MGR BONVISI ET LES MOSCOVITES
peratore, e dà i ministri, onde comprendo^ clie habbiano haviito gusto, che io aprissi la strada per seguitarla, e di fatto il Vice Maresciallo, che andô ad incontrarlo con le carrozze di 8. M. lo trattô in terza persona, et i principi li daranno la dilezione, ricevendola ; et il S.' Duca riconosce tntto da me, onde se havessi errato doverei esser scusato dà i buoni eifetti, che se ne possono sperare, 6 almeno si sarà levato questo pretesto di rompere i Trattati. Il Re di Polonia è finalmente condesceso à darmi V Ill.°^o e I^ey mo nel soprascritto, e nel principio délia lettera, et il Rev."^» nel corpo di essa, dove che prima non dava altro che il Rev.^^o, e le lettera è piena di cortesia, e di confidenza, et ha ordinato al S,' Duca, che mi partecipi tutte le sue istruzioni, e consulti con me tutti i negozii, si che haverô adito di giovare alla causa pubblica; Tanto più che gl'ambasciatori Moscoviti, mi hanno fatto esprimere di volerci havere l'istessa confidenza. Curioso è stato il trattamento fattomi dal loro inviato, perché parlando in latino diceva Sanctitatem Suam, et à me Sanctimoniam Vestram, et io rispondendo davo l' Ecc.^^ à grambasciatori, et il Czaream Maiestatem al loro j)adrone, di che sono sodisfattissimi. Concertera il trattamento reciproco, e non farô instanza che mutino il Sanctimoniam in 111.™^, acciôcchè quei barbari non credessero che il mio tittolo (sic) fosse inferiore al loro, come da molti si stima, essendo V I\\.^^ commune ad ogni cavaliero, e ciô forse porta pregiudizio al carattere apostolico, dove che il Sanctimoniam secondo il loro modo d' intendere, non è diminutivo délia Santità, con la proporzione del padrone al ministre.
Ho voluto ragguagliare V. E. distintamente di tutto, acciôcchè il buon fine, che hô havuto, mi giustifichi, se pure si stimasse, che havessi errato nel condescendere à i temperamenti, et alla visita de Moscoviti. Et ail' E. V. faccio profondissima reverenza. Vienna 23 luglio 1679.
Et, à la même date, il lui envoie encore trois autres dépêches. Dans la première, il écrit qu'on lui répète: de ne pas pouvoir se fier aux promesses des Français, même clairement faites à S. B. ; et qu'il répond à cela, qu'il faut se
contenter de lier ce roi en faisant appel à ses sentiments d'iionnêteté et de gloire, car impossible de le dominer par la force; et lui représenter qu'on ne peut douter de la bonne foi de deux nations, qui ont tout intérêt à faire cette guerre. Et, causant avec Radziwill, ajoute-t-il, «j'ai vu que rien n'est fixé par les diétines, et quoiqu'il ait cherché à me persuader que cela n'est point nécessaire, cependant je connais assez la Pologne pour ne pas partager son opinion. Le duc avoue qu'il n'espère pas que l'on arrive à une union avec les Moscovites, parce qu'ils disent que, si l'on ne conclut pas la paix perpétuelle avec eux, il ne leur parait point utile d'aider les Polonais. J'ai répliqué que les négociations pour un traité sont longues et ennuyeuses, qu'on pourrait les suspendre en acceptant la médiation de l'empeieur et se mettre d'accord avec les Moscovites, qui pourraient attaquer la Crimée pendant que les Polonais envahiraient la Podolie, et chacun s'y fortifierait. Ce projet plut au duc. J'en ai suggéré un autre pour rendre favorables les Cosaques et gagner la Moldavie et la Valachie, faisant en sorte que le roi et la République offrissent d'en former un état; comme il y eu a actuellement deux: la Pologne et la Lithuanie, indépendants l'un de l'autre, il pourrait y avoir un tiers état de la République. Le duc approuva également ce projet »(1).
