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LA DIÈTE VOTE LA LIGUE

relation de la conférence de ce jour, la Diète a été renvoyée à dix jours. Le 17 mars, il mande :

Una nuova Conferenza si è fatta fra li Plenipotentiarii Cesarei,... Passavano cosi i giorni senza frutto, ne i temperamenti che si proponevano erano abbracciati da ambe le parti e taie fù quello, che si obligassero in vim Juramenti e l'altro, che conteneva varie altre cautele de più stringenti. Quando fii fatto intendere al Nuntio che per veder di terminai questo negotio si contentasse di l'are una Conferenza, convenendo in un'istesso luogo le Parti, e mediando lui : e cosi si fece, stando pero le Parti separate et in modo, che una non sentisse l'altra, ma il Nuntio passasse hor dall' una hor dall'altra per fare le propositioni, et udir le risposte. E qui dopo molti tem.peramenti l'ultimo et accettato fù, Che si facesse un articolo separato e segreto nel quale si parlasse del giuramento, acciô non apparisse nel Trattato délia Lega chè sera publico. In questo publico si convenisse nelle forme solite da usarsi dall' Imperatori. In quello si dicesse, che volendo le Parti che il Trattato si dovesse confermare con giuramento, questo s'interponesse : E perché i Cesarei dicevano al Nuntio, come non stimavano di poter persuadere llmperatore à voler prestare il giuramento colle sollennità solite e che saria stato difficilissimo che lo prestasse personalmente fù concluso di proporre à Pollacchi, che il giuramento si dovesse prestare nelle mani di S. S^^ e cosi per mezzo d'altri ; e cio trattandosi d'una lega santa e per mantenimento délia fedee difesa délia Religione, con che sodisfacevasi alla maggior parte de' riguardi sud. e speravasi di poterci tirar Cesare à ratificare il Trattato. Hor tal proposta fu fatta à Polacchi e mostratole quanto accresceva di veneratione et religione il modo di fare tal giuramento, il Re, et i Ministri l'accettorno, e doverassi proporre alla Republica, reassumendosi questa materia interrotta per la lettura délie Cifre che avviso a parte.

Intanto si va formando da Pollacchi la minuta del Trattato ; nella quale fassi fra l'altra la dovuta mentione délia gran sollecitudine e cura di S« S^à per i^ difesa délia Christianità, délia religione et di questi Regni contro il maggior e più formidabile Inimico del nome Christiano.

Le même jour, il informe que les Moscovites s'approchent ; et craignant que leur présence puisse donner occasion à des prétextes aux adversaires de la ligue, il a fait insérer dans le traité un article qui permet d'admettre d'autres à participer

à la ligue... Un Aga Turc est arrivé dans le voisinage, envoyé par le gr. Vizir, mais on le tient loin afin qu'il ne soit pas l'occasion de troubles ; à la Cour on dit qu'il vient demander la permission pour les Tartares de passer par le royaume... Dans la Diète les voix semblaient se partager, mais après la lecture du rapport de la conférence on fut d'avis de conclure la ligue ; on demanda, pour délibérer, la lecture d'un vieux rapport sur les moyens et les finances du royaume ; le palatin de Posnanie fit des observations sur les armements de la Pologne, déclarant toutefois qu'il suivra la majorité. Enfin, ayant tous voté, le roi fit proclamer la ligue avec César, celle-ci ayant réuni l'unanimité, demandant toutefois s'il y avait quelque opposant. Przyiemski, aussi hardi que fameux, dit qu'on devait délibérer, le sujet étant très important, car il s'agissait de rompre la paix avec la plus grande puissance du monde ; on a renvoyé à la séance du lendemain, dans laquelle trois fois on répéta la proclamation et le maréchal déclara : la ligue avec César est décidée.* On a ensuite discuté les moyens pour mettre sur pied les 36.000 soldats, et pour prélever les contributions selon un vieux tarif qui est plus équitable que les autres. Il ne reste que peu à faire, mais il faut être attentif afin^que n'arrive pas la rupture (i) ». Le 21, il ajoute :

Hà travagliato il Nuntio Apostolico per togliere dall' animo del Sig'" Ambasciatore di Francia l'opinione che se l'imputi d'haver tentato di levare il Re dal Trono à fine di smorzare per quanto si puo il fuoco che s'accende, et in vero non era cosa più atta per farlo crescere in

(i) Et Pallavicini ajoute, que dans une autre conférence avec les césariens, on parla du serment que l'empereur ne veut pas prêter ; et ce refus fait naître tellement d'ombres, qu'on doute d'une conclusion favorable et le roi demanda le concours du nonce apostolique, car plus l'empereur maintient son refus et plus augmentent les soupçons des polonais. On leur a dit qui si on trouve que César a prononcé d'autres serments, il jurerait. On chercha dans les histoires et on trouva que l'empereur avait juré les accords stipulés par l'archiduc Maximilien avec Etienne Batthyani. mais les césariens répondirent'qu'il s'agissait de l'emjpereur actuel et non d'un de ses prédécesseurs. Le nonce conseilla à l'ambassadeur 'd'en écrire à Vienne, disant aux polonais qu'il faut respecter les sentiments de l'empereur et •qu'on l'outrage en doutant de sa parole.

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