LE P. EMÉRICK, CONFESSEUR DE LÉOPOLD I
più l'arbitrio di remutare l'aggiustamento fatto doppo che Phavevamo participato à i nostri Padroni. Non si è resa l'Impératrice à queste incoatrastabili ragioni, et ha continuamente insistito, che l'Imperatore usasse délia sua autorità, ma S. M*^^, ^à, sempre risposto (per quanto vien referto da tutti) che non voleva De poteva usarla con gl'ambasciatori, che havevano la loro ragione fondata sopra l'antico possesso, e sopra la nuova sua dichiarazione. Tuttavia con tante premute istanze hanno forzato S. M*^^^ à consentire che la funzione si faccia nella Cappella privata delrimperatrice dal vescovo di Yienna, e non da me, corne era solito, e senza Fassistenza de grambasciatorij e nell'istessa Cappella hanno poi fatto cantare la messa, il che è una forma assai nuova ma non pregiudiziale perche finalmente si è praticata in una Cappella privata, il che perô non lascierà di soggiacere à moite interpretazioni che obligaranno gl'Ambasciatori à non comparire più in quella Cappella come facevano nelle Nozze délie Dame di Corte.
Bonvisi avait heureusement un précieux appui à la Cour dans le P. Emerick, capucin et confesseur de l'empereur. Le pape ayant envoyé un bref d'éloge à ce religieux, Bonvisi écrit à Cybo le 4 septembre « quoique le P. Emerick n'eût pas besoin de stimulant, il a été très content du bref. Il s'est ému de voir qu'on a voulu prendre en considération son humilité. Il est de grand et f }rt appui pour les nonces et pour l'immunité ecclésiastique; il s'oppose le plus qu'il peut aux mesures que chaque jour on cherche à prendre contre le clergé. Il résiste à ces ministres qui voudraient étendre à tout l'empire l'autorité dont jouit l'empereur en qualité de roi de Hongrie sur les choses ecclésiastiques. S. M. l'accueille volontiers, considérant que, quoique digne de la plus haute situation, il se contente de son froc. L'impératrice Eléonore a cherché à lui nuire, dans la supposition qu'il m'ait aidé auprès de l'empereur dans les derniers arrangements, mais son opposition a été faite si mal et si peu opportunément, que l'estime de l'empereur pour lui s'en est accrue.. . »
Le 10, Cybo envoie a Bonvisi le rapport reçu par le duc de Neubourg, lequel ne s'accorde pas avec ce que le nonce avait écrit au sujet du différend avec le duc... * J'ai jugé opportun, écrit le cardinal, de l'envoyer a V. S. 111. me afin d'éclaircir l'affaire, pour sa gouverne, et qu'elle ait de quoi le détromper, car S. S. tient beaucoup a ce que l'on ne soit pas mécontent du nonce apostolique, lui qui s'est montré toujours constant dans son respect filial envers S. S »
Le 18, Bonvisi lui répondait que S. M. avait été très-contente d'apprendre l'envoi des langes, et avait protesté de sa grande et infinie vénération envers un Pontife aussi saint, dont les expressions faisaient venir les larmes aux yeux tant à S. M. qu'a lui. L'heureux événement devait cependant, ainsi que le font pressentir les premiers dépêches de Bonvisi, donner lieu à toute une série de difficultés protocolaires.
Un avis du 25, annonce que le duc de Neubourg a demandé à l'impératrice Eléouore la main de l'archiduchesse Marianne pour son fils; et qu'on ferait les noces à Neustadt à la fin d'octobre.
