INQUIÉTUDES AU SUJET DE LA FRANCE, 63I
furieux, n'admettant pas qu'on puisse avoir des copies, même non authentiques et scellées, qu'avec l'assentiment de l'empereur et la pluralité des voix... On écrit de Pologne que le gr. Trésorier, pour adoucir le roi, est disposé à renoncer à sa charge parce qu'on diffère à le juger dans une autre Diète.
Le 10, Cybo l'avertit que, malgré ce qu'il a écrit en clair touchant les besoins de la Chambre apostolique, le pape a consenti à faire une remise à l'empereur, à lui concéder de nouvelles grâces afin qu'il puisse plus efficacement se préparer contre les Turcs. S. M., à démontrer sa reconnaissance aux démonstrations paternelles, doit se rendre plus facile à réparer les offenses faites par ses ministres à l'Eglise.
Le II, Bonvisi annonce :
Hô appoggiato con l'Imperatore, e con i ministri con nuove, e vivissime istanze il contenuto del Brave concernante la pace générale dair Europa, a ne hanno nostrato premuroso desiderio nella forma praticabili, stimando quelle che sono state proposte à S. S'^ totalmente impraticabili, per le ragioni, che mi dissero, e che significai à V. E. con le passate, che percio rispondarabbero diffusamenta al Brave, e sparavano, cha S. B"^ conoscarabba gl'artifizij . che tandavano alla distruziona dalla Casa d'Austria, a dall' Italia ; Non potarsi résistera alla potanza di Francasi sanza de Laghe, che si sono fatta, e quasta si discioglierebbero con intraprandara Tjattati particolari, parô stavanoforti in dasidararli genarali, et in tal caso mostrarà S. M. Cas^ la sua inclinaziona alla pace, ma per cavar profitto dà i Trattati era necesaria la promessa di non molestare alcuna parte dalla Christianità. Espongo tutto ciô cha mi è stato risposto, rimattendomi à quel più, che hanno datto di voler rispondare à dirittura. à V. E. ace,
Le 17, Cybo mande :
Si mandano à V. E. due Brevi, ne quali S. S^^ concède ail' Impï"^ una contribuzione da imporsi al Claro fino alla somma di cinquecanto mila fiorini, e la vendita del Castello di Tanovitz. A quasti due Brevi si aggiunge il tarzo par la vendita dagli arganti dalla chiase, di cui non si è data alcuna notitia à quasto Sig*" Inviato Casareo, volando la S'a Sua che passi con grandissimo sagreto, e con questo appunto sia da V. E. communicato solamente à S. M'^, et alla possa sarvirsene in caso di présenta, et urgantissimo bisogno, valandosi intanto di quelle délia contributione suddeta di 500,000 fiorini. Si è stimato bene d'inviarlo
632 l'attente de l'empereur.
anticipatamente à V. E. perche nascendo qualche improvisa urgenza, possa esser pronto, e non si habbia da aspettar di quà con detrimento délia publica difesa.
Le 18 avril, Bonvisi remercie S. Em. de sa bienveillance et l'informe que, quoiqu'on reconnaît l'erreur du décret du centième, on veut le soutenir et on tient l'empereur dans l'indécision, prétendant que si on demande le consentement il sera impossible d'avoir du clergé aussi les contributions ordinaires ; « j'ai répondu que celles-ci sont déjà acceptées du clergé sans jamais faire d'opposition, mais que la dernière a été ordonnée contre les formes habituelles et je crois réussir à les persuader ; mais je dois agir avec habileté (destrezza) car les malveillants disent que le pape, pour apaiser les orages de la Couronne de France, se montre difficile pour accorder le nécessaire afin d'obliger l'empereur à accepter les propositions françaises ; et le personnage qui me persécute m'accuse même de tenir pour la France. Je ne me trouble pas, mais je suis obligé à une plus grande prudence ».