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LA COADJUTORERIE DE COLOGNE

pite nella lettera del Sig.^ Conte di Provana, che Nostro Signore sia per benignamente acconsentirvi, ne mi è parso di cominciare il trattato se prima non si chiamano li soldati et a mandarmene i di lei comandamenti precisi. Per altro io crederei facile l'accomodamento, se il Principe non manca a quello che ha intenzionato à M. et hà fatto sapere a me, è pure se cotesti Agenti à quali è di utile la continuazione délia lite, non ritirino gl'huomini di Masserano dal ragionevole. Il Principe ofïerisce foglio bianco, ma moite volte promesso più di quello, che attende, e similmente quel di Masserano lasciandosi trasportare dall'antipatia, che lianno contro il Principe, si figurano per giusto tutto ciô, che pregiudica al medemo. Le cause civili, dalle quali dipende a mio credere il fomite délia mala inteligenza, e delli motivi di ricorso sono di pochissima considerazione, e facili per accordarsi. Che è quanto tengo in ordine à ciô di significare all'E. V. alla quale per nltimo faccio profondissima riverenza ecc.

Ce différend dura encore des années, donnant lieu à des contestations surtout à cause de la conduite peu correcte du prince.

La coadjutorerie de Cologne

Cette affaire^ dans laquelle Louis XIV, dans son acte d'accusation contre Innocent XI, prétendit voir d'une manière plus frappante la partialité de ce pape pour l'empire et son hostilité envers la France, commença déjàenmai 1677; et elle ne devait finir que onze ans plus tard et donner lieu à une guerre générale en Europe. Seulement, au lieu du prince Wolfang de Neubourg, ce fut alors son frère Clément l'objet de la question.

Le P^mai 1677, Cybo écrivait à Bonvisi à Vienne: « L'empereur par une lettre, et le cardinal Pio de vive voix, ont prié S. S. d'écrire un bref à l'archevêque et au chapitre de Cologne pour les exhorter à élire le coadjuteur, recommandant le prince Wolfang de Neubourg à cette dignité.

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N. S. répond par le bref ci-joint et déclare que le moment n'est pas opportun, que la question est très grave et mérite toute réflexion ; et il finit par s'en rapporter à ce que dira Y. S. à l'empereur en lui remettant le bref. V. S. dira à S. M. que les temps sont pleins de soupçons et de jalousies comme conséquence de la guerre et que, si S. S. écrivait le bref qu'on lui demande, on pourrait en déduire que le pape use de partialité envers les Autrichiens et d'autres princes ecclésiastiques, lesquels pourraient en tirer parti. Les Anglais, qui désirent tant être les seuls médiateurs de la paix au Congrès, ont tenté et tentent toujours, par différentes calomnies auprès des princes intéressés aux traités de Nimègue, de tenir éloigné le médiateur pontifical. Ils saisiraient cette occasion pour rendre les Français méfiants et, par suite, la médiation du pape serait impuissante. Cette médiation pourrait bien plus profiter à la maison d'Autriche. Que si l'on veut apprécier la valeur des bruits qui courent sur cette médiation, il sutiSt de considérer celui d'après lequel Bevilacqua reste à Cologne pour y attendre le marquis Spinola, afin d'aller avec lui à Nimègue, et qu'il aurait écrit au chapitre de Liège de ne pas payer les impôts à qui que ce soit, etc. L'empereur peut être sûr que N. S. ne laissera échapper aucune occasion de montrer son affection paternelle envers S. M. et qu'il priera Dieu de vouloir l'illuminer pour sa plus grande gloire. »

Le 23 du même mois, le nonce répond: «J'ai communiqué à l'empereur le bref de N. S. touchant la coadjutorerie de Cologne. S. M. reçut le refus avec une certaine mauvaise humeur, disant que, comme il ne s'agissait que de l'évêque d'Argentina (Strasbourg) il lui paraissait qu'on devait prendre en considération plutôt ses recommandations en faveur de son beau-frère, que les convenances de l'évêque auquel elle serait obligée plus tard de s'opposer de toutes ses forces, parce qu'il serait arrivé quelque grand bouleversement si l'on avait

