LA FAMILLE ODESCALCHI
Livio; à la mort de Carlo, en 1673, il le prit sous sa tutelle, et le fit venir auprès de lui à Rome (1).
Borromeo et donna Giovanna, sa femme, nièce de S. S., de la même manière que don Livio est traité à Rome par l'ambassadeur d'Espagne. Mais, comme don Livio demeure encore incognito et qu'on ne sait pas quand pourra arriver pour lai l'occasion de traiter avec l'ambassadeur d'Espagne, et que, d'un autre côté, il n'y a pas de doute qu'on ne pourra pas lui refuser, de la part de l'ambassadeur ou d'autres, le titre d'Excellence, comme le sait bien V. S., ; il en informe le nonce, afin qu'il cherche à obtenir du gouverneur de Milan la révocation de son ordre. On attend une réponse.
Mais le 1'' mai 1678, Cj^bo rappelle à Mellini sa dépêche du î) janvier et le prévient que le gouverneur déclare n'avoir pas reçus les ordres envoyés de Madrid relatifs au comte Borromeo. Il prie le nonce d'éclaircir le malentendu, et l'informe que, dans la dernière audience, l'ambassadeur a annoncé à S. S. que S. M. avait envoyé la Toison d'or au comte Borromeo et quoique N. S. ait prié S. Exe. de remercier le roi, il le charge de répéter les
remercîments de S. S Le 24 juillet, Cybo engage Mellini «à
dire au comte d'Ai-agon, auquel il a parlé du traitement à user envers le comte Borromeo, que S. S. n'a rien su de cette demande, qui n'a été faite que sur mon ordre pej'sonnel. Comme il s'agissait de choses habituelles suivant les anciens exemples, il en a écrit sans importuner S. S. Et N. S., ayant appris le contenu du billet de don Pietro et ce qu'a dit de vive voix le marquis del Carpio de S. M. (j[ui est tout prêt à satisfaire au désir de S. S. a fait comprendre qu'Elle agréait fort « l'umanità » de l'oiïre ro^^ale, mais que, dans cette affaire. Elle n'avait diantre désir que ce que pouvait plaire et servir à S. M. . . . Cybo prie le nonce de répéter les mêmes phrases de S. B., à qui il parlera de cette question. La comtesse Borromeo mourut l'année suivante, et dans des Avvisl on lit; que le pape fut bien attristé de cette mort; qu'il resta enfermé chez lui toute la journée, mais qu'il défendit d'en faire part, refusant aussi d'en recevoir les condoléances.
(1) Quelques lettres de Benedetto Odescalchi à son neveu
A Rome, comme à Ferrare et à Novare, les vertus du cardinal Odescalchi furent remarquées et vivement appréciées. Elles lui ofagnèrent les sympathies des Romains, comme
A. M. Erba (de la Collection Albertoni) nous font voir avec quelle prudence le cardinal exerça cette tutelle:
« Li 11 novembre 1()73.
« Dalla carta di V. S. si vede corne Ella non saria stata di ritorno a Milano se non dopo la festa di S. Martine e che nell'istesso tempo il S. Livio si sarria portato a Como per proseouire qui i suoi studi con dar principio al corso délia filosofia per andarlo poi a continuare a Milano. finite le summole e se bene io ero di senso che si trovasse a Milano per il principio de studj corne gli accennai con le passate, tuttavia mi rimetto a quelle che V. S. ha stimato meglio ma subito che arrivera in Como non li mancheranno distrazioni se il Prête che l'assiste non usera diligenza e vigilanza per impedirle acciô che possa applicare allô studio il tempo che bisogna, e se bene non è da sperare che sij per fare gran pro£tto tutta via come ^^ S. bene considéra conviene tenerlo applicato si no a quel segno che la sua sanità e complessione puô permettere, nel reste quanto meno pratichi con altri, lo stimo più accertato in quest'età poichè la disinvoltura s'acquista poi col tempo e la riservatezza ne giovani è sempre più lodevole e più utile. Onde cosi in Como come in Milano non vorrsi che praticasse con scolari fuor di scuola ma che questa subito finita egli si ritirasse a casa e che non andasse alla scola se non nell'hora med""^ che devono cominciare le lezioni, e che si entri in scola.
« Per l'inventario io non saprei chi deputare, ma sarà bene andar pensando al modo più facile per farlo quanto prima cosi in Milano come in Como.
« Quanto alla stalla questa haverà bisogno di riforma. La lettiga non è più di bisogno : onde V. S. potrà ordinare che si faccia esito di muli.
« Il tiro a sei non si ha da continuare e l:)astano due cavalli per la carozza o al più quattro con uno o due da cavalcare. E