CYBO CONSEILLE LA LIGUE
Trà tanto mérita una particolar riflessione la tragedia che si recita nella regia di Moscha (sic). E puo temersi che questo sia uil castigo, che Dio vuol dare ancora ir vita à quella natione, perche portando, benche immeritamente il nome di Christiana, hà trascurato il difendere la Christianità contro gl'infedeli. Che sarà di colorô, che vivendo nel grembo délia Chiesa Catl'^'* sono rei dell'istessa, e forse di maggior colpa ? Non lasci V. S. 111"^^ di far apprendere à chi bisogna questa consideratione ecc.
Le 5 septembre, Cybo lui écrit : « Depuis longtemps S. S. a travaillé à persuader le roi de former la ligue défensive avec César contre les Turcs, mais on n'a rien voulu entendre ; à présent que le feu est allumé dans une maison voisine, le roi s'y décidera. V. S. tâchera d'en hâter la conclusion, .car, outre l'urgence de la situation, il y a que l'empereur est bien armé et, uni à un roi de tant de réputation guerrière, le succès est assuré. Le roi pourra bien s'armer sans réunir la Diète » (i).
Le 9, Pallavicini à son tour écrit : « Le 19, j'informais que Mgr de Leceovia m'avait fait part du désir de S. M. de tenir en suspens la promotion de Mgr de Beauvais, et que lui ayant objecté : si N. S. voulait faire la promotion, S. M. serait-elle contente qu'elle fût suspendue ?, monseigneur répondit que oui. A présent j'ai voulu être fixé sur l'opinion du roi", j'en ai parlé de nouveau au prélat et lui ai demandé s'il avait écrit à S. M. ; il me répondit que le roi avait approuvé la suspension (2). S. M. a aussi reproché à Vitry la rupture de la Diète, trouvant que le très-chrétien le traite mal, bien qu'il lui doive des obligations pour ce qu'il a fait, entre autres en Prusse, il
(i) Le même jour, Cybo répond que de la lettre transmise de la duchesse on déduit qu'elle ne veut payer que 50,000 fl. à présent, 20,000 sous peu et le reste avant l'hiver. « V. S. tâchera de faire en sorte qu'au moins à ces époques le remboursement ait lieu». Et, le 22 novembre, il exprime le regret que la duchesse prétende payer les 50,000 avec l'agio ; ce n'est pas bien de répondre par cette exigence à la générosité paternelle de N. S.
(2) Et, le 10 octobre, Cybo lui répète que ce qu'il a expliqué sur l'affaire Beauvais suffit ; « dorénavant V. S. recueillera les nouvelles à ce sujet et m'en informera, sans plus faire de démarches ».
y a des années, en faveur de la Suède ; il en fallut de peu que la Pologne n'eût une guerre avec le Danemark et le Brandebourg. Le roi se plaignit aussi de ce que la reine n'a rien obtenu de ce qu'elle a demandé. On peut donc croire que les mauvaises dispositions augmentent plutôt que de diminuer... Je sais qu'est retourné de France Domenico del Padre, qui, le 26 août, avait été envoyé par la reine à Paris ; peut-être lui aura-t-il apporté quelque consolation... On dit que le palatin de Posnanie a demandé pardon de la rupture de la Diète et qu'il aurait avoué avoir conclu le traité et reçu de l'argent des ambassadeurs de France ; si cela est vrai il n'y a pas à s'étonner que tout soit resté ignoré, même au roi, car pour le savoir il a fallu l'aveu de l'auteur.
Le 12, Cybo lui réplique qu'il n'importe plus de chercher les motits de la dissolution de la Diète de Grodna ni de la nomination ou mieux de la recommandation de Beauvais ; qu'il faut laisser le roi penser à ses affaires et qu'il suffit de prendre note de ce que dit S. M à ce sujet. Toutefois, il importe davantage de le rassurer, de lui faire comprendre le danger commun et la nécessité de rester uni à l'empereur, afin de reprendre Kamenitz du moment que les Turcs ont levé le masque par l'occupation de Cassovie (i).
(i) Et, le 26, il répète, que l'attaque de Kamenitz serait une excellente affaire ; il lui ordonne de maintenir le plus possible la bonne correspondance encre le roi et César ; « et que, quanta Beauvais, il faut bien faire savoir que ni le roi ni d'autre prince de la terre peut nommer de cardinaux, mais il leur est permis de supplier le pape de promouvoir au cardinalat un de leurs nationaux. Le roi de Pologne n'est pas en possession de ce droit comme le sont l'empereur et les deux Couronnes. Du reste, il ne convient pas que V. S. s'occupe du but que peut avoir S. S. en ces suspensions ». Et, déjà le 16, il avait écrit à Pallavicini :
Rispose egregiamente V. S. Ill"ia ail' intimo dclla Regina che le scrisse intorno alla nomina ô sia raccomandatione del vescovo di Bovè ; che la promotione è incerta corne il giorno del Giuditio. E tal risposta valç ancora per Monsr Vescovo di Luceoria, il quai fece istanza che promotio episcopi Bellovacensis tantispcr in suspenso detineatur. E' da sperarsi che havrà tempo quanto vuolc S. Mt^per deliberare.Taii notitie sono di somma importrnza, e convicn di farne caso ; ma nel procurarle bisogna andar molto cauto, ben-