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ENCORE L^INDULT DE LA CROISADE

doveano osservarsi nelle convenienze avvantaggiate né gli arrendamenti. E queste spero si rincontreranno in quelli che da me sono stati fatti, se si confronteranno gli altri de miei ultimi SS" predecessori. Quest'è quello, che in sostanza posso dire in dimonstrazione délie cause, dalle quali risulta la difterenza, che hàmotivati à N. S^"^ i ripari da V. E. accennatimi. E le fo etc. (i).

Le lo avril 1681, MeUini annonce de s'être plaint à Médina et à d'autres ministres des affaires pendantes avec Rome et touchant le Quartier; que tous se. montrèrent bien disposés, demandant toutefois de faire des démarches pour persuader S. S. à accorder la Croisade et l'Escusado. Le 13, Cybo écrit :

Fù hier l'altro all'audienza di S. S^^ il Sig"" Ambasciatore di Spagna. Due cose principalmente richiese. L'una che la S^^ Sua, si degnasse d'interporre i suoi paterni ufficii presso il Rè Christianissimo per fermare il corso aile violenze, le quali da regii ministri s'inferiscono in Fiandra agli Stati del Rè Cattolico. L'altra che volesse concéder le gratie per le quali tante altre volte hanno supplicato, attesa l'urgente nécessita, et i gravi pericoli délia monarchia.

Al primo punto rispose N. S'"^ di non haver adito presentemente all'interpositione di tali ufficii, come ognuno puo chiaramente conoscere, che quando megliorassero i tempi, e si aprisse taie adito, non lascerebbe di far tutte le parti di vero padre uer esimer S. M^à dal travaglio, il quale veniva partecipato da S. B^ in virtù, et à misura del paterno affetto, col quale rimira i vantaggi, e la quiète del Rè Cattolico e suoi regni.

Circa al 2" punto mostrô di non veder cosa nuova per la quale dovesse rimuoversi dalle determinationi di prima di non voler dar gl'indulti desiderati ; atteso che il denaro non s'impiega negli usi, per i quali è destinato dagl'indulti medesimi, e non è ragionevole che S. S^à concéda gratie si rilevanti à chi nega alla S^^ Sua gli atti di pura giustitia, come altre volte si è detto.

(1) Enfin, le 4 juillet, il annonce l'arrivée de l'abbé Buccalleni qui lui a montré le bref de sa nomination de fiscal auprès de la nonciature. Déjà, le 6 juin, il avait transmis ses remercîments au pape d'avoir remplacé Pellicanti par ce gentilhomme anconitain, considérant ce fait comme un acte de clémence envers lui et de réponse aux observations de la Chambre.

Hô voluto, che V. S. Ill*"* sia di tutto cio informata per sua notitia, occorrendole di parlar di tali materie.

Et, le 27, il répète que jamais S. S. n'a donné à del Car-pio une réponse favorable pour ces concessions ; le pape s'est borné à dire qu'on devait employer l'argent obtenu par ces grâces, aux usages pour lesquels il a été destiné, et qu'il ne convient pas que le pape accorde ses grâces à ceux qui lui refusent des actes de pure justice. N. S. répondra toujours en ces termes jusqu'à ce qu'on change de système » (i). Et, le 23 mai, Mellini informe qu'ayant répété aux ministres ce qui touche à l'emploi de l'argent, on répondit : le roi dépense plus que ce qu'il reçoit, pour le maintien des navires en Afrique, et que pour le reste, s'agissant de prérogatives dont jouissaient les rois catholiques, il n'était pas facile de résoudre les incidents aussi vite que S. S. désire. Médina aussi bien qu'Astorga se plaignent du refus des grâces surtout dans les moments actuels.

Le 30 mars, Cybo engage MelHni à travailler pour dissiper les troubles qui menacent de désunir la famille royale (2), con-

(i) En effet, le 2 mars, Cybo avait écrit :

Nell'audienza che hebbe hier mattina da S. Stà il Sigf Marchese del Carpio, supplice per la gratia dell'Escusado, essendo vicino à terminar l'Indulto deU'ultima concessione ; et aggiunse che non premeva hora per la gratia délia Cruciata per essere ancora lontano il termine di essa. S. S^à non rispose all'istanza, ma ricevette semplicementc il memoriale. Non inclina per hora à concedere ne pur l'Escusado per i due motivi altre volte accennati. Cioè perché le rendite di simili concession! non s'impiegano negli usi, per i quali sono destinate, e che soli le giustificano, e per chè non pare à S. Stà ne espediente, ne ragionevole, che mentre la Spagna nega alla Sede Apostolica gli atti di pura, e conosciuta giustitia, riceva da essa quelli di mera e singolarissima gratia.

