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ORANGE CONDESCENDANT ENVERS LA FRANCE

tien ou aider à conclure la paix, que du reste tout est incertain à Londres, car le Parlement désire toujours plus la guerre contre la France. Et Cybo, le 9, répète à Bonvisi que, puisque le bruit court que l'Angleterre se retire de Nimèo^ue pour faire la guerre à la France, il doit conseiller à l'empereur de ne pas rappeler ses plénipotentiaires du Congrès.

Bevilacqua, le 15, écrit à Cybo:

Scrivevano di Londra, che il Principe di Oranges era condesceso ad abbandonare à i Fraucesi le tre piazze di Tournay, Valentienes e Condè, ogni volta che questi restituissero Gant, et Ipry; che la Francia si dichiarava pronta alla restituzione di Gant, ma non à queila d'Ipry ne ad altra cosa imaginabile délie prime sue propositioni. onde si dubitava sempre dell'esito del negotiato. Confermavasi questa notitia dall'havere il Kè di Francia scritto qui ai suoi ambasciatori, che il Rè d'Inghilterra cominciava à gustare la giustitia délie sue propositioni, e che potevasi sperare che finalmente si conchiudesse la pace. Le considération!" che ponno haver mosso il Principe à cedere, si crede che siano il mal stato délie sue forze, e l'impotenza délie provincie di sostenere più lungamente la guerra, il che è stato positivamente di-

di Y. M. non hanno havuto } er li tempi passati si poco de loro béni in Francia, che ne hanno di présente . . . noi preghiamo ancora V. M. di voler restar in una intiera confidenza e sicurezza che nel punto che ella vorrà dichiarare in Parlamento le lighe che haveria fatto, noi ci troveremo obbligati di provederla di tempo in tempo di tutti li soccorsi, et assistenze, che potranno corrispondere e compire alli vostri bisogni, non solamente perla promessa, che noi habbiamo di già fatta à V. M. e rinovata di comun sentimento in pieno Parlamento, ma anche perche noi vi siatno indotti per il zelo, e desiderio delli nostri commissionarii et per l'intéresse délia sicurezza di tutti, cosi Dio ci préserva Y. M. e tutti li vostri suditi fedeli, li quali sommettiamo tutto ciô che è di sopra alla prudenza consumata délia M. Y. ... [Ar. séc. Vatic. vol. 42, Avvùl).

chiarato à S. A. da i deputati inviatigli ultimamente di Olanda. Intanto la dichiaratione fatta hieri da i Francesi mostra evidentemento che S. M.^'^ continua nelle antiche pretensioni senza diminutione alcuna, e che non hà abbandonato Messina, che per esser più forte, e libero da una taie diversione nell'altre parti il che è tanto vero che il Maresciallo d'Estrades nella conferenza havnta meco coi Sig.^i suoi colleghi mi disse che l'armata navale doveva passare à dirittura ad una impresa nella Catalogna che non puô essere che quella di Koses. Ciô che mi è maggiormente spiaciuto nell'ambasciata fattami da i Francesi è stato l'essersi dichiarati che sopra le condizioni offerte non possono udire alcuna negotiatione; lo pero ho loro risposto che se per parte dei collegati mi sarà commesso alcun ufficio, che non mancherô di portarlo all'Ecc.^® loro cosi obligandomi la qualità di mediatore con certa speranza, che dal loro canto ne sarà per lo meno data parte al Rè. Il Conte d'Avaux, che obligantemente mi prévenue colla notitia di tutto, mi fà sapere ancora mostrarsi hora nel dispaccio regio tutta la confidenza nella mediatione disinteressata di N. S.^® Hô ritrovate le premure, e le istanze à Sig.^^ ambasciatori di îSpagna perche non consegnino le piazze in Fiandra agl'Inglesi valendomi délie ragioni portate cou tanto vigore, e prudenza dalla cifra di V. E., et afQnchè non ne perdino la memoria, glie le ho lasciate in iscritto; Sono state gradite, come procedenti dal zelo paterno di N. S.^'®, ma la nécessita non hà legge, dicono che consegnando qualche piazza in mano agl'Inglesi che sono amici hanno speranza di ricuperarle, non doveudo presumere che siano per mancar di fede, dove lasciandole occupare da i Francesi, sono perdute per sempre, che per la Heligione si fà dal governatore tutto il possibile, e finalmente che questo negotio dipende più da Madrid, e Bruxelles, che da Nimega, etc.

