‹ Innocent XIChapitre 250 sur 430 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

La Diète de Varsovie.

Le roi de Pologne parvient à obtenir de la nouvelle Diète l'autorisation de conclure la ligue avec l'empereur et de se préparer à la guerre contre les Turcs.

Le 2 janvier 1683, Cybo envoie à Pallavicini deux lettres : dans la première il l'assure qu'il lira ce qu'il a écrit en clair touchant la ligue; et N. S. approuve la notification qu'il a faite à Bonvisi selon les instructions du roi, du désir que S. M. a de voir établi un bon accord entre l'empereur et Tôkoli et l'offre royale de son entremise. Et, dans la seconde, il lui répond :

Su l'emergenze dell'Ungheria, che hanno recata a V. S. I. abbondante materia di formar discorso intorno à i modi, che potrebbero tenersi per veder collegati i Polacchi con Cesare, e con cio difesa ad un tempo non meno la Polonia, che l'Ungheria medesima, ni occorre accennarle, che cotesta bellicosa nazione puo far testa, e alla potenza Ottomana, e à qualunque altra per se medesima, poichè se bene non puô dirsi la Polonia rimaner pur hoggi ne) vigore, e nelle prosperità di prima, ad ogni modo non è cosi costernata, e depressa> che noii vaglia à far conoscer la qualità délie sue forze, e del suo natural valore. E ben vero perô, che per eseguir questa parte, è necessario, che i Polacchi si riuniscan d'animo, e di forze frà loro stessi, e non vogliano per cagioni private, e per interessi particolari abbandonar la difesa délia causa publica, e la sicurezza délia patria, perche in tal maniera si perderanno al certo con tutti gl'aiuti, che lor si dassero. Per altro

molto opportuna, e propria riuscirebbe la collegazione accennata fra Cesare, e cotesta corona à i regni deU'un, e l'altra ; e se bene i Polacchi vedendo hoggi attaccata l'Ungheria, par loro non uguale il vantaggio, doverebbero essi nondimeno riflettere ; che perduto questo considerabile antemurale, che Iddio non voglia, è poi più che certa la perdita délia Polonia, la quale aperta da ogni parte, resta tutta à descrizione (sic) dcl Turco istesso, e che forse stimando egli di haverla à sua disposizione non si cura d'impadronirsene presentemente. Quanto poi alla promessa de i 500,000 fiorini esibiti per il passato, havendo rimp""^ fatta istanza à V. S. per validi soccorsi in difesa deU'Ungheria invasa da ribelli coll'assistenza de Turchi, non puo la S. Sua pensar à dar aiuti ad altra parte hoggi non attaccata, e solo ad oggetto di riparar al maie, che puô venirgli. E circa le décime non essendosi volute concéder dalla Spagna, quando per parte di S. B. se ne fecero le istanze, se bene anche dalla S. S. si concedessero, non mai ne potrebbe seguir in tempo opportuno l'esigenza. Ciô è quello ch'io per comandamento di S. S^^ posso replicar à V. S. I., alla quale fratanto auguro ecc.

Le 6, Pallavicini annonce que les adversaires de la ligue avec César demandent, entre autres, que l'empereur s'engage vis-à-vis de la République à ne pas s'arranger avec les Turcs ; et pour justifier leurs prétentions ils rappellent que l'empereur, aidant la Pologne contre la Suède, avait voulu comme gage Cracovie et Posnanie ; mais cette opposition n'aura pas de valeur... Dans la Pologne majeure on a élu nonce Przyiemski qui a causé la rupture de la dernière Diète ; cette élection a déplu au roi, toutefois les instructions qu'on donne aux nonces dans les diétines sont bien adoucies. Et, le 13, il ajoute que le secrétaire du résident, arrivé de Vienne, a déclaré que l'empereur est très bien disposé à un accord et aurait dit : fide data spondemus neutiquam de tractatu — celui de paix avec les Turcs — cogitatiiros donec comitia Polonica vite ahsolvantur. C'est une bonne réponse à ceux qui craignaient que l'empereur signerait la paix avec les Turcs tout en négociant avec la Pologne. La gr. Pologne a inclu dans les instructions à ses nonces de ne pas admettre la ligue avec César s'il n'engage pas avec lui tout l'empire ; mais on envisage cette clause comme un moyen d'opposition à la conclusion du traité. Le roi a accepté d'être arbitre entre le très-chrétien et César ;

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