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LA FAMILLE DU ROI ET CELLE DE LA REINE

Les membres de la famille du roi et de celle de la reine furent le sujet de lettres du nonce à propos du cérémonial, Ainsi Martelli, le 4 novembre 1676, demande à Cybo les règles à suivre, pour le cérémonial, à l'égard du fils du roi; qu'il l'a demandé jadis au cardinal Altieri, sans avoir reçu de réponse à cause de la vacance du Saint-Siège. Il ajoute toutefois qu'il y a le précédent du fils du roi Charles Casimir, lequel traitait le nonce et l'archevêque de Gnesen de la même manière que le roi les traitait. Et que le cardinal Vidoni doit savoir que le fils du roi assistait à la messe solennelle sur le trône royal et recevait de l'évêque l'encens et l'image à baiser. Et en attendant la réponse du cardinal, il l'informe d'un incident qui lui est arrivé à propos du cérémonial.

Le 10 mars 1677, s'étant rendu à une audience de la reine, 8. M. le reçut étant au lit. « Le grand maréchal, écrit Martelli, m'offrit un tabouret; je le refusai en disant que ce n'était pas un siège pour un nonce. La reine, d'un ton irrité, ordonna au maréchal de m.'en avancer un autre. Alors celui-ci m'offrit un fauteuil à dossier et bras. S. M. ne m'a pas dit de me couvrir, mais je me suis couvert; et après seulement, sous un prétexte, je me suis découvert. Tout cela a eu lieu sans que la reine parût se fâcher, et l'audience fut longue et courtoise. Dans la conversation S. M. me demanda si j'avais des nouvelles à propos de révêque de Marseille, et qu'elle espérait que N. S. avait satisfait à la demande, si juste du roi. J'ai répondu qu'à propos <le cette atïaire je n'avais aucune nouvelle, que l'on ne parlait pas de promotions pour le moment, car l'attention de S. S. était complètement absorbée en vue de faciliter la paix «ntre les princes chrétiens. »

Cybo. à une seconde demande de Martelli touchant la question des titres, lui répondit, le 2 avril: « A la duchesse de Radziwill V. S. 111. me donnera le titre d'Altesse ... quant

au père, au frère et à la sœur de la reine il n'y a pas de distinctions à faire, car le cas est différent: le roi communique à sa sœur la splendeur de la dignité royale, tandis que la reine ne fait que refléter sur ses parents ce qu'elle reçoit du roi.» Mais le nonce, ne recevant pas de réponse, le 4^ de Regon, il écrivait de nouveau à Cybo: Comme à la Cour on reconnaît, dit-il, le titre d'Altesse à la sœur du roi, le frère, la^sœur et le père de la reine, qui doivent arriver pour les noces de la sœur de la reine qui auront lieu le 12 juin, pourront-ils soulever la même prétention ? Une des sœurs est la femme de l'ambassadeur de France, et on la traite d'Excellence mais aucun titre n'est accordé au frère. Il deman de des instructions. « Je dois toutefois dire, ajoute-t-il, que mon prédécesseur, se trouvant à la table royale, eut la préséance sur la mère de feu le roi Michel, et que la duchesse de Radziwill, par le passé, n'a jamais assisté à la table du roi, mais à celle des dames; et que par moi et par les autres ambassadeurs elle fut traitée d'Excellence. Cependant à cause de la façon dont elle a été traitée à Rome, il sera convenable que je lui donne le titre d'Altesse; seulement je ne sais si je devrai lui donner la main dans les banquets, et pour cela aussi je demande des instructions ». Et le 7 mai le cardinal lui répète «que le titre d'Altesse donné à la sœur du l'oi ne doit pas faire règle pour la sœur et les autres parents de la reine. Je n^ai pas de doute que V. S. 111 me doit donner de l'Altesse à la Radzivill, du moment que N. S. l'a traitée ainsi. Quant à tenir la place avant elle, comme elle était première dans les cérémonies publiques, il ne paraît pas qu'il y ait quelque inconvéuient à la traiter de la même manière ainsi que le demande le titre d'Altesse, on peut même excuser toute largeur de traitement, d'après la règle reçue de devoir supporter quelque puntiglio des dames. »

Et le 26 juin, Martelli écrit de Léopole que le mariage s'est fait sans aucune protestation de la part des parents de

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