CIRCULAIRE POUR LES SUBSIDES
d'entendre la lecture de la lettre de S. Em. visant les quatre parties d'argent que N. S. veut lui accorder en tant de besoins «Elle m'a témoigné sa grande reconnaissance pour les obligations qu'elle a envers S. S., ajoutant que de ce commencement elle en tirait des espérances de plus fortes assistances » On ne peut pas imaginer combien il faut d'argent tant pour les fortifications que pour les provisions de vivres ; on doit aussi donner beaucoup d'argent à l'électeur de Bavière pour la ligue ; l'électeur de Brandebourg en demande aussi, promettant qu'avec cela il donnera des .troupes. «J'ai écrit au nonce de Cologne pour savoir ce qu'il y avait de disponible de l'argent destiné à fonder la commende de Malte et je prie V. Em. de me dire si N. S. en fait cadeau ou s'il le prête comme celui de la caisse du sel ; pour celui-ci j'ai prié Mgr de Prague de le verser aux ministres, retirant des obligations selon les formules fixées. Je ne sais que dire sur l'emploi et sur la vigilance que je pourrais exercer, étant certain que ce qu'on retire des provinces désormais est dépensé pour la guerre. A propos des sommes que remettra le nonce de Pologne : l'argent remis par S. S. et celui à être remboursé par la duchesse de Radziwill, j'ai fait la proposition de ne pas retirer l'argent de la Pologne, car on donnerait ainsi des prétextes aux polonais de se plaindre d'avoir changé ce qu'on avait fixé ; et S. M. a approuvé mon idée et y adhéra d'autant plus que, ne se faisant pas la ligue, l'argent serait plus à la portée pour le passer à Lubomirsky » (i).
Et, le 20, Cybo l'engage à dire à S. M. qu'en outre du trèschrétien on a aussi écrit à d'autres princes pour les décider à
princes comme on a déjà fait avec la Bavière. J'ai approuvé ce changement, ajoutant que ferait bon effet si on publiait que l'empereur ira en Hongrie pour huit jours, lorsqu'on réunira l'armée, car les colonels, sachant que S. M. passera en revue l'armée, seront plus attentifs ; mon conseil a plu à l'évêque ». Et, le 14, il écrit que Tôkoli semble vouloir un accord par peur, et que d'Espagne sont arrivés 4000 thaï, pour le voyage à Ratisbonne.
(i) Le 6 mars, Cybo l'approuve d'attendre de voir ce que fera la Diète générale de Pologne avant de décider sur l'emploi de l'argent.
6i4 l'attente de l'empereur.
donner des secours ; et il lui envoie la liste des personnes auxquelles on a écrit pour la guerre de Candie (i).
Le 21, Bonvisi transmet à Cybo trois lettres ; dans la première il écrit : « le maréchal de la Cour m'a dit que l'empereur accepte la médiation du roi de Pologne et qu'il en écrira à Varsovie ; plus tard j'ai appris de S. M. qu'on n'a rien fait, mais qu'on le fera ; ainsi le roi croira que j'ai voulu le tromper ou que je me suis laissé tromper. J'ai observé ensuite à S. M. combien on agissait mal en ôtant le crédit à mes renseignements. Je crois que le maréchal a voulu m'endormir afin de ne pas faire avancer la médiation, que du reste je n'aurais pas faite, d'autant plus que V.Em. ne l'approuve pas. Le maréchal ne voudrait pas que les négociations avec Tokoli soient retirées au Président de Guerre, son dépendant, espérant que celui-ci pourra réussir quoiqu'il soit l'homme le plus impopulaire du monde. Malheureusement les prévisions du maréchal pourront se réaliser, malgré que S. M. nie qu'on voudrait charger aussi Tokoli de la médiation avec les Turcs ce qui serait bien dangereux. J'appelle cette Cour : honte des ministres, car il ne suffit pas de prendre toutes les précautions pour ne pas être trompé, tant en donnant les nouvelles qu'en référant les intentions qu'on a sur les négociations en cours (2).
(i) Nota di tutti gl'Arcivescovati, e Vescovati dell'Imperio, posseduti dei i Cattolici, de quali alcuni ne sono uniti in una testa.
Arcivescovo : di Magonza, di Colonia, che insieme possède il Vescovato di Liegi, e d'Hildeseim di Treviri, che possède il Vescovato di Spira di Salsburgo.
Vescovi : di Bamberga e d'Erbipoli, di Paderbona, e Munster, di Fraisinga, e di Ratisbona d'Argentina, di Passavia, d'Histat., d'Augusta., di Costanza, di Basilea, di Vormazia, di Trento, di Bressanone.
Per la Congregazione Helvetica.
Il Vescovato d'Osnabruck è adesso posseduto da un Principe eretico.
Di piià si è scritto al Sr Card. Buonvisi a Vienna, et à Monsr Nunzio in Colonia dandosi loro la facoltà di scriver à tutti gl'Abbati che sono compresi nelle loro nunziature e l'istesso si è ordinato al nunzio in Lucerna.
