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PRÉTENDU COMPLOT CONTRE LE ROI

a trattare co' i Moscoviti sudetti, corne ha fatto più volte nella decorsa settimana, e mi ha referito che eglino sono ben disposti e che non haverebbero certo dal canto loro abbandonati i trattati, anzi preso tempo per scrivere al loro Prencipe sopra le dimande de' Polacchi quando queste si fussero ridotte a cose ragionevoli, € che intanto haverebbero essi domandata nuova audienza per continuare le conferenze, corne poi fecero e l'ottennero Venerdi 24 del cadente, e dove prima havevano offerti solamente alla Polonia diecimila fanti e cinque mila cavalli, s'estesero ad offerire in tutto ventimila huomini, e che forse il loro Granduca sarebbe condesceso anche a pagare un'altro millione. Nel resto secondo il proietto fatto Hnora dovrebbero i Moscoviti con la loro Armata mvadere separatamente i Tartari per impedire la loro congiunzione co' i Turchi e questi essere attaccati pure separatamente da' Polacchi. Sabbato fu fatta nella Dieta relaziore di quest' ultima conferenza tenuta co' Moscoviti e furono dati i voti da i senatori intorno alla deliberazione délia guerra o d^lla Pace, sopra di che si degnerà V. E. di vedere dall'altra mia lettera quanto e occorso e ginnto fin hora a mia notizia. Nel congiunto foglio vengono notati i punti principali délie prime conferenze tenute co' Moscoviti. Et all'E. V. ecc. Grodno 27 Febraro 1679.

Il parait que la dépêche de Martelli du 30 janvier, touchant une espèce de conspiration contre le roi de Pologne, produisit une grande impression à Rome, car Cybo en écrivit de suite à Vienne et à Grodno. Le 4 mars, Cybo mande à Bonvisi : J'ai des nouvelles de Martelli, qui m'annonce que la Cour de Pologne prétend avoir quelque raison de croire que S. M. Ces. veut chasser du royaume le roi Jean, pour mettre à sa place le duc de Lorraine. Ce bruit a suscité des discordes entre les Grands du royaume à la Diète générale. S. S. ne peut croire que l'empereur prenne une décision si opposée à son équité. Comme il s'agit de chose très grave, il n'y a pas à s^étonner que le roi de Pologne ait agi, par le passé, d'une manière si contraire

aux raisons d'Etat et aux obligations d'un roi catholique, en fournissant des secours aux révoltés et à la Suède. Il faut nécessairement dissiper ces rancunes et faire en sorte qu'il y ait une entente sincère entre les deux souverains et qu'ils oublient toute querelle... Le roi, croyant à cette calomnie, a pu être excusé de sa façon d'agir (1). Et, le même jour, il écrivait à Martel li:

Se il Conespolchi, et altri confessano che per parte degli Austriaci si è pensato di machinar contro cotesto Re per surrogarli il Duca di Lorena; mérita S. M. qualche scusa, se non ha poi proceduto con quelle leggi di buona vicinanza che richiedeva il co-

(1) Au sujet de cette dépêche, le K) avril, Bonvisi écrit à Martelli pour se plaindre que, à la suite des ses informations, on lui a écrit de Rome que la Cour impériale complote contre le roi pour lui substituer le duc de Lorraine. N. S. me fait écrire, avec une grande compassion pour ce roi, comme s'il eût voulu se venger en envoyant des volontaires en Hongrie et chercher à s'unir aux Suédois... tandis que c'est la Cour impériale qui en a souffert les conséquences parce que, sans les secours donnés aux Hongrois et l'invasion de la Prusse ducale, l'empereur n'aurait pas été obligé de conclure une paix si désastreuse. Et V. S. sait bien que le chev. Lubomirski, pour se défendre des accusations du Grand Conseil visant les levées d'hommes pour la Hongrie, l'accusa à son tour d'avoir voulu chasser du trône le roi... Du reste que l'empereur ait à veiller à ce que le roi de Pologne ne devienne plus absolu, c'est son intérêt, car, si le roi agit déjà de cette manière étant constitutionel, que fera-t-il quand' il sera absolu? Je prie V. S. de vouloir bien rectifier les choses et les mettre au point, afin que je n'aie pas à écrire moi-même directement. Il sera avantageux, à nous aussi, que V. S. ait à découvrir la plaie à N. S., afin qu'il voit les difficultés qui s'opposent au bon succès qu'il espère et, sachant que le roi pense plutôt à ses intérêts particuliers qu'aux intérêts publics, S. S. ne nous reprochera point de n'avoir pas su conclure l'union, qui, à mon avis, est impossible, du moment que le roi, lequel est l'offenseur, se dit l'offensé.

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