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MARTELLI ET LES MISSIONS DE LA POLOGNE

superflue, e per la pretensione del Titolo di Altezza, se bene circa il titolo pare che sia per recedere con qualche mezzo termine. Egli ha fatto gran sforzo per ottenere queste Ambascierie, et il Ke voile contentarlo. Nel resto secondo s'intese da questi Ministri Cesarei, egli è accetto ail' Impera tore, e se non fusse caduta in lui taie elezzione, e se per avventura venisse impedito per opéra di quelli che non vorrebbero Famicitia tra questa Corte, et la Cesarea potrebbe forse cadere in taluno di non cosi buona intentione, €ome vien creduta per ottima quella del Duca verso gli Austriaci.

Al Re di Francia questa Corte ha havuti motivi particolari, per quanto mi è stato detto di mandar un Ambasciatore, ma non ho penetrato quali siano tali motivi.

Al Duca di Baviera nella cui amicitia qui si hanno buone speranze, et ad altri Principi si mandano Ablegati, corne V. E. havrà veduto dalla nota trasmessale la settimana passata; ma hieri sera si hebbe qui avviso délia morte del Duca di Baviera.

Sono prudentissime le riflessioni fatte da Mons. Buonvisi, le quali si sono fatte anche qui. Specialmente intorno alla Persona del Duca Radzevil, ma Sua Signoria Ill.ma havrà poi considerato che questo è eognato del Pe, che Sua Maestà l'ha voluto contentare nonostante le contradizioni che ha havuto; e che perciô a, me non conveniva di oppormi alla di lui missione, oltre al pericolô sopradetto che in sua vece non si mandasse ail' Impera tore, corne ve ne era qualche pratica, altra Persona poco accetta, e conturbare più tosto, che promuovere la buona corrispondenza che si desidera tra questi due Principi ; il Sig. Duca non pretenderà da Mons. Buonvisi il trattamento di Altezza perché non le riceve ne meno da me che tratto con lui senza dargli alcun titolo doppo che egli tornô da Poma, e che la Signera Duchessa sua moglie •ottenne costi l' Altezza conforme fin l'anno passato significai a V. E., e ne ho anche informato l'istesso Mons. Buonvisi.

Le 18 (1), Bonvisi informe Cybo que le résident de Bavière, «après l'avoir assuré que le prince Maximilien con-

(1) Dans un avviso, de Vienne, du même jour, on lit que l'on «raint la peste et que l'impératrice est accouchée d'une fille mort-

tinuera la politique de son frère, le pria de faire envoyer par S. S. une personne capable de s'insinuer dans l'esprit du jeune électeur; et que, ayant rapporté cette conversation à l'empereur, S. M. en a été contente. L'impératrice Eléonore s'est ralliée à l'idée de la guerre, dans l'intérêt du duc et de la duchesse de Lorraine ; que Hocher semble devenu très-ardent, comme Montecuccoli et le P. Emerik aussi ; tous vont à pleines voiles vers cette entreprise, et les ministres d'importance secondaire semblent s'y rallier,, mais le plus dur à persuader est le prince de Schwarzemberg, capable de tout arrêter, par la grande autorité dont il jouit dans les choses politiques. Je lui ai parlé, poursuit le nonce, sans trop le serrer de près, me réservant pour plus tard, lorsque la situation sera mieux éclaircie; je lui ai fait observer toutefois qu'étant, seul contraire, il lui sera, plus difficile de devenir le chef des ministres. Peut-être ferait-on bien d'envoyer un nonce extraordinaire en France pour connaître la véritable pensée du roi. Bevilacqua serait plus à sa place à Paris qu'à Nimègue — où suffirait Casoni ou Pinchiani — afin de faire quelque chose pour le duc de Lorraine; les catholiques anglais demandent un ministre Apostolique qui les assiste, et Bevilacqua, de concert avee le ministre de Pologne, pourrait les aider... L'organisation de la guerre contre les Turcs pourrait servir de prétexte, et comme à la Cour de Paris il n'y a pas die nonce ordinaire, les Autrichiens ne seraient pas mécontents qu'on se servît du plus voisin et qui jouît de l'amitié du roi trèschrétien » (1).

née, à la suite des fatigues excessives subies durant l'accouchement.