(1) Et, le 30, il annonce à Cybo: que le roi de Pologne, par une lettre, lui a exprimé sa reconnaissance ; que lundi est venu Radziwill le remercier, satisfait qu'il était de l'audience impériale et que les ministres lui aient parlé à la troisième personne, et qu'il est à espérer que les ambassadeurs feront de même, si toutefois celui d'Espagne ne s'irrite pas de voir que le duc ne veut pas aller aux Chapelles, pour n'avoir pas à leur céder le pas. « Le duc m'a demandé mon avis, ajoute le nonce, sur ce point, et je lui ai répondu que je n'avais pas de balance pour peser les deux Couronnes, mais qu'il devait réfléchir aux anciennes prérogatives de deux Couronnes héréditaires et absolues et à la
l'empereur consent à rester à vienne 563
Par la seconde il répond: «ou sait combien l'empereur est tenace dans ses décisions, surtout en ce qui touche sa personne; ainsi dans l'audience d'aujourd'hui j'ai tâché de le persuader de différer son voyage à Zell jusqu'à ce que les néu^ociations avec les Moscovites et les Polonais fiassent terminées, lui montrant le grand intérêt qu'il y a à conclure afin de délivrer tant de populations qui vivent sous le joug. S. M. accepta de suspendre le voyage afin d'expédier les Moscovites, surtout parce qu'ils coûtent beaucoup pour le logement; mais quant à la guerre il est toujours hésitant, disant qu'il est facile de la commencer, mais après.,. Qu'il n'y a qu'à voir ce qui s'est passé contre la France; au commencement tout alla bien, puis vinrent les désunions et il resta seul avec les Hollandais; il ajouta qu'il était fort à craindre que le Brandebourg, invité à restituer la Poméranie; fasse d'autres ligues, ce qui enlèverait le courage aux princes hérétiques; que les jalousies de la France iiugmentent toujours, car elle refuse de restituer des villes de l'Alsace malgré les accords de Westphalie; elle fortifie Schlestadt et Huningue près de Bâle, de sorte qu'avec ces forteresses unies à la Lorraine, la France est entièrement maîtresse du Rhin et il est à craindre qu'elle s'empare de Cologne et de Strasbourg pour donner la première forteresse à l'archevêque et la seconde à l'évêque; et qu'ainsi
prérogative que possède celle de l'Espagne de précéder tout le monde en cette Cour, de manière que le roi de France n'envoie pas d'ambassadeur. Après cela, je lui ai dit de décider selon sa prudence, ne voulant aucunement proposer une chose ofîensante pour l'Espagne et désagréable à l'empereur, étant donné qu'il s'agit d'un roi de la Maison d'Autriche. Mais, conclut le nonce, si les ambassadeurs ne lui font pas visite, les difficultés avec les ministres sont cependant aplanies et cela suffit pour pouvoir néa'ocier. »
la France deviendrait la maîtresse de rAllema£:ne. On craint aussi la vente de Casai. Tout cela, continue le nonce, rend les ministres méfiants et, outre les assurances de la Moscovie et de la Pologne, les secours de l'Italie et de l'Allemagne, on veut être sûr que la France ne bougera pas. En attendant, on cherche à faire des économies, mais tout le monde étant intéressé à perpétuer cet état de désordres, conclut le nonce, c'est une affaire plutôt à désirer qu'à espérer. Et^ dans la troisième, il annonce qu'on veut examiner les comptes du président de la Chambre, mais il sera ditïicile de trouver quelqu'un de fidèle qui veuille s'en charger. « L'impératrice ne sort pas en public parce que le lait lui a produit des plaies à un sein, ce qui l'empêche de s'habiller avec luxe, mais on espère qu'elle guérira promptement » (1).
