 —

Detta per paggi sei in ragione di Se. due sono. . » 12 —

Detta per aiutanti di eamera n° 4 » 40 —

Detta per staffieri n° 12 » 72 —

Detta per eoeehieri n° 6, tre a ragione di Se. 7.50

e tre di Se. sei e 50. » 42 —

Detta per due garzoni di stalla a Se. 6 l'uno . . » 12 —

Detta per eoehi n° 2 à Se. 9 e due aiutanti a Se. 5

e lo sportarolo a Se. 3 » 31 —

Detta per fieno, e biada di cavalli n'' 25 eompresa

la ferratura a Se. 6.50 l'uno » 162 50

Fitto di easa il mese. » 250 —

Mantenimento di livrée, mobili, earozze,eavalli, toreie,

eandele, legna, carbone ed altri utensili di figura » 80 — Spesa di lettere, ehe si pagano si nel mandarle eome nel rieeverle, di earta, ed altro bisognevole per la segreteria » 50 —

Se. 1463.50 smanea » 1093 —

370.50 Assegnamento mensuale dalla R. Caméra Se. 443 moneta Assegnamento sopra le mie faeoltà. . . » 650

Somma Se. 1093

LE PRINCE d'orange ET LA HOLLANDE 271

^nol, va en chaise à porteurs pouf ne pas prendre la voiture. Le nonce assure qu'il agira avec prudence et ne cherchera à sortir que lorsqu'il y aura urgence.

Dans la seconde, il annonce que, pour décider la Hollande à conclure la paix, on avait aussi exercé une pression sur le prince d'Orange, en lui répétant ce que lord d'Arlington lui avait dit à La Haye, il y a deux ans, qu'il aurait été plus heureux dans ses entreprises militaires, s'il s'était mis du côté de l'Angleterre et de la France, suivant les traditions de sa famille, et qu'il était temps de s'incliner. Et la France, de son côté, laisse comprendre qu'elle n'a pris les armes que par ressentiment contre l'Espagne et pour le bien de ses sujets. Et le nonce dit en terminant: «Jusqu'à présent il n'y a eu à Nimègue qu'une conférence chez d'Estrades entre les Français et les Anglais, mais on en garde le secret ».

Et, dans la troisième, il informe que les Autrichiens, en négociant pour le traitement du nonce à Nimègue, se sont proposés de ne pas manifester de la défiance envers les Anglais et aussi de n'avoir pas une grande confiance en S. S. ; et qu'ils ont fait cela pour être bien avec l'Angleterre. Et le nonce ajoute, qu'on pourrait peut-être avoir l'église de la ville, mais la demande devrait en être %ite par tous les envoyés catholiques, que d'ailleurs, outre la grande dépense qui s'ensuivrait, cela pourrait donner lieu à des inconvénients.

Le 2 mai, il écrit qu'à Nimègue il n'y a de disponibles que deux maisons, qu'il en a loué une; mais, comme elle est insuffisante pour loger toute sa famille, il doit en louer •une seconde. H assure aussi le cardinal qu'aussitôt arrivé, il en donnera avis à ses collègues, qu'il échangera des visites selon celles qui lui seront faites; qu'il y a eu, paraît-il, un incident, parce que les Français ne voulaient pas reconnaître le titre d'excellence au second plénipotentiaire de rélecteur de Brandebourg.

Et, le même jour, il ajoute:

De' due soggetti, che sono stati proposti alla S.*à di N. S.^®per teologi controversisti abili al mio servizio, havendo liavuta à giorni passati da questo Mons.^ Nanzio ordinario qualche notizia del P. Guglielmo Morgani, tanto da S. S. I., quanto da me si era subito applicato ad averne le più esatte informazioni per quello, che riguarda il sapere, e trovandosi il suddetto padre in Londra presso il Conte Powes, si è anche scritto cola al medesimo fine ; Intanto non stimo, che sia da trascurarsi l'avviso insinuato prudentemente da Mons.'^ Vescovo di Rimini, e che tanto-. più si rende degno di riflessione, quanto che tutti trè i SS." plenipotentiarii Cesarei hanno presso di loro confessori Gesuiti, et il S.^ D. Pietro Ponchiglio altresi, onde per la reciproca intelligenza, che passerebbe fra di loro, è sommamente difficile, che possa trattarsi cosa, che resti celata alla loro perspicacia. E quanto alla qualità d'Inglese, io ho al mio servizio un gentilhuomodi quella nazione buonissimo cattolico, e di casa molto nobile, che servendomi in Vienna ho condotto meco ad oggetto di facilitarmi qualche cognizione in casa dei mediatori Inglesi, e per lo stessa fine appunto per lo quale Mons.^ mio Gallio, approva nell'ultimo capitolo délia sua lettera la persona del P. Morgani sopra ogn'altrosoggetto. Questo si chiama Guglielmo Heningam, e per la prattica di X mesi, che stà in casa mia, corrisponde ben adeguatamente all'ottime relazioni, che n'hebbi prima di prenderlo, ondecrederei di potermene in qualche occorrenza valere con sicurezza délia sua probità, e fede, ed'all'incontro con minor publicità, e sospetto, che non farei d'ogn'altra persona più cognita, essenda oggi nella diffidenza, che mostrano gli Spagnoli di quella mediazione egualmente pericoloso d'haver seco corrispondenza, corne per la confidenza de francesi necessario d'havercela : Onde fra questi due estremi è di bisogno, che mi governi con un'attentissima circospezione.

Circa la persona del Sig.^ Tomaso Goddin, ho scritto à Mons. Varese in esecuzione degl'ordini riveriti di V. E., e benche non metta punto in dubbio, che la relazione di S. S. I. non sia per essere uniforme al foglio trasmessovi da V. E., mi pare tuttavia

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