‹ Innocent XIChapitre 137 sur 290 · ON CHERCHE UN AUTRE MÉDIATEUR · texte numérisé non relu

ON CHERCHE UN AUTRE MÉDIATEUR

des négociations pour la paix, et servira à démontrer aux Espagnols qu'ils ne doivent pas s'abandonner dans les bras des hérétiques ».

Et, le même jour, il écrit à Tanari qu'on considère comme une faveur signalée l'abandon de Messine par les Français. «Cela doit exciter la piété des ministres en ce sens de ne par irriter Dieu en admettant les Anglais dans les places de Neuport et d'Ostende, ce qui causerait des dommages irréparables à la religion et aux Etats delà Flandre... car, une fois qu'ils y auraient pris pied, il serait ditïicile de les déloger... et la ligue secrète entre la Hollande et l'Angleterre peut enseigner combien on doit se méfier d'eux ».

Le 27, Bonvisi assure Cybo que S. M. promet de faire son possible pour que le roi de Pologne signe la paix ou la prolongation de la trêve avec les Moscovites ; que, quant à la paix générale, S. M. savait que tout était suspendu à cause de la conduite de l'Angleterre vis-à-vis de la France; qu'à la Cour plusieurs cherchent à trouver un autre arbitre qui puisse remplacer l'Angleterre à Nimègue, si elle ne veut plus jouer ce rôle, et l'on pense au Portugal ou à Venise; que, quant au premier, l'empereur serait bien disposé, mais son roi n'a jamais écrit à S. M. Ces., pas même après avoir conclu la paix avec l'Espagne; il est, par conséquent, difficile qu'il puisse être médiateur, car ici on ne sait pas quel titre pouvoir lui donner. « 11 serait bon toutefois, conclut le nonce, de gagner du temps et de négocier tout de suite, afin de voir qui pourrait être le médiateur».

Le 6 avril, Tanari écrit que, devant les pressantes instances de la Chambre basse (1) pour la guerre avec la France, le

(1) Discorso fatto dal Parlamento di Londra al Rè Brittanico.

Sire, piaccia à V. M. d'intendere le preghiere delli vostri hu-

milissimi, et obligatissimi suditi delli Communi, ô sia délia Ca-

roi d'Angleterre devrait rompre tout cammerce avec les Français; et, ne pouvant plus continuer le système actuel, il ne lui reste que ce dilemme: ou rompre avec le très chré-

mera bassa, li quali iiniti in Parlamento havendo seriosamente fatta riflessione sopra il discorso di V. M. supplicandola d'esser persuasa, che essi sentono una grand'afflittione di vedersi costretti di rifiutare presentemente à V. M. li soccorsi, che essa hà havuta la bontà di domandargli perche corne pare, che la Caméra non habbi giamai acostumato di concedergli, ne per guerra, ne per lighe, si che sufficientemente ne esperimentorno le due ultime guerre contro li stati ^Generali, e la legha, che l'anno 1668 la M. V. fece con loro per la conservatione délia Fiandra, se noi ne usiamo al présente quest'esempio tirarebbe délie conseguenze pericolosissime in l'avenire non estante la bontà di V. M., che noi preghiamo Dio, che ce lo voglia conservare per lungo tempo; Noi havessimo questi medesimi mottivi prima délia nostra partenza, sperando che V. M. havuto risguardo aile nostre dimostrattioni haverebbe avanzato queste lighe à un tal punto avanti il nostro ritorno, che ella haverebbe havuto il zelo di comunicarcele al présente, con che noi haveressimo potuto far chiara alla M. V. la sincerità délia nostra volontà in dandogli soccorsi necessarii, per pervenire questi fini, che noi haverao proposti à V. M. senza che ella havesse rincontrato alcun impedimento alla contrarietà del nostre conto li quali cognosciamo il peso delPalleanze cosi bene,. che la nécessita di farle, si corne noi havemo di già rapresentatô à V. M. è che siamo sempre più convinti di questa nécessita per la sicurezza délia M. V. delli vostri popoli, noi non sapressirao dispensarci di supplicare continuamente V. M. acciô, che le piaccia d'entrare senza perdita di tempo in ligha offensiva et difensiva con li Stati Generali délie provincie unité, contro la pottenza disordinata. et l'ingrandimento del E.è Francese, et per la conservatione del paese basse Spagnolo, come ancora di concludere tali altre leghe, con altri alleati, che V. M. giudicherà esser più à proposito.

Et à dir questo noi ci siamo indotti primierameute perche se l'impegno di tall'alleanze dovesse estrahere à se la nécessita di far la guerra al Rè di Francia, questa guerra non potrà già mai farsi più comodamente, che al présente, poiche già mai li suditi

Page 1