Le 29, Cybo informe Bonvisi que le cardinal Pio, au sujet des dîmes en Italie, avait demandé à S. S. que l'on expédiât un courrier en Pologne afin de savoir si, oui ou non, on fait la guerre. Et, dans une autre dépêche, du même jour^ il ajoute: « qu'après avoir écrit ce qui précède, sont arrivées des lettres de Madrid, pour annoncer que le roi d'Espagne ne consent à l'exaction des dîmes, que si elle est précédée de l'exequatur royal et que si l'on en donne la moitié à l'Espagne à titre de Régale — prétention absolument injuste et sans fondement. — On voit, par conséquent, poursuit le cardinal, qu'on ne peut pas compter sur ces dîmes et qu'il est inutile de s'en occuper pour la Pologne. V. S. 111. me doit
(1) Dans une dépêche de Bonvisi il y a : que le prince Montecuccoli. dans un billet au baron de Neihaus, général de batteria de l'empereur, en date du 17 juillet 1679. lui dit: j'ai fait fabriijuer quelques porcs-épics, pourvus de cent bouches à feu de mousquet et de deux petites pièces d'artillerie de campagne qui peuvent être maniés par trois ou quatre hommes. Ils sont tirés par un cheval et avec eux je peux assurer mes commandements.
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1 1 j A etttt du te. CVbo ècrh à Mjirtelli pour PappronTer d'&vmr ttis'vo'yè fi-us ^Téqnes jiolonaig une circ'iila.ire les engB-geant à se iLtttre d'uiooorà poar adreseei- ime lettre a-n pape toncliajit la coiitribLitioD qu'on prétend deiix jioiir la irnerre- Et. le même jour, ■J témoigne sa snrpriBe de oe qu'on se soit permis d'ajouter plusieurfe <'ongtitiitions dans la coiijjûlatioin qui a été faite de eeHes déciàt^b pai- la I>iète; elles sont scandaUfimBes et parfcemt préjudice à ]"iTiiTTi';.nité eoclésiastiq'QÊ. Ce iait a été soTimis à YesMXûsn d'ime Congrégation spéciale, et Ton attend de vodr oe que vont dire les éx^icjw^es interpellés par Y- S-
s'arrangent entre eux. » Et, dans une autre dépêche du même jour, il ajoute: que Jes Moscovites sont si pointilleux qu'il n'a pas voulu leur faire visite sans avoir d'avance fixé le cérémonial, mais que, malgré cela, ils n'ont pas encore répondu. «Je tâcherai cependant de faire mon possible, du moment que V. Em. m'autorise à faire envers eux toute espèce de témoignages de courtoisie, dans les limites des convenances et à condition de réciprocité. Il avertit aussi que Martelli vient de lui écrire que le roi n'admettait pas le traitement au duc, à la troisième personne... mais je ne me repens pas, conclut le nonce, car le Conseil a accepté. » Le 9, de Jaworowa, Martelli informe Cybo qu'il vient de se présenter au roi et lui a dit que, Radziwill se trouvant à Vienne, il serait peut-être plus convenable qu'il se tint près de la Cour; que le roi en fut content, et le garda à dîner avec la reine et la duchesse de Radziwill. « J'ai parlé de Bonvisi, continue le nonce, et de son intervention près de S. M. césarienne en faveur du duc, et le roi se déclara satisfait (et j'ai même su qu'il en a été gratissimo). S. M. me dit qu'elle avait reçu une lettre de son envoyé à Constantinople; le roi offrit même de m'en donner une copie dans quelques jours, car l'original a été envoyé au grand-chancelier de Eithuanie. Les propositions des ministres polonais à la Porte, visent: la restitution de la Custodie du S. Sépulcre aux catholiques, la réintégration des Polonais dans les terres qu'ils possédaient^ et les quatre places cédées aux Turcs: Bar, Miedzyboz, Kulnia et Niemirow ; la libération des otages de Léopole, et de quelques esclaves. Quant au S. Sépulcre, fit observer le roi, il n'y a rien à espérer, à moins que les catholiques ne payent une somme plus forte que les schismatiques pour le lécupérer; que, quant aux biens des polonais, Reis-effendi répondit au résident: un brave paysan qui veut que son arbre donne de bons fruits, en coupe les rameaux secs ou qui commen-
