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LE CARDINAL, TUTEUR DE DON LIVIO

Odescalchi ; il se tint fort à l'écart. Des contemporains ont même écrit qu'étant en grande intimité avec son collègue Cybo, il l'engagea à faire des observations au cardinal AK tieri, secrétaire d'Etat, qui gouvernait l'Eglise bien plus que le pontife son oncle, âgé et infirme; et ce serait à cause de ces remontrances, qu'au conclave suivant, Altieri aurait été l'un des derniers à donner sa voix à Odescalchi. Celui-ci n'en travailla pas moins, à peine devenu pape, à faire ren-

trovasse a farne esito, forse si stimerà che si vaglia di questa. per il viaggio, nel quai caso potrà vendere un cavallo, per cavalcare qualche volta, quando sarà satio di stare in lettica; ma sebbene a Grenova li partent! usano maie e non muli la condotta ha bisogno di questi e mi par -novo che non si sia potuto accordare di far pigliar i muli a qualche condottiere di quelli che servona alla casa... Raccomando di novo a V. S. di participare al M^® Carcano il sentimento che ho di chiamar a Roma mio nipote... »

« 25 agosto 1674.

« Non si puô dubitare che il cam^^ insinui co^e non buone a! Sig. Livio e bene levarglielo d'attorno perché troppo importa chein questa età si tenghi lontano da cattive sugestioni sostituendo in suo luogo Martino giacchè soggetto di intera confidenza e quanto alla continuazione si anderà poi pensando qui a quel che possa essere espediente mentre la persona di Martino sarà a proposito ancora per la storia indicata... Al cameriere stimo bene non far moto alcuno del sentimento che si ha circa la sua fama^ se non nel tempo istesso che licenzierasi. »

« 15 Xbre 1674.

« Ancora questa settimana il corriero di Milano è capitatoassai tardi, se bene il tempo è stato bono, del quale ha godutoil S. Livio che gionse giovedi con bona salute, ne ha havuto tempi cattivi, se non i primi due giorni. Fece esito delli muli e lettigha in Bologna giacchè uno dei muli faceva dubitare chepotesse rimanere p. cammino e con lettiga pigliata in Bologna passô le montagne con mol ta félicita facendo il resto del viaggio sino a Roma a cavallo... »

trer dans les bonnes grâces de Louis XIV l'ancien Secrétaire d'Etat, avec lequel, pendant les dernières années de Clément X, il n'avait presque plus eu de rapports (1).

Le conclave d'où sortit Innocent XI dura 40 jours. Les membres du Sacré Collège voulant faire une nomination agréable à Louis XIV, qui, dans son ressentiment contre Altieri, n'avait même pas reconnu les cardinaux de la dernière promotion de Clément X, attendirent l'arrivée des cardinaux français; ceux-ci voyant que les autres électeurs étaient unanimes dans leur vote pour Odescalchi, finirent par se rallier à sa candidature.

Pendant le conclave le cardinal Odescalchi avait signé avec les autres membres du Sacré Collège, des capitulations {2).

(1) C'est l'abbé Siri, Résident à Paris de Ranuce, duc de Parme, qui dans sa lettre à son maître, en date du 11 août 1676, relève les véritables sentiments des conseillers de Louis XIV •envers le nouveau pape: « Les ministres d'ici se plaignent beaucoup qu'on dise que le roi a mis l'exclusive contro Odescalco, et surtout que le nonce Tait répété... Mais Mgr. Varese répond qu'il n'a dit que ce qui était dans la bouche de tout Paris. Et il m'a déclaré qu'il n'a fait que répéter ce que Le Tellier lui a dit il y a un mois à peu près, c'est-à-dire que le roi ne voulait ni Fachinetti ni Odescalchi . . . On veut à présent faire croire le contraire, et cela pour deux raisons: si Odescalchi réussissait on ne voudrait pas que ce fût contre la volonté de ceux qui sont les maîtres ici «t par suite de leur peu d'autorité. S'il échouait, on voudrait se soustraire au blâme d'avoir contribué à empêcher l'élection au souverain pontificat d'un personnage si digne et si renommé ; toutefois, si Altieri est sage, il se conduira de façon à faire connaître que la France a mis l'exclusive. . . Ici on ne veut pas de papes de grande valeur ; on accepterait volontiers un Oeri, un Carpegna ou quelque autre barhoglo (vieillard infirme). »

(2) Voir page 31 et suiv.