Mais Bonvisi, à la date du 17, l'informait à son tour, que Bevilacqua (1) venait de lui confirmer les mêmes craintes, et que, pour obtenir de meilleures conditions de la France

(1) Le 22 avril Bevilacqua rapporte que Bonquillo ayant fait pour 20,000 florins de dettes, lorsqu'on était en train d'embar-

PRESSIONS SUR L'eSPAGNE POUR LA PAIX 331

il serait bon que l'empereur mît en liberté le prince Guillaume (1). J'ai répondu, écrit-il, que N. S. ne peut iutertervenir sans donner lieu au soupçon de partialité envers la France, ce dont l'empereur s'offenserait, parce qu'on pourrait croire qu'il a tellement besoin de la paix qu'il donne satisfaction aux Français. Le 28, Cybo informe Bevilacqua que d'après ce que lui écrit Mgr Pallavicini, nonce à Cologne, les catholiques de Brème ont réussi à obtenir leur ancienne doyenneté et l'ont réduite en une église ; que dans d'autres villes du nord les catholiques ont pu, de la guerre actuelle, tirer des avantages pour la religion. N. S. en a éprouvé grande satisfaction et a ordonné au nonce d'en informer V. S. afin qu'elle travaille le plus possible à ce que ces catholiques puissent obtenir complète restitution.

Le 29, Mellini informe Cybo qu'ayant parlé à Don Juan de la nécessité de conclure la paix, S. A. lui répondit, comme toujours, que trop de difficultés s'y opposaient et que le roi

quer ses effets, les créanciers voulurent tout saisir par eux mêmes ce qui produisit un grand scandale, mais aujourd'hui il cherchera à tout arranger afin qu'il puisse partir avec ses effets.

(1) Et le 13 mai, Bevilacqua informe Cybo que le roi d'Angleterre et le duc d'York ont renouvelé à l'empereur la demande de mise en liberté du prince de Fûrstenberg, déclarant qu'ils n'agissaient pas pour complaire le roi de France, mais pour leur propre satisfaction car ils devaient de la reconnaissance à cette Maison qui les a aidés dans le malheur. Et le nonce ajoute, que le duc est très mécontent de ce que le généralat ait été accordé au duc de Monmut, malgré son opposition, et qu'il craint, comme on a eu des exemples d'autres bâtards qui ont pu monter sur le trône, qu'il puisse aussi être appelé à la succession . . . que toutefois S. A. travaillera pour la religion, malgré que la Cour soit en train de favoriser la dernière extermination des catholiques. On ne sait rien de positif, mais les coalisés craignent que la France se soit arrangée avec la HoEande.

avait même fait quelques bassesses pour J'obtenir; que Don Juan est plutôt d'avis, ajoute le nonce, que le roi de France trompe S. S., comme il a trompé l'Angleterre et les autres; que ] 'affirmation générique du roi très-chrétien, d'être tout disposé à la paix et de ne vouloir aucun changement dans ses conquêtes, ne suffisait pas pour pouvoir conclure 'la paix; qu'il était nécessaire de se conformer à la justice, comme aussi à la convenance de ne point conclure uue paix non durable; que s'il ne se montre pas trop excessif et se borne dans ses prétentions, on verra alors de quel côté vient l'opposition ; que S. S., du reste, devait obliger le roi de France à se déclarer plus ouvertement. « J'ai répliqué, continue Mellini, que N. S. ne se laissait point abuser comme on croyait; qu'il a déployé beaucoup d'activité pour contraindre le roi de France et qu'il continuera, donnant pour exemple que c'est grâce à son influence que le roi catholique n'a pas été obligé de remettre entre les mains des Anglais les places maritimes. S. A- a fini par déclarer qu'elle avait confiance en S. S. ». Et, le 30, Tanari informe Cybo qu'à Bruxelles on ne sait rien des négociations de la paix ; mais que les Provinces Unies se déclarent impuissantes à continuer, jalouses aussi de l'autorité que prend le prince d'Orange (1), car en se joignant au duc d'York, chef d'une armée anglaise, le prince pourrait faire de grandes choses.

(1) Un avviso de Rome mentionne que l'on y répandait cet èpigramme sur le prince d'Orange :

Dégénères animos timor anguit, anguit et te Vilis Oranges dum prselia Galla fuges.

Semper Oranges est tibi miserabilis angor Ostis avus sed tu, fœdere peior avo.

Avec la prémisse: In Oranges ob dlscessu ah obsidicne Carloré {sic) Anagrama : Es angor.

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