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donné le temps à l'évêque de réunir des secours; et que si rélecteur était mort durant la guerre sans qu'on eût auparavant fixé son successeur, on aurait couru le risque de perdre cet archevêché. J'ai répondu à S. M. que S. Béatitude n'agissait pas selon les intérêts de l'évêque de l'Argentina, lesquels ne pouvaient être comparés à ceux de S. M., mais seulement pour ne pas exciter la méfiance des Français. » Et, le P^ juillet, il ajoute qu'il semble que l'empereur se calme et déclare vouloir agir de manière que l'électeur lui-même en fasse la demande à N. S., comme on l'a fait pour Mayence et Trêves. « J'ai répondu à S. M., écrit-il, que selon le droit strict, lorsqu'un siège est vacant, le coadjuteur doit être choisi par le pape, mais qu'on a fini par tolérer que le chapitre présentât une personne digne de cette charge. » Mais, le 24, Cybo lui répète que la coadjutorerie de Cologne est une affaire bien grave, vu les conséquences et les jalousies qui surgissent entre les parties intéressées ; que c'est déjà beaucoup que l'empereur même reconnaisse la situation. V. S., conclut-il, peut l'assurer des soins de N. S, pour faire choses agréables à S. M. et à sa maison. Et, le 28 août, il avertit Bonvisi que le cardinal Pio a renouvelé ses instances pour le bref delà coadjutorerie, et il engage le nonce à bien expliquer à l'empereur qu'il ne doit plus charger son représentant de réitérer cette demande. Le nonce lui répond de la façon suivante, le 19 septembre: «Je vois que le cardinal Pio a écrit à S. M., comme V. Em. m'avait informé, et qu'il remplit fort bien ses fonctions de cardinal et ministre impérial en rapportant les choses avec une certaine piacevolezza. Mais ici les refus déplaisent beaucoup, d'abord parce, qu'ils sont toujours odieux, et surtout parce qu'on apprend qu'envers les deux autres Couronnes (France et Espagne) on use d'une plus grande condescendance qu'à l'égard de l'empereur, comme si l'on méprisait sa dignité parce qu'il n'a ni puissance, ni factions à Rome. Et les mi-

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nistres se plaignent de cela, trouvant que S. M. ne tient pas au décorum. Quant au bref accordé à Trêves et à Mayence, on observe que les Français n'ont à se plaindre en aucune façon, attendu que le pape ne demande pas de grâces pour Neubourg", permettant seulement au chapitre de s'occuper du coadjuteur, dont la nomination dépend des votes du chapitre, qui peut même en choisir un autre.

A Paris, cette prétendue correspondance du pape visant la Cour impériale, était déjà mal interprétée (1), et, le 8 octobre, Cybo écrivait à Bonvisi : « Si Hocher, (le chancelier) ou S. M. parle de la coadjutorerie de Cologne, que Y. S. 111. me leur dise de ne pas faire trop de bruit à ce sujet, afin de ne pas exciter les jaloux. S. S. ne refuse pas la grâce, mais ne veut pas la faire actuellement pour des égards dignes et nécessaires. »

« Je demande pardon, écrit Bonvisi à Cybo, le 31, d'avoir tant écrit sur Cologne, mais j'ai dû le faire parce qu'on cherche à passer outre sans le consentement apostolique, et que si on leur répète les raisons contenues dans la dépêche du 9 on s'irriterait; et à ce sujet on suspecte le Saint-Siège de pactiser avec la France, sous le prétexte qu'on refuse ce

(1) L'abbé Siri mandait de même le 22, au duc de Parme: « Quant au pape, pour plusieurs motifs, ici, on n'est pas trop satisfait, et la dernière plainte se rapporte à la coadjutorerie de Cologne. On la demande pour un fils de Neubourg qui, je crois, n'a pas 18 ans. Mais le chapitre répondait exortum non hàbet (sic) L'empereur demande au pape la dispense pour la prêtrise et pour l'épiscopat, le voulant apte à la coadjutorerie. L'ambassadeur de France a cherché d'empêcher cette concession, mais il n'a rien obtenu, car le pape n'a fait qu'alléguer des principes sans venir à aucune déclaration et cela a été interprété ici, non comme conséquence d'un scrupule du pape et de respect pour la discipline ecclésiastique, mais comme une conséquence de sa partialité vis-à-vis de la maison d'Autriche {Arc. Naples, Carte Farn. v. 200).

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