SON ÉLECTION AU PONTIFICAT li^

Sans aucun doute tous les cardinaux étaient disposés à faire honneur à leur si^^-nature au cas où ils auraient été élus, mais on peut atïirmer qu'Innocent doit être rangé parmi les papes qui ont été les plus scrupuleux à prendre les articles des capitulations comme règle fondamentale de l'administration de leur pontificat.

L'administration rigoureuse de l'Eglise, la vigilance pour le maintien et le progrès de la foi, de la dignité ée l'Eglise et du Saint-Siège, l'ordre et un bon gouvernement pour Rome^ la réforme des m œurs publiques et du clergé (1) en particulier furent les éléments du programme qu'Innocent XI se promettait de réaliser aussitôt après son élévation au trône de saint Pierre.

Le trésor pontifical n'avait plus de fonds, la banqueroute était imminente, et les dépenses dépassaient les revenus de 170,000 écus (2). Innocent paya immédiatement, de

(1) Dans un Avvlso de Rome du lU juin 1677 on lit:

« Il vigilantissimo Padre dei poveri per allegerire la Caméra di tanti pesi ha sospeso le medaglie d'oro e d'argento con risparmio de 8000 scudi anui : sopra di che strepitano i camerali ed altri intéressât! che, facendo caso degli utili e non délia devozione non vogliono vederle rimpiazzate da tanti Agnus Dei di cera.

« S, S. ha preso informazioni di tutta la prelatura e di altri soggetti che servono o pretendono servi re la S. S. volendo a relazione di frati cancellare chi tiene vita scandalosa. »

(2) « Li debiti delli Monti che ha la Caméra Apostolica è taie che li stessi ministri non sanno rintracciare la vera quantità^ mentre ogni giorno, o sotto uno c l'altro pretesto, danno giunte alli Monti di Regnanti, ma quanti le fanno maggiori, tanto più studiano di occultarle acciocchè non venghino in luce li aggravi délia Caméra Apostolica, che dopo bene adulti e accresciuti debiti. La voce che corre dell'aggravio de Monti è che si pagano all'anuo un milione e 800 mila ducati d'argento de frutti, con aggiunta d'altri 600,000 ducati annui che si pagano per gli uffici vacabili

sa propre fortune, 15,000 écus aux conclavistes. Grâce à <les économies dans son entourage, et à d'habiles mesures financières, il laissa, à sa mort, un million d'écus dans les -caisses du trésor.

Les impôts furent diminués sous son pontificat. Le peuple -eut toujours du blé, car le pa})e veilla rigoureusement sur l'administration de Vannone^ destituant même à deux reprises le surintendant et faisant jeter dans le Tibre le blé avarié. Il fit une sorte de conversion des bons des Monts- ■de-Piété, diminuant ainsi les intérêts que devait payer le fisc chaque année; et, afin de rendre l'administration des Montsde-Piété plus régulière et plus économique, il la mit sous

venduti. Questo aggravio di 1,400,000 di frutti annui non è invocato in dubbio dalli più informati dalla Corte e dello stato délia Caméra Apostolica. Onde ponendovi a queste le spese necessarie di Tnantenere il Pontificato, li ministri e quanto occorre in uno Stata grande, non fanno le rendite contrapeso équivalente, di modo che si calcola essere gli aggravi e le spese necessarie superiori di «entinaja e più milla scudi d'argento l'anno. D'essere in questa Eoma attaccata ogni anno la Caméra Apostolica, viene attribuita la colpa all'afFetto dei Pontefici verso le proprie case, ma conviene confessare haverne avuta gran parte il malgoverno, l'autorità assoluta e dispotica Pontificia, come si è toccato più sopra € l'ambizione di alcuni Papi di voler far guerre inopportune. » (Relation du chev. Mocenigo au Sénat de Venise en 1775).

Le 17 octobre 167G, Cybo écrit à Mellini : « Comme on a remarqué que les frais de Poste pour la correspondance avec Madrid à cause des nombreuses lettres de V. S. à sa famille et de celle-ci à V. S. montent à 200 écus par mois, S. S. trouve cette dépense trop forte et ordonne d'une manière absolue que dans les expéditions, à l'exception de lettres des Cardinaux et des Ministres, il n'y ait que celles de la Nonciature, car l'économie dans les dépenses des deniers publics est aussi louable que la profusion de l'argent des particuliers...»

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