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LE PAPE REFUSE D'ÉCRIRE À COLOGNE

qu'on a toujours accordé, mais pour gagner du temps jusqu'à la conclusion de la paix, parce qu'alors l'évêque de Strasbourg se trouvera dans le chapitre, chauffera ses amis et rendra plus ditïicile l'élection de Clément ; et que plus on attend et plus devient impossible la réussite. S. M. ne peut pas supporter de voir le roi de France se mêler des élections en Allemagne, comme si l'on voulait admettre que S. M. très- chrétienne joua un rôle dans les affaires de l'empire, outre celui qu'elle s'arroge par la force des armes. Les accusations de partialité envers la France sont \ iolentes ici et les ministres ont beaucoup de peine à empêcher S. M. de ne pas embrasser ces idées ; que si S. M. résiste à ces insinuations, il lui sera toutefois difficile de résister à celles de sa femme, l'impératrice, inspirée par son père, et S. M. perdra toute confiance en S. B. et sa grande disposition à contribuer à la tranquillité de Rome, ainsi qu'il fit en écrivant en Espagne, et au cardinal Pio, à ce que m'a assuré le comte Chiniseg. »

Le 20 novembre, Cybo lui répond : « La faculté que demande l'archevêque de Cologne pour un coadjuteur est un acte de simple grâce par lequel on déroge au concordat de l'Allemagne, qui non seulement n'ordonne pas, mais désapprouve dételles coadjutoreries.il semble, par conséquent, bien étrange à K S. que S. M. s'afflige et se plaigne tellement du retard de cette grâce, comme si S. S. lui faisait grand tort, tandis qu'on n'a pas encore pu obtenir de S. M. et après si longtemps des actes de justice précise et manifeste dans le procès de Trente, ni à propos du prince de Fiirstenberg, sans compter tant d'autres affaires bien connues de V. S. Ill.me en matière d'immunité ecclésiastique. Y. S. Ill.me sait durant combien d'années S. S. a toléré les injustices et les contumaces du chapitre de Brixen, soutenu par la faveur de la Cour de Vienne. Après que Y. S. Ill.me aura parlé en ce sens à S. M., non pas sous forme de plainte, mais d'un air

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