Le 2 octobre, Bonvisi se défend auprès de Cybo contre les plaintes du duc de Neubourg déclarant qu'il n'a rien dit contre lui, parce que il n'a pas pu lui parler, la visite ayant été troublée par l'impératrice Eléonore. Elle s'était engagée à faire obtenir à l'ambassadeur de Venise le même traitement qu'à lui; le duc de Neubourg n'a pas pu y consentir, de même qu'avait refusé de le faire l'archiduchesse Anna, qui agissait ainsi pour ne pas s'opposer à la volonté de l'empereur. « Le duc s'est dégagé d'une telle manière que je me suis trouvé obligé de ne pas lui faire visite. Il me paraît que ce dérangement dans les visites est un manque de respect envers S. S., surtout que l'on cherche à ne pas déplaire à l'ambassadeur de Venise... Je me console toutefois, sachant que l'empereur est très content de moi et
très fatigué de l'importunité du duc de Neubour^. Il a précipité le mariage de sa sœur pour s'en débarrasser. » Dans une autre dépêche, en clair, à la même date, il continue à se défendre au sujet du rapport que Neubourg avait envoyé contre lui: «Le duc se plaint que je l'aie obligé à fermer les fenêtres de la Loge du côté de l'empereur et des ambassadeurs. Mais c'est l'ambassadeur de Venise qui a fait les premières remontrances ; j'ai seulement tâché qu'on ne fit pas trop de bruit, puisqu'il s'agissait du beau-père de l'empereur, tandis que les ambassadeurs admettaient que les fenêtres fussent ouvertes du côté qui regarde l'autel. C'est l'empereur qui voulait qu'elles fussent fermées, mais on les trouva ouvertes et le duc refusa de les laisser fermer; c'est alors que je proposai ridée de Vincognito^ et S. M. en fut si contente qu'elle m'envoya son majordome pour me remercier .. . Le duc dit que nous avons forcé l'empereur; cela est faux, car il n'y a eu aucune discussion... Ce qui fâche le duc, c'est la déclaration di incognito^ mais, tandis que nous l'admettons seulement dans la tribune, la cour l'admet dans bien d'autres circonstances, ainsi, il n'est jamais escorté par des gardes. Si je n'y avais pas été on lui aurait fermé les fenêtres . . . S. A. dit que, de cette manière, elle ne peut pas traiter d'affaires avec moi; mais S. M. ne l'emploie jamais, il doit s'en aller... Deux fois j'ai demandé à le voir, et il m'a toujours fait dire de renvoyer ma visite. »
Le 27 novembre, Bonvisi informe Cybo que, afin de suivre les recommandations de S. E. pour ne pas donner la moindre inquiétude à l'empereur, il a résolu de chanter la messe habituelle le jour de Noël ... et que, pour le même motif, «il n'a pas fait d'opposition à ce que Ciccolini (1) revêtit la cimarre avec la croix pastorale et le cordon vert, comme les portent les évoques, quoique Segna ne soit pas en Hon-
(1) Voir le chapitre : Les droits de V Eglise.
fO INNOCENT XI ET LÉOPOLD l'''"
grie . . . J'ai fait semblant, ajoute-t-il, de ne pas le voir, même si sa nomination n'est pas présentée, et je remets le tout à la prudence de Y. Em. ».
Comme si ce n'était pas assez de toutes ces ditficultéa protocolaires à cause des prétentions des princes, la présence de Mgr Litta, nonce extraordinaire, porteur des langes pour le nouveau-né, donna aussi des soucis à Bonvisi. Après avoir bien accueilli son collègue et l'avoir logé chez lui, il est obligé d'informer Cybo comme suit, le 16 juillet 1679:
La settimana passata non avvisai à Vostra Em.^'^' l'andata di MonsJ® Litta ad un giardino, perche credei à quello, che egli mi haveva detto, di farlo per purgarsi in luogo, dove potesse godere l'apertura dell'aria, e perô non pensai più avanti ; Mi diede ad ogni modo fastidio la forma, che teneva, di non haverne mai discorso, ancorche all'hora prevedessi le ciarle, che si sarebberosparse, e l'interpretazioni, che si sarebbero date, quasi che fra di noi fossero seguiti disgusti, e rotture, e lo pregai à refletterci^ ma stette sempre costante in dirmi^ che haveva bisogno di un poco d'aria aperta, et all'hora li offersi di mandare al giardino, mobili, argenti e carrozze, che egli non accettô, et andando à fare una visita, di là passô à dirittura al giardino. Suppuosi, che questa. cosa si dovesse eseguire fra qualche giorno, e tornato à casa mandai al solito aile sue stanze à domandare, se voleva, che andassemo (sic) à pranzo, e mi fù detto da miei, ch'era rimasto al giardino, con ammirazione de' suoi più principali domestici. Questa tanto improvvisa esecuzione mi riempi la mente di dubbietà, e feci mille considerazioni se à sorte qualche mio disquidio ne havesse data causa, e mi messi à fare rigorosa ricerca délie mie azioni, et ordinai una esatta perquisizione di quelle de miei domestici, e non ritrovando, ne in me, ne in essi alcun defetto, mi quietai, perchesperai, che sarebbe ritornato doppo la purga, e perô non diedi k Vostra Em/'^ parte del fatto : J\îa poi hô sentito, che nella Cortesi discorreva, che eravamo venuti à gravi rotture, e più pigliava for/a il concetto dal sentirsi, che egli voleva provedersi di mute,.