(1) Le 21, Cybo charge Lauri, internonce à Paris, de demander à Pomponne, que si le roi ne veut accorder aucun secours contre les Turcs on puisse être sûr au moins, que ceux qui veu-

BUT DE l'ambassade DE RADZIWILL 549

Le 19, Bonvisi écrivant à Martelli, se dit bien découragé de voir que l'on ne réussira pas, car aux Moscovites, qui sont arrivés, on ne pourra leur donner que des réponses vag-ues du moment que les Polonais ne viennent pas encore, et peut-être, on se trouvera même dans Ja nécessité de faire partir les Moscovites bien vite, parce qu^ils coûtent 400 florins par jour; que si Radziwill vient, il n'aura pas les [ ouvoirs nécessaires, car les diétines s'étant prorogées à la suite des difficultés surgies dans la rédaction peu correcte des constitutions de la Diète de Grodno, on ne sait quand elles pourront de nouveau se réunir et personne n'ignore que les ordres du roi n'ont aucune valeur s'ils n'ont l'approbation du Conseil du royaume... et par conséquent il est presque inutile d'envoyer Radziwill. «Je vois, continue le nonce, à propos des dépenses, que cette mission coûtera à la Pologne 120,000 florins, à déduire des deux millions donnés par les Moscovites. Pourquoi ne vient-il à Vienne pendant que ces ambassadeurs y sont encore? Je ne comprends pas sa visite en Bavière, et, qu'après avoir été en qualité d'ambassadeur à la Cour impériale, il passe à celle d'un électeur. J'ai eu, conclut-il, de bonnes paroles de l'empereur touchant la guerre, mais elles sont conditionnelles et subordonnées aux accords avec les Moscovites et la Pologne, à l'assistance du pape (1) et d'autres princes. »

lent contribuer à la guerre ne seront pas inquiétés et que la Prance ne fera rien contre eux. En attendant, le 24, il lui annonce que Bevilacqua quittera Nimègue, car il est inutile qu'il y reste, étant donné de plus que sa santé n'est pas bonne.

(1) Le 21, Martelli rappelle à Cybo « que quoiqu'il ait écrit le 3 Janvier 1678 en chiffre, que si le grand-Trésorier du royaume allait à Rome, il fallait bien faire attention à la manière de donner l'argent; à présent que Radzivill vient, il proposerait, d'accord

Le 23, Mellini écrit à Cybo :

... In ordine all'impiego dell'Armi dei Principi Cristiani contro il Turco, havendo io rappresentato a S. A. quanto V. E. mi ha significato con questo Ordinario, mi ha Sua Altezza ratificata la buona risoluzione E,eale da me avvisata all'E. V. coll'ultime precedenti ; solo mi ha posta difficoltà nel dichiarare la quantità délie forze da contribuirsi da questa parte, dicendo che Sua Maestà non vorrà su ciô aprir l'animo suo senza saper prima di quai gente sarà assistito il concorso degli altri, per poter pigliar le sue misure; e benchè io le habbia addotte ragioni distruttive di questa inutile riflessione non si è S. A. rimossa dalla medesima stando perô sempre nel detto, che Sua Maestà ha determinato di concorrere con ogni sforzo proporzionato, e concluse sopra di ciô che Sua Maestà non poteva esser il primo a specificar le sue forze, ma che forse solo havrebbe concorso a dar un piego serrato in mano di Sua Santità nell'istesso tempo che Io dassero tutti gli altri. Ho parimente ricordata la nécessita di dar ordine al Signor Vice E.e di Napoli, che faccia puntualmente custodire quelle marine contro l'infestazioni délie fuste turchesche. Sua Altezza mi ha assicurato essersi già ordinato a Sua Eccellenza che subito faccia porre in mare tutta la squadra, e di star vigilantissimo al riparo di tal inconveniente, essendosi parimente comandato in Maiorica che escano tutti i legni di quell' isole atti al corso per assistere a quella parte e mantenerla netta...

Le 24, Cybo répond à Bonvisi : « On sait de bonne source que l'ambassadeur de Venise à Vienne déconseille la guerre à l'empereur. V. S. 111. me s'en sera déjà aperçue, et n'aura pas manqué de combattre cette démarche pernicieuse. On peut croire à cette nouvelle, car ou voit que la république

avec les sénateurs, d'envoyer ici l'argent par un commissaire payeur. Deux généraux m'ont exprimé la même idée, ajoutant qu'à ce payeur on devait remettre aussi l'argent qui peut venir d'autre part. »

l'arrivée des moscovites à vienne 551

ne s'intéresse pas à l'aplanissement de ses difficultés avec le Saint-Siège... Dieu veuille que de sa conduite envers le pape, et aussi du fait qu'elle a retenu l'empereur de faii'e la guerre en Hongrie, la République ne cherche pas occasion de s'en faire un mérite auprès de la Porte... Les bonheurs de César ne peuvent plaire à quiconque a avec lui des comptes ouverts. . . » (1).

