LES SECOURS A L'EMPEREUR
ho mandato dà Mons^ Vescovo di Vienna per sentire qualche cosa di certo : Et egli mi hà fatto rispondere, di haver' ancora esso uditi simili avvisi, ma non haverli creduti, avvisando il Générale Lesle da Giavarino con lettere delli 2, che i Turchi non facevano encora alcun' movimento, e che poteva essere, ch'il Sig'" Duca di Lorena havesse troppo creduto à gl 'avvisi de gl'Ungari, e non sapeva approvare, che si fosse tanto allontanato dalla proprià fanteria. Che i pericoli erano grandi, ma non li vedeva imminenti fra pochi giorni. Tuttavia puo Mons^ Vescovo ingannarsi, poiche mentre il Visir di Buda hà ripiglito il Danubio per congiungersi col Gran Visir, è segno, che vogliono fare qualche grand' impresa, e se non è quella di Giavarino, sarà al certo questa di Vienna. In sustanza l'Em^^ V. non caverà di certo dai miei avvisi, e dalle mie lettere di questa settimana altro, che la confusione, la quale perô è il maggiore di tutti i mali. Et à V. Em^a ecc.
Et, le 9, Bonvisi annonce : qu'il a fait participer à S. M. l'offre du grand duc à S. S. de l'union des galères et l'empereur approuva tout ce qu'on peut faire, malgré que le comte Martinitz ait écrit que l'offre du grand duc lui paraissait bien peu importante, et plutôt une excuse de ne pas envoyer de l'argent dont on a besoin ; on se rapporte à N. S. pour tout ce qu'il croira nécessaire ; toutefois la saison est avancée, les négociations avec Malte seront longues au sujet de la préséance et peut-être eut-il mieux ^valu donner l'argent, qu'on employerait pour l'armement des navires. « On sait que le grand duc donnera de la poudre, mais on ignore la quantité ; on connait ce que donne ma république et le duc de Massa, et on attend ce que donneront les autres princes excités par le pape. L'évêque de Vienne m'ayant dit qu'on doit continuer à chercher de l'argent pour la guerre, je me suis mis à sa disposition pour la répartition des 500,000 fl. Nous parlâmes aussi du départ de la Cour que plusieurs conseillent, mais que monseigneur désapprouve à cause des désordres qui pourraient en résulter ; si les tumultes d'hier matin se répètent, il est probable que le départ aura lieu parce que l'impératrice épouse s'épouvante et ne veut pas se séparer de César (i). A la même date, Mgr Cherofini, nonce de Lucerne, écrit à Cybo :
i) Le même jour, il informait que dimanche les prières publiques ont
L'invitati di questa nuntiatura alla consaputa contribuzione per li présent! bisogni dell'Ungheria, corne V. Em^» haverà riconosciuto dalle mie, e dalle di loro resposte (sic), sono divisi in tre classi. Nella prima vi si comprendono con li due sig'"' vescovi tutti gl'abbali, cbe sono nel paese dell'Impero, che gia restano quotizati nel repartimento del circolo Svevo, e pronti per compire alla di loro obligazione ad ogni richiesta di Sua Maestà cesarea. Nella seconda, vi si restringono li abbati Benedittini, che sono nella congregazione Svizzera, quali formano il corpo più facoltoso, e come l'Em^* y. haverà ricavato dalla di loro risposta, pare che se ne voglino esimere con le tante difficoltà che promovono. Nella terza et ultima poi, vi restano l'abbati di Cruzlinghen, e di S. Maurizio dell'ordine de' canonici Regolari di S. Agos-
commencé par une procession, afin d'implorer l'aide de Dieu, pour le désolé royaume de Hongrie ; durant trois semaines on exposera le Vénérable, d'abord dans la cathédrale ensuite dans les deux autres paroisses avec processions etc. et l'indulgence est arrivée opportunément ; elle sera publiée dans toute la nonciature. « Il faut bien l'aide divine, écrit-il, au milieu "de tant de misères. Les Turcs ayant pénétré dans l'île de Raab, peuvent à leur aise venir à Vienne ou dévaster l'Autriche et la Styrie ; et si le duc de Lorraine abandonne le point fort d'Altembourg pour s'opposer à l'envahissement, il risque d'être défait en pleine campagne et tous ces pays seront perdus. Je vois en tout cela une grande fatalité ; on n'a pas voulu croire aux bruits des préparatifs des Turcs, se fiant trop au comte Albert Caprara qui les considérait peu importants ; et on s'est laissé aussi influencer parles bonnes paroles de Tokoli, qui, par la publication du Manifeste invitant toute la Hongrie à se donner à lui, s'est enfin découvert. Ainsi on craint que les Hongrois, attirés par ses promesses de pleine liberté et dans l'espoir d'éviter de nouvelles ruines, ne se soulèvent partout et que les allemands qui sont peu nombreux ne finissent par succomber. J'ai toujours conseillé d'en appeler à la majorité de l'empire, mais on m'accusait toujours d'être un ministre étranger et partial pour la France, parce que je disais que dans l'empire il suffisait de rester sur la défensive. Je conseillais aussi de mettre à exécution le plan de Montecuccoli, la défense du passage du Raab ; comme on n'a pas voulu s'éloigner de Leith, les Turcs ont passe le Raab. Nous attendons toujours des avis d'incendies, de dévastations et de leur marche sur Vienne pour faire partir l'empereur, et cela augmentera la confusion générale. Même à l'empereur, j'ai dit qu'il fallait laisser les Turcs occupés contre Chiavarino ; il approuva mon projet mais trop tard. J'ignore ce qu'il arrivera. Si des secours ne viennent pas, la ligue avec la Pologne aura été préjudiciable, parce qu'avec les 650,000 fl. remis en outre de ce qu'ont coûté les enrôlements Lubomirsky, on aurait pu augmenter les allemands. »