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MÉDIATION ENTRE SAVOIE ET MANTOUE

bativa; e persistono nel pretendere, che prima da Monferini si restituisca il levato, ô pure l'intéresse ; e che poi acconsentiranno aU'elettione degli arbitri per conoscere ciô, che si controverte. Non ho mancato di persuaderli à voler sentire qualche temperamento^ ne hanno voluto prestarvi orecchio, non rimanendo capacitati degli equivoci, che si possono prendere in una planta fatta da una sola délie parti. Due sono i motivi di questa loro durezza, l'uno, è, che coll'approvare qualche mezzo termine, dubitano di non pregiudicarsi nel sommariissimo possessorio, nel quale credono di haverragioniincontrovertibili. L'altro, è, che vorrebbono che i mezzi per l'aggiustamento venissero proposti da Mantova. Tutto ciô non estante, si crede dà i più savii, che non si sia in stato, ne si brami di rompere, ma coloro che hanno consigliato Madama à taie impegno, lo vorrebbono ancor sostenere; e gli altri poco amorevoli de' primi vorrebbono far provare à medesimi gli effetti del loro mal consiglio per precipitarli. Hoggi si deve tener conseglio sopra di questo particolare; et io mi sono ingegnato d'insinuare à molti il danno, che ne puol venire afîinche procurassero di divertirlo; e mi hanno intentionato di disingannare Madama; ma non sô quanto me ne possa ripromettere ; e per maggiormente persuaderli, hô rappresentato ad essi le risolutioni, che potrebbe prendere il S.'" Duca di Mantova, d'introdurre i Francesi in Casale, il che sarebbe la rovina di questo Stato per la guerra, che si accenderebbe in Italia ; anzi vi è qualcheduno, che dice esservene il trattato, se bene altri credono -^-he ciô sia senza partecipatione del S/ Duca di Mantova^ ma solo de' i Monferini, huomini inquieti, à quali per haver fpoco da perdere, comple molto la guerra. Sino à domani non posso sapere ciô, che si sarà risoluto nel (Conseglio: ma nel venturo ordinario spero di riferirlo à V. E., come pure quelle che per parte di questa Corte mi sarà dato per Mantova. Et all'E. V. faccio profondissimo inchino ecc. Torino 11 novembre 1676.

Et, le 9 décembre, il répète de nouveau que^ les prétentions des Montferains augmentant, on ne voit d'autre moyen d'empêcher l'incendie qui pourrait s'allumer, que l'autorité de N. S. Le grand-Chancelier et le marquis de S. Tomaso

614 l'impartialité d'innocent

« m'ont prié de proposer l'intervention du pape et alors la duchesse remettrait, en les mains de S. S.^ toutes ses prétentions. » Et, le 13, il accuse réception du bref du pape pour S. A. Toutefois, l'affaire traîna encore quelque temps, car le duc de Mantoue prétendit avoir d'abord des compensations. Cybo, le 3 janvier 1677, écrit à Bonvisi «que grâce à l'intervention de S. S. ont été résolues les questions existantes entre la Savoie et le duc de Mantoue touchant la frontière. » Il engage le nonce à en informer l'impératrice, faisant ressortir le mal qui en serait dérivé si l'on ne s'était pas arrangé.

Le comte de Livourne

A la Cour de France se trouvait le comte de Livourne, fils du marquis Simiana de Pianezza, sujet du duc de Savoie. Il avait encouru la disgrâce de la duchesse et s'était enfui du duché ; toutefois Louis XIV le protégeait. Aux archives de Turin, dans une lettre du résident du duc à Paris, en date du 8 janvier 1677, il est dit que la princesse de Carignan demanda pour le marquis de Pianezza la permission de pouvoir se rendre à Turin afin de remettre sa santé, parce que l'air de Pianezza^ en hiver, lui était nuisible, et que le marquis père est innocent des fautes du fils. Quelque temps après, le père mourut et le nouveau marquis de Pianezza désirait rentrer dans le duché. Dans une lettre du résident Ferrero du 12 juillet, il y a que le roi demande à la duchesse la grâce du marquis. Et, le 21, Mgr Muzio écrit à Cybo que le roi de France a tort d'appuyer sa demande sur le fait que Fleury, qui avait été condamné en même temps que Livourne, avait été gracié sur la demande de l'empereur ; et le nonce rectifie la chose, car Fleury avait obtenu de pouvoir rester, parce que sa mère était mourante. Le pape s'intéressait aussi au sort du marquis de Pianezza, et Muzio lui annonce le 25 août:

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