DERNIÈRES DIFFICULTÉS A LA DIÈTE
impossible de la persuader des dommages qu'elle occasionne, sans aucune utilité, car tout se réduit à une simple formalité et les deux dernières impératrices ne furent pas couronnées.
Le 30, il mande :
... lo havevo sempre sostenuto, che per terminare una volta la Dieta, bisognava venire à qualche temperamento, perché derogando le Diète susseguenti, aile precedenti, haverebbero voluto gl'Ungari discutere rigorosamente tutti i punti pernon pregiudicarsi, e questo haverebbe tirato in longo sette altri mesi di tempo, e perô doveva S. M. dichiarare, che non potendosi più protraere la Dieta, per l'inclemenza del tempo, e per la penuria di tutte le cose, e molto più per l'urgenza di altri negozii, che lo richiamavano à Vienna, intendeva che tutto quello, che haveva conceduto, e quello che si tralasciava non pregiudicasse à i privilegii del Regno, rimettendone la total discussione ad un'altra Dieta da convocarsi subito, che le congiunture lo permettessero ; Et essendosi risoluto in questa forma si spera che gl'Ungari se ne contenteranno ; e hier mattina nel consesso universale degl'Ungari, né fù fatta la proposizione dal Cancelliero di Corte, assistito dà quello di Boemia, deputati commissarii dà S. M.,con parole molto affettuose, e di grande stima verso questa nazione, e fù ricevuta con grand'applauso, e spero avanti di serrar questa lettera, di poter per proscritto dare à V. E. la certezza, che tutto restera terminato con sodisfazione scambievole, e che per li 9 del futuro sia per farsi la Coronazione dell'Imperatrice ; Confermo intanto à V. E. ecc.
P. S. Il modo chè fù tenuto hieri dal Palatino, non piacque à i Regnicoli, perché partiti i Deputati Cesarei, disse che si doveva ringraziare S. M. deirespressioni fatte, con supplicarlo délia Coronazione dell'Imperatrice, et alcuni che haveva praticati antecedentemente applaudirno, et il Clero consenti, ma i Regnicoli rimasero sorpresi, e non rispuosero, et il Palatino pigliando il silenzio per approvazione, fece suonar le trombe in segno d'allegrezza, et ando à fare l'istanza all'Imperatore. I Regnicoli dicono che non contradiranno, ma vogliono esser ricercati con le forme solite. Spero perô che non portera disturbo, tuttavia ci è sempre dà temere di questi cervelli, e che cercheranno di ottenere qualche altra sodisfazione.
Le même jour, il dit que la protestation à présenter aux chanceliers de Hongrie et d'Autriche est prête et qu'il s'est basé poui la rédiger sur le texte de Mgr Bevilacqua, envoyé
4^4 LA DIÈTE A ÉDEMBOURG.
par S. Em. « Mais, du moment, écrit-il, que V. Em. m'a recommandé de la présenter sans bruit, afin de ne pas exaspérer le peuple et la Cour, j'ai annoncé à S. M. que j'avais l'ordre de protester, mais qu'afin de ne pas porter préjudice à ses intérêts, je voulais prendre sur moi la responsabilité, espérant que le pape n'en saurait rien, d'apprendre de S. M. le moment où elle croit opportun de publier la protestation. L'empereur parut être bien content de ma démarche ; or en annonçant à S. M. l'intention de N. S., de s'opposer à tout, je crois avoir réussi à ne pas créer de confusion, prenant sur moi le reproche de quelque négligence à servir V.,Em. Me trouvant le soir même avec Mgr de Vienne et le Palatin,je leur ai déclaré que j'étais décidé à protester, mais le Palatin me pria de retarder de deux ou trois jours ; j'ai adhéré à sa demande laissant croire que j'ignorais ce qu'on allait proposer à la Diète pour fixer un accommodement temporaire ; S. M. du reste m'en avait déjà donné l'avis. Et Bonvisi conclut que, de cette manière, les Hongrois croiront négligence de ma part ce qui n'a été qu'un artifice, d'autant plus qu'il y a quelques jours j'en ai averti Mgr de Strygonie. »
Le 7 décembre, Bonvisi écrit : j'ai employé toutes les diligences à raccommoder les affaires de la Hongrie, et j'avoue que jamais dans d'autres négociations je n'ai trouvé autant de difficultés. Le sujet de la religion est si délicat, qu'il doit le traiter sans diminuer sa propre autorité et aussi sans causer la rupture de la Diète, ce qui serait une perte pour toute la chrétienté ; il a fallu travailler, tandis qu'il y a discorde parmi les conseillers allemands dont chacun détruit ce qu'un autre d'eux avait fait. La proposition du Palatin à la Diète a été mal conseillée, et Hocher m'avoua que si après la publication du couronnement (i), la Hongrie s'était obstinée,
(i) Le même jour il informe : -'
Restando stabiiita, corne si scrisse,la Coronazione deli'Imperatrice per li 9 del corrente, si mandô à Presburgo à pigliar la corona reale, e venerdî fù intrpdotta in Edemburgo con solenne cavalcata. Precedevano 300