(2) Le 13 mars, Cybo lui répond « le roi de Pologne ne peut pas s'étonner de ce que V. Em. ait annoncé, comme exécutée, la résolution de cette Cour
PROJETS DE TOKOLT. 615
Dans la seconde, il annonce :
Mando à V. E. la copia (i) délie Proposizioni fatte dal Tekeli nella
qui reste suspendue, tandis qu'il est notoire que les princes changent d'opinion d'un moment à l'autre. Cependant, il n'est pas mauvais qu'une résolution,plus nécessaire au gouvernement politique que d'honneur à la religion, soit décidée à l'insu de V, Em. »
(i) Conditioni, che il G. Signore accorda à i popoli d'Ungaria in lettera scritta di sua propria mano, e sigillata co'l suo sigillo. i. Il Conte Emerico Teckeli di Retzmarch dell' illustre Casa del Prencipe Gabriel Bethlehem, sarà stabilito Rè d'Ungaria, e morendo egli la sua Altezza haverà sotto la sua protettione la Regina sua sposa, il di cui padre hà perduta la vita per la fedeltà, che haveva promessa, e osservata alla Porta Ottomana, e questa protettione si estenderà tanto sopra la di lei persona, quanto generalmente sopra tutti li suoi béni.
2. Gli Ungari, dopô la morte del Conte Techeli, e quella de' suoi figliuoli, potranno eleggere, e far Rè quello, che à loro placera, con obligo di diarne aviso alla Porta Ottomana.
3. Il présente onorario, che l'Ungaria si è esibita, et hà promesso di pagare ogn'anno à i Turchi, non sarà mai in modo alcuno augumentato.
4. Saranno inviolabilmente conservât! in tutti li loro privilegi, libertà, immunità e franchiggie, senza, che mai vi si metta la mano.
5. Saranno protetti, e difesi dà Turchi contro tutti i loro nemici, tali quali possano essere.
6. Li Turchi non molesteranno in maniera alcuna quelli, che haveranno abbracciato il partito del Teckeli, anzi soggiogheranno tutti quelli, che à loro verranno opporsi.
7. Li Turchi non faranno mai pace con gli Alemanni, che gli Ungari non vi sianô compresi, e non la prescrivono in maniera, ch'essi non siano liberi d'ogni timoré.
8. Li Turchi rimetteranno à gli Ungari tutte le piazze, che le truppe Ottomane potranno occupare, e le consegneranno nello stato medesimo, che le haveranno trovate.
9. Li Turchi osserveranno religiosa, et invilabilmente, per quello riguarda l'Ungaria, le conditioni di pace, fatte con gli Alemanni à San Gottardo.
10. Li Gesuiti, come perturbatori del bene, e del riposo publico saranno scacciati dall'Ungaria, per non esservi mai più ammessi ; e saranno irremissibilmente puniti, e con pêne rigorose quelli, che ardiranno pro curare alla Porta il nuovo loro stabilimento, e cosî tutti quelli, che vi presteranno consiglio, ô favore.
11. Li tributi de' luoghi, che si sono resi non saranno in maniera alcuna augmentât!, e quello, c'hanno sin qui contribbito à i Turchi, ed alli Ungari starà sempre al medesimo stato.
6i6 l'attente de l'empereur.
radunanza di Cassovia, et havendo considerata per molto temeraria l'assertione de' esser stato richiesto dà S. M., délia sua mediazione col Turco, le stimai apocrife, e procurai di saper il vero da S. M., che mi disse essersi egli molto avanzato, mentre solo li haveva dato l'assenso di procurar destramenta se ci fossero stati ripieghi di far la pace. Rappresentai dunque à S. M. che questa temeraria dichiarazione, e l'ambasciata, che voleva spedire alla Porta, li haverebbe molto pregiudicato nella stima del Mondo, che vedrebbe esser stato richiesto un ribelle per mediatore, e molto danno farebbe ancora in Polonia, pendente il Trattato délia Lega, per il timoré, che hanno, di esser abbandonati, e perô l'esortai, che informasse di tutto il suo Ambasciatore, e sollicitasse la Lega col patto reciproco di non aggiustarsi l'uno senzo l'altro, perché cosi si leverebbero tutte le gelosie à i Polacchi, et il Tekeli resterebbe screditato con la Porta, per le sue temerarie assersioni, e S. M. abbraccio il consiglio. Stimo anche bene di mandare à V. E. copia dell'ultima lettera mia, responsiva al Sig'' Gran Tesoriero di Polonia, principal fautore del partito Francese, per animarlo à favorire il Trattato, dan do al Nunzio tutti i lumi, che posso havere.
Dans la troisième, il écrit : « j'ai répété à S. M. mon idée qu'elle écrive au pape directement, s'excusant si parl'urgence on n'a pu bien réfléchir s'il y aurait offense à l'Immunité ecclésiastique dans la publication du décret du centième, qu'en conséquence elle priait S. S. de lui donner une quelconque sanatoria, dont il y a défaut. Il m'a paru que toute résolution va être examinée par des personnes hostiles entre elles et qui ne cherchent autre chose que de s'opposer à tout. Il est sûr de douter que prendre une provision de suite ou plus tard
12. Li tesorieri d'Ungaria haveranno libero passaggio per tutte le terre délia dominatione Ottomana.
13. E venendo essi alla Porta per portare il Regallo {sic) onorario, che gli hanno promesso, ô per altro affare, vi saranno onorevolmente ricevati.
Questo présente, ô regallo, che è di 40000 scudi ogn'anno non sarà mai accresciuto.
L'Imperator de' Turchi s'obliga con giuramento, e sopra la sua parola impériale, tanto per se, che per tutta la natione Ottomana, e sopra la fede de' Turchi, à mantenere tutto quello, che di sopra si è dctto, purche gli Ungari da lor medesimi non vi contravengano.