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PROJET DE MARIAGE DU FILS DU ROI

la reine. J'ai fait la cérémonie demandée par la reine et par le vice-chancelier qui est l'époux (1).

Le 16 août 1678, de Jaroslaw, Martelli informe Cybo que la veille de la fête de l'Assomption a eu lieu le baptême du second fils du roi, Alexandre-Benoît-Stanislas; que la cérémonie a été célébrée avec pompe et des marques de respect

(1) Il paraît qu'à ce moment courait le bruit de L> probabilité des fiançailles entre le fils aine du roi Jean et l'arcbiduchesse fille de l'empereur; et Cybo. le 28 mai 1678, écrit à Martelli que s'il en a parlé, il ne doit plus en souffler mot. Mais le 3 juin, de Lemberg lui avait annoncé, que la Potocka, noble polonaise, qui a été à Rome l'hiver dernier^ a écrit de Wratislaw à la reine comme de son propre mouvement, que S. M. et le roi, — du moment que le projet de mariage du roi d'Espagne avec la fille de l'empereur était abandonné — pourraient traiter le mariage de celle-ci avec le fils du roi, de cette façon on se mettrait en bons termes avec l'empire en assurant la succession au fils du roi. « Cette idée a plu à LL. MM., et Bonvisi m'en a écrit comme d'une chose qui n'est pas impossible . . . Suivant son conseil, parlant avec la reine, j'ai fait tomber la conversation sur la Potocka, et ses qualités; puis j'ai parlé du projet de mariage. La reine s'en ouvrit avec moi en confiance et me dit que l'évêque de Cracovie l'avait aussi entretenue à ce sujet : elle est convaincue que cette alliance serait utile à la Pologne. J'ai saisi l'occasion pour mettre en évidence l'avantage d'une entente avec l'empire. Après le départ du roi de Dantzig;, et depuis que la Potocka avait écrit... il me paraît que les choses sont changées et que le roi traite plus complaisamment avec l'ambassadeur Césarien et se rend à ses conseils touchant l'avantage d'une bonne entente avec l'empereur. » Mais le 9 juillet, Cybo lui repète qu'il doit laisser que l'évêque de Cracovie en parle, mais quant à lui il doit rester étranger afin de ne point donner à l'Espagne motif de plainte, l'archiduchesse ayant été fiancée à S. M. catholique. « En tout cas, ajoute Cybo, Y. S. pourra laisser voir que ce serait un bien pour Tune et l'autre nation. »

pour N. s., parrain, et pour l'impératrice marraine. Et le 24, il lui écrit:

EmP e liev.o Slgf^ e SigJ' Pad.^^ mio Col.''"^^

Corne accennai reverentemente a \. E. colla Posta passata, il giorno 15 de! corrente, festa deU'Assunzione délia Beatissima Vergine fu fatta in lavarova la Cerimonia Battismale del Prencipe secondogenito di queste Maestà, et hora ne trasmetto a V. E. la descrizione nel foglio d'Avvisi, e più difusamente nell'aggiunta relazione fatta d'ordine del Re dall'Abbate Brunetti suo segretario, che la. manda fuori aile Corti. Ha la Maestà Sua voluto che questa Funzione si celebri solennemente e con ogni honorevolezza e rispetto verso la S. di N. S., e ne ha dati segni molto precisi ne suoi discorsi, oltre le forme, colle quali io sono stato trattato. Nel tempo che le Maestà loro diedero l'audienza alla Sig/^ Duchessa Radzivil rappresentante l'Impératrice doppo quella che havevano data a me, io fui condotto da alcuni Senatori nel Giardino dove sopraggiunse il Prencipe Primogenito, appresso del quale io mi trattenni, e poi si passo di nuovo in Caméra del Re e susseguentemente s'andô alla Chiesa. Nel Convito S. M. la prima volta bevè a me per la salute di N. S. e poi alla SigJ^ Duchessa per la salute dell' Impératrice. Verso il .fine del Convito fu ivi condotto in braccio délia sua Governante il piccolo Principino, 3t il Re voile che anch'esso bevesse alla salute di S. S. e lodando io il suo spirito S. M. disse publicamente : Iste erit Miles Sanctissimi, e la Regina nell' ultima audienza che mi diede avanti la mia partenza da lavarova m'incaricô che io Io raccomandasse alla, protezione di S. B. In questa medesima occasione la Sig.^"^ Duchessa et il Sig. Duca Radzivil hanno parlato più volte con larghissime e dévote espressioni de' i segnalati favori ricevuti in cotesta Corte, e del paterno e singolarissimo affetto che N. S. ha verso la Polonia. Il Sig. Duca è stato il primo a visitarmi, come è solito di questi signori Senatori quando arrivano nel luogo dove si trova il Nunzio quale voglino visitare. Nel mandarmi l'Ambasciata, mi fece pregare che io Io volessi trattare in terza persona, senza titoli, come era stato trattato in Roma, e-cosi ho fatto. Alla Sig.ra Duchessa ho dato il titolo d'Altezza, e nel resto ho procu-

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