SUITE DU RAPPORTE DU NONCE
Per quello che si dice si pensa qui di risolvere questa importante materia in un sol Consiglio, et in sole due Conferenze co' i sudetti Ambasciatori per spedirli quanto prima, e forse in questa settimana.
Il Résidente Cesareo non ha ancora potuto havere audienza dal Re : conforme referii a V. E. la settimana passata S. M. mi disse che l'havrebbe veduto volentieri, e che glie lo accennassi come feci, raguagiiandolo insieme de' buoni sentimenti che la M. S.. m'haveva espressi verso l'Imperatore, e come haveva approvato che per mezzo del Résidente si dovesse fare alli Ambasciatori di Moscovia il Proietto dell' Unione, e che io persuadessi a ciô i Senatori, onde hier l'altro parlai di nuovo col Sig. Gran Cancelliere di Lituaiiia, che è il Ministro principale, il quale deve conferire Gon detti Ambasciatori pregandolo di voler ricordare al Re di sentire quanto prima il Résidente per muoverlo maggiormente a trattare detta Unione, e mi disse che l'avrebbe fatto, ma per ancora non ho pctuto rivedere il Gran Cancelliere, il quale perô ha già insinuato al Résidente che vada a visitare quanto prima gli Ambasciatori, et incominci a trattare délia materia per vedere come li trova disposti. Hiersera feci ancor io chiedere l'audienza a Sua Maestà, quale m' ha fatto rispondere che mandi domattina di nuovo, perché se potrà me Ja darà dimani.
Non ha per ancora il Résidente havuto dall'Imperatore Tordine di fare detto Proietto come S. M. haveva promesse a Mons. Buonvisi, ma nondimeno conferma che seconde li suoi ordini et instruzioni generali puô operare, e che opérera, e questo r ha detto a me, ot ad alcuni Senatori. Ma nell' istesso tempo non lascia di dolersi che si continuino in questo Regno le Levé délie soldatesche cbe si trasmettono come egli suppone in aiuto de' Ribelli d'Ungheria, e ne da le relazioni che V. E. si degnerà di vedere nell'alligato foglio, e dice di volerne informare il Re e domandare Commissari per l'arne constare la verità acciô sieno con. effetto impedite, sopra di che si sentira appresso quello che egli riporterà dalla Maestà Sua.
Il Sig. Gran Cancelliere mi fa hora sapere che ha parlato al Re, e che S. M. gli ha detto che sentira il Résidente. Rassegno a V. E. l' humilissima mia devozione inchinandomele profondamente, ecc. Lublino XI Aprile 1678.
Le 18, Martelli annonce l'arrivée de deux Moscovites, et qu'ils ont eu audience du roi. L'un est Jean Czadayon, préfet de Karlapoli, et l'autre Emilien Ukvaincow notaire; la population est allée à leur rencontre, armée et rangée sur une double haie, il y avait beaucoup de gens à cheval ; et dans le carrosse qui est allé les prendre, se trouvait le prince chev. Lubomirski grand porte-enseigne du royaume. « Je n'ai pas eu audience de ces deux personnages, mais j'ai vu le résident césarien qui s'est entretenu deux fois avec eux. A la première entrevue, ils lui dirent d'être venus pour traiter d'une union avec la Pologne, mais à la seconde ils déclarèrent n'avoir pas faculté de conclure l'alliance, mais seulement de demander que l'on envoie des députés, de savoir où et comment on veut réunir une conférence dans le but de négocier sur la prolongation de la trêve. Le résident impérial m'avoua aussi, avoir été h l'audience du roi et en être content, car S. M. lui avait donné sa parole qu'aucun Polonais ne sortira du royaume. J'ai été ensuite moi-même chez le roi; je lui ai exprimé mon désir d'avoir quelque bonne nouvelle à propos d'une ligue avec les Moscovites. S. M. me répondit que, les envoyés sont venus avec des propositions absurdes et sans faculté de conclure ; qu'ils ont déclaré ne vouloir aucun arbitrage ni du pape ni de l'empereur et seulement traiter de la paix ou de la prolongation de l'armistice avec des commissaires et cela, bien que dans les traités d'Androussovio, jadis conclus avec eux, il soit question de recours à la médiation des princes chrétiens, et que le roi eut même envoyé en France, en Angleterre, et en Hollande des émissaires pour connaître les intentions de ces puissances, après le retour des ambassadeurs mandés en Moscovie. Mais les Moscovites demandent la prolongation de la trêve seulement pour deux ans, tandis qu'ici on veut que ce soit pour une durée de quinze ou vingt ans, dans la