Le 25, cependant, Bonvisi informe Cybo: que les Moscovites viennent d'arriver; le baron Kleinitz est allé à leur rencontre, pas bien loin de la ville, avec un carrosse i^arni de velours cramoisi appartenant à l'empereur. Ils ont été escortés d'autres cavaliers et de deux compagnies de soldats, et se sont rendus à leur logement. Ce défilé a été très pompeux; les Moscovites, au nombre de quarante, étaient à cheval, en grand costume, suivis dé douze chevaux richement harnachés et conduits à la main, et de soixante chars de bagages (2).

(1) Le 16 juillet, Bonvisi lui répond qu'il est faux que son collègue ait déconseillé la guerre à l'empereur. « Lui ayant dit, écrit-il, que la France donne des assurances pour la conservation de la paix, S. Exe. m'a répondu qu'alors on pouvait espérer que la république ferait quelque chose; l'ambassadeur désapprouva aussi la mission polonaise, qui fait beaucoup de bruit et éveille l'attention des Turcs. Je lui ai dit aussi que, la république devrait de son côté engager l'empereur à s'unir aux deux autres nations et à faire la guerre, qui finirait par entraîner aussi la Perse; et que la république, lorsque l'incendie serait bien allumé, pourrait entrer en danse et récupérer ce qu'elle a perdu, car les Turcs ne pourraient résister à toutes ces attaques . . . L'ambassadeur m'a répondu qu'il écrirait à Venise pour que l'on s'engage dans cette voie. »

(2) Le 27, Cybo, après avoir exprimé à Bonvisi la satisfaction du pape de le voir soutenir l'union de l'empereur avec le roi de

Le P' juillet, Cybo envoie deux dépêches à Martelli. Dans la première, il l'informe que, d'après le nonce de Paris, il paraît que le très-chrétien est disposé à aider la Pologne et qu'il fera ses déclarations à l'ambassadeur polonais, aussitôt qu'il sera arrivé. Et, dans la seconde, il répond que les assurances données par LL. MM. de vouloir décider la guerre ont été de grande consolation pour le pape, qui la désire dans l'intérêt de la Pologne et de l'Autriche, et N. S. a été content que l'ambassadeur du très-chrétien ait déclaré que son roi était tout disposé à prendre part à une entreprise aussi bonne, S. S. n'ayant pas cessé de l'exciter dans ce sens. Et le cardinal transmet au nonce un rapport sur les mauvais traitements subis par le prince de la Moldavie. Et, le même jour, il engage Bonvisi à faire en sorte que l'empereur ne

Pologne, qui, selon Martelli, veut faire réellement la guerre, il lui transmet la copie d'une lettre de Georges Bucchia, envoyé de Raguse près de la Porte ottomane, détenu dans une prison à Constantinople. Le nommé Seconde, étant venu ici pour obtenir satisfaction sur quelques difficultés, a été emprisonné avec son truchement. On voulait les jeter dans la fosse où l'on met les condamnés à la potence, mais, moyennant l'aide de Lucca Barca et le versement d'une forte somme, il a été mis en prison avec nous, qui ne voyons plus le soleil depuis dix-neuf mois. Mais que N.-S.-Dieu soit loué, il faut qu'on sache qu'il y a ici le seigneur Antonacchi Capari, prince de Moldavie, dont le grand Vizir prétend trois cents bourses, en outre des 165,000 ducats qu'il a dépensés dans la dernière campagne contre les Moscovites.

A présent il a tout vendu et livré deux cents bourses, mais cela ne suffit pas, et, depuis deux jours, il est mis à la torture; on lui a arraché la peau avec des fers en présence de deux de ses enfants, en menaçant d'en faire autant à ceux-ci : chiens, s'écrie-t-on, donnez de l'argent; ce n'est pas nous seulement qu'on traite de chiens, mais encore tous les princes et tous les monarques . . .

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