cmt à sécher: or la Podolie et l'Ukraine étaient des rameaux déjà secs pour la Poloi>ne, et une fois ceux-ci coupés la nation polonaise retleurira; que^ pour le restant, l^eiseffendi aurait dit de ne pouvoir donner de réponses catétroriques qu'après l'audience que le résident polonais aura du Sultan, lequel ne pourra le recevoir que dans trois mois; mais dans une lettre postérieure, ajouta le roi, il n'était question que d'un mois et la lettre serait du 3 juillet. On voit, continua S. M., que les Turcs cherchent à gagner du temps et c'est ainsi qu'ils font avec les Moscovites; cette année ils ne pourront pas entreprendre la guerre, car ils ne sont point préparés, mais ils réunissent une puissante armée pour l'année prochaine,. . Ils voudraient la paix avec les Tartares et menacent de destituer le Khan s'il ne leur procure pas une paix favorable; si on le remplace, ce serait par l'ancien ami de la Pologne. Il est hors de doute, qu'une fois la paix conclue avec la Moscovie, les Turcs feront la guerre à la Pologne et en Hongrie; le roi ajouta que de ce côté il voulait voir quelles seront les résolutions des Moscovites, regrettant que le référendaire de Lithuanie, qui va chez eux comme ambassadeur, soit obligé de s'arrêter pour attendre les ordres du grand-duc, mais que toutefois les Moscovites ont payé le million qui restait... S. M. dit aussi que, suivant des avis reçus, il paraissait que l'empereur avait prorogé la paix avec les Turcs; et à cela j'ai répondu qu'il n'y a pas à s'en étonner, car tant que la ligue n'est point faite, tous veulent temporiser en faisant aux Turcs des propositions pacifiques. On parla ensuite du prince de Moldavie, qui est toujours prisonnier, et le roi dit que le gouvernement actuel de la Porte est détesté au plus haut point à cause des cruautés et de l'avarice du grand Yizir, mais particulièrement par les populations de la Moldavie et de la Valachie. S. M. enfin, déplora que ses ambassadeurs ne fussent pas à même d'envoyer de réponses avant août et
elle s'est plainte de ce que les Diétines repoussent plusieurs constitutions de la Diète de Grodno et demandent la convocation d'une Diète générale; et, qu'à ce sujet, elle avait déjà préparé une circulaire aux sénateurs. J'ai répliqué qu'avant mon départ de Varsovie, l'évêque de Posnanie, le grand-chancelier de Lithuanie et Mgr Opalinsky approuvaient tout ce qu'on avait fait touchant la défense publique, mais qu'ils constataient les difficultés qui résultent des constitutions qui ont été en partie adjointes, et en partie corrigées par des compilateurs, et c'est pourquoi on voudrait une Diète. Certainement, ai-je ajouté, la conduite des compilateurs fut d'autant plus regrettable, après une Diète aussi laborieuse ; et j'ai conseillé d'attendre les résultats des missions envoyées, qu'ensuite on pourrait réunir un Conseil pour fixer les contributions de tous les Palatins et, plus tard, convoquer une Diète pour les constitutions. Le roi conclut que tout cela était bien difficile. Après dîner, j'ai dit à la reine, ajoute le nonce, que tous désirent la rentrée des souverains à Varsovie; et que peu de monde est persuadé que le roi veuille la guerre, voyant qu'il vit si retiré et là où il ne peut même pas recevoir ses ministres; et la reine m'a répondu que le roi .désirait prendre un peu de repos durant l'été après les fatigues de Grodno, et que du reste il restera à Varsovie tout l'hiver. » Le 12, Cybo répond à Martelli que les Diétines, ayant approuvé ce que la Diète a accordé touchant la reprise des armes contre les Turcs, le grand Conseil qui va s'ouvrir aura plus de liberté pour décider. Du reste, écrit-il, du moment qu'à Tienne toute difficulté a disparu et qu'on a signé la paix avec la Suède, il est à espérer que chaque puissance intéressée à sa propre sûreté correspondra au but visé. A la même date^ Bonvisi annonce à Cybo, qu'il a de nouveau affirmé aux ministres et au P. Emerik, qui jouit toujours d'un grand crédit auprès de l'empereur, qu'on donnera l'argent de la Bohême et des commendes de Malte et