LA DUCHESSE DE PORTSMOUTH
Duca di Richemont d'età di 7 anni in circa ha per Governatore un Protestante e porta le Armi d'inghilterra senza alcuna sbarra, quasi che fosse figlio legitimo, e non bastardo del E,e suo Padre, tutto che il Duca di Monmut, e gli altri figli naturali ponghino sempre nell'Armi per distinguersi da' veri Principi del sangue la sbarra predetta. Per elevare al Trono la duchessa di Posmuth serve di ostacolo grande la vita délia Regina, per insidiare alla quale già appariscono disposte le machine colPaccusarla di aver voluto far avvelenare il marito dal Medico che è pregione, e coll'imputarle esser venuti quattro Sicarii d'Irlanda per assassinarlo in Vindsor, et essere stati ricettati nelle Camere de' suoi Cappellani. Si terne molto per la Regina e si crederebbe vantaggio délia medesima l'esser mandata in esilio, dubitandosi che non basti per liberarla dalla morte la sua innocenza oppressa da cosi orribbile calunnia, il credito degli Ambasciatori di Portogallo pochissimo stimati dalla Corte e dal Popolo, e l'autorità del Re, che forse non havrà discaro di parer necessitato dalla giustitia, e dal Parlamento a perdere la moglie per restare in libertà di sposar publicamente la duchessa di Posmuth délia quale è affascinato. Taie tragedia e matrimonio perderebbe aifatto le speranze de' Cattolici e del Sig. Duca di lorch, e per questo rispetto se ne promuove l'effettuatione da Chausbery, e da,' Presbiteriani, la vera intëntione de' quali puô esssere sia rendere il Re sempre più nemico del fratello, più abborrito dalla Nobiltà del Paese, e da Principi forestieri, più bisognoso di dipendere da' Parlamentariî, e forsi cosi odiato dàl Pegno, che si apri congiuntura di formale processo per giustitiarlo, e per ridurre il governo d'inghilterra alla tanto sospirata Pepublica. In tanto il Re riformando alcune provisioni da lui date ai vari suoi Ministri, ha levati al Sig. Duca d'Iorch trentatrè mila scudi annui senza specificare per quanto tempo, tutto che lo limitasse a pochi mesi un altra volta che le angustie dell'erario Regio l'obbligarono a toglierne il pagamento.
Et, le 26 août, il écrit encore à Cybo, qu'il a présenté au duc d'York les thèses qu'il avait déjà envoyées à S. Em. le 12 août... «S. A., dit-il, me remercia, reo^rettant beaucoup qu'en Angleterre on puisse dire qu'elle avait inspiré un
Père irlandais à publier que le pape peut déposer les rois; car ainsi, les catholiques, imbus de ces maximes, pourront prendre les armes contre le roi en faveur d'York... Leduc s'est beaucoup plaint et m'a prié d'y remédier afin que le pape désavoue et punisse le religieux . . . J'ai répondu que cette doctrine avait des fauteurs, mais que sa publication n'était pas opportune et que, pour agir avec prudence, il suffisait de priver le religieux de ses fonctions de ledetir... S. A. agréa mon idée et me pria d'y donner suite, afin de pouvoir en informer ses amis de Londres. .. Avant que jeusse à m'occuper de cette affaire, le confesseur du duc, du même Ordre que l'auteur, avait fait enlever la feuille annexe par différents Pères de leur collège à Louvain, espérant que S. A. se déclarerait satisfaite, mais on trouva que les expressions étaient peu claires et qu'elles présentaient une ambiguïté, qui pouvait amener un mal plus grand encore, en faisant croire aux Anglais que les catholiques, déjà accusés en Angleterre de manquer de sincérité, en donnaient un nouvel exemple... Le duc brûla la feuille et accepta mon conseil... J'ai déjà tenu ma parole à l'égard du Père; et je m'expliquerai mieux, en lui disant qu'on ne réprouve pas sa doctrine, mais que les circonstances et la cause des catholiques obligent de lui procurer le dérangement d' un voyage... J'espère qu'il se sacrifiera pour le public; et aussi que V. Em. m'approuvera d'avoir, pour faire plaisir à un prince qui a si bien mérité de l'Eglise, fait partir un moine qui a été si peu circonspect. » Et, le 2 septembre, il ajoute que Forstal, auteur des thèses, reconnut le peu d'opportunité de sa publication, accepta le conseil, et partit pour Cologne et la Westphalie, afin de se réfugier dans un couvent de ce pays ».
Le 9, Tanari informe qu'un courrier extraordinaire vient d'arriver de Londres, avec un avis du 4, portant que la