BONVISI JUSTIFIE LES CONCESSIONS
Le même jour, il écrit : « m'attendant à ce que S. M. m'aurait donné la barrette hier, fête de S^ Léopold, du moment que les concessions faites aux hérétiques n'étaient pas assez graves pour empêcher cette consigne — j'ai été chez l'empereur pour lui demander s'il compte faire des concessions plus importantes, ajoutant que moi, nonce, je m'étais opposé à celles qu'on a accordées et que S. S. avait pris du temps à répondre. Je me suis ensuite fait remettre, par l'abbé Spada, le bref qu'il avait apporté avec la barrette afin de tout arrêter avec les maîtres des cérémonies, mais je n'ai pas trouvé le document principal : le bref qui charge l'empereur de me la remettre et dont on doit donner lecture, comme on le fait lorsque S. M. donne la Toison d'or au nom du roi d'Espagne. Je suppHe V. Em. de me le faire transmettre quoique la cérémonie de la barrette n'ait pas une grande importance, car je vais quand même à l'audience ; seulement je ne pourrai pas intervenir au couronnement, comme on désire et selon le rite » (i).
Et à la même date :
Vedrà V. E. nel foglio à parte lo stato di questi Trattati, e parmi cosa insoffribile, che per sostenere il Vescovo di Naistat contro l'articolo délia pacificazione di Vienna, si voglia sempre accrescere il pregiudizio délia Religione, dicendosi che gl'eretici si contenterebbero dell'ultime concessioni, se fosse remosso il Vescovo dalla presidenza. lo rappresento esser più giusto sodisfare sopra la persona d'un privato, che puô ricompensarsi in altro modo, che prostituire la Religione, ma il Prencipe di Swarzemberg, l'Hocher, et i Gesuiti sostentano talmente il Vescovo, che hanno impresso nell'animo dell'lmperatore, che non deva in alcun modo abbandonarlo, e trovai l'altro giorno S. M. cosi fisso in questo punto, che non potei persuaderlo in contrario, perché 11 hanno detto che sarà maggiore il benefizio délia Religione, il sostenere
reiir parce qu'il ne s'unit pas à elles. On dit aussi que le très-chrétien veut occuper Luxembourg comme compensation d'Alost.
(i) Et, le même jour, il prie S. Em. de remercier le pape de ce que son agent lui a écrit que S. S. a voulu le comprendre, quoique absent, dans la distribution qu'elle a fait faire de toute la promotion ; je me trouve, ajoutet-il, rempli de tant d'obligations, et je prie V. Em. d'humilier aux pieds de N. S. mes remercîments etc.
462 LA DIÈTE A ÉDEMBOURG.
il Vescovo zelantissimo per l'istessa^ che non sarebbe il negare la fabricadi alcune chiese ; Cosi mi riferiscono i contrarii del Vescovo, ne posso per l'arrabbiate passioni che regnano distinguere le cause ei motivi ma bensi ne vedo l'effetto.
Non sono veramente grandi le nuove concession! fatte à gl'eretici, perché sarebbe stato impossibile il negare l'esercizio nelle città, ma se ne facessero di nuove, stimerei necessario di farmi intendere, che partirei dalla Dieta per metter qualche freno, et l'eseguirlo in effelto, se le mie esortazioni non giovassero, per far costare la mia disapprovazione. Mi raccomando pero à Dio, che m'ispiri al meglio ; Et all'E. V. ecc.
Le 23, il répète que si d'une part il y a l'obstination des Hongrois à vouloir tout, de l'autre les ministres soutiennent Mgr de Neustadt ; on croit que si l'on donnait satisfaction sur ce point, tout le monde serait tranquille ; l'évêque de Vienne est aussi de cet avis. «En lui parlantje me suis plaint des théologiens qui ont toléré non seulement les premières concessions aux hérétiques, mais aussi les secondes ; Monseigneur me répondant qu'il y avait nécessité urgente, j'ai répliqué que je ne la voyais pas et, qu'en tout cas, elle ne forçait pas S. M. à donner aussi la satisfaction touchant le président de la Chambre et à s'engager dans les deux questions ; qu'il convenait, au moins, de céder au sujet de l'évêque plutôt que sur la question religieuse et, voyant le prélat très embarrassé de me répondre, j'en ai parlé à S. M. lui déclarant que j'avais l'ordre de protester contre tout, et de le faire toutefois sans la mécontenter. J'ai fait cette déclaration pour montrer à l'empereur qu'il y a nécessité à ne pas laisser courir ces préjudices à la religion et aussi pour donner à S. M. une raison juste de ne pas faire de plus grandes concessions ; du reste ma protestation pourra lui servir pour défaire ce qu'elle a fait, arrivant des temps meilleurs. S. M. approuva et promit qu'elle en resterait là et n'accorderait rien de plus aux hérétiques. J'attendrai cependant les lettres de V. Em. pour rédiger ma protestation afin de voir ce qu'elle pourra m'ordonner de plus, du moment que l'empereur assure qu'on n'ira pas plus loin ». Et Bonvisi conclut, que si l'impératrice n'était pas obstinée pour son couronnement, il y aurait bien moins d'obstacles ; mais il est