Vagliasi V. S. liï'^-^ délia notitia secondo il bisogno, e con le regole délia solita sua prudenza.

(2) Le 8 décembre 1681, Cybo avait annoncé à Mellini l'expédition d'un reliquaire où se trouvent décemment enfermées, deux dents ; une de l'apôtre St Jacques, et l'autre de St Laurent. « V. S. en fera la remise à la reine épouse pour la grande église del'Escurial, faisant observer que le premier saint est vénéré de toute l'Espagne et que l'autre est le patron particu-

CONvSEILS DU PAPE AU ROI. 95

tribuant à en tenir unis les membres ; cette union intéresse beaucoup N. S. pour l'affection avec laquelle il regarde cette Couronne. Et, le même jour, il ajoute que déjà au feu card. Mihardo, quelques jours avant sa mort, S. S. conseilla d'écrire à la reine-mère d'exhorter le roi à se plaire à traiter les affaires d'Etat et de s'appliquer avec tous les soins à celles de la monarchie, étant le seul moyen pour parer à tant de désordres. On ne sait pas si le cardinal a eu le temps d'écrire comme il l'avait promis ; mais voyant que le roi de France a admis le Dauphin dans le Conseil et l'initie aux affaires, S. S. croit que cet exemple peut décider le roi d'autant plus qu'il n'a personne pour lui, tandis que le Dauphin a le roi. Selon l'opportunité V. S. en parlera à la reine-mère (i).

lier de la Maison d'Autriche ; et le même jour il avertit que le fils du connétable de Castille n'étant âgé que de 14 ans, S. S. refuse la dispense demandée.

(i) Le 9 mai, Mellini lui répond que les trouT^les qu'on craignait à la Cour ont été dissipés. « Je fais, écrit-il, mon possible pour les éloigner et tenir unis les membres de la Maison royale; je le ferai davantage dans l'avenir par les ordres de V. Em., et avec l'intimité que je tiens avec le marquis de France je peux avoir les notices . nécessaires, marchant d'accord avec lui pour l'union qui lui est bien à cœur, de la part de l'empereur et de la reinemère.

Lorsque je me suis rendu à Haranguez le mirquis m'informa que le card. Pio lui avait écrit touchant les dîmes et du danger que la reine-mère fut éloignée, et que le pape l'avait chargé d'en écrire ici. Il ajouta que Medma aussi avait connaissance de ces bruits, et qu'il en était dégoûté par leur fausseté, de manière que le marquis me pria de ne pas en parler pour ne pas donner d'amertumes et qu'à toute éventualité il m'avertirait. Et, le même jour, il répond encore : qu'ayant été chez la reine-mère pour lui rendre compte de sa visite à Haranguez, et lui demandant si elle n'avait rien à lui dire pour LL. MM., il déclara que N. S. avait grande confiance en elle pour obtenir les satisfactions qu'il demande touchant les dîmes, le quartier et . le sel, car les dîmes sont nécessaires pour la Hongrie. Je l'ai aussi engagée,selon les instructions de V.Em,,à exhorter son fils à s'occuper d'affaires ; S. M. m'a entendu avec beaucoup d'amabilité et me répondit que N. S. pouvait être sûr de sa bonne volonté et qu'elle représentera à son fils la nécessité de s'occuper comme avait écrit Nitardo. Je l'ai remerciée et assurée de la bienveillance de V. S. » (a).

(a) Dès le 2 octobre 1680, Airoldi, nonce à Venise mais séjournant à Milan,

g6 INNOCENT Xl ET L'eSPAGNE.

Le 27 avril, Cybo écrit à Mellini :

Quando alcuno biassimasse la risolutione d'haver inviato à Lisbona ambasciatore straordinario il Duca di Giovenazzo, e la altre cose che costi si sono fatte per ovviare alla rottura con Portogallo, hà S. S^^ significato al Sig'" Marchese del Carpio, consentir la S'^ Sua che costi si dica, essersi in ciô havuto riguardo aile istanze, e premure del Nunzio Apostolico, et al desiderio d'incontrar le sodisfazioni di S. S'^ à cui è noto quanto sia à cura la concordia frà principi christiani.

Hô voluto, che V. S. Ill'"* sappia questo particolare perche non le giunga nuovo quando vedesse costi praticarsi tal ripiego.

Nel rimanente se proponessero di rimetter le differenzs all'arbitrio di S. 8*^% V. S. Ill'"^ gli assicuri che il Papa non ricuserà alcuna di quelle brighe, che possono cooperare all'aggiustamento.Non hà dubbio, che trattandosi d'interpretar la costitutione d'AUessandro VI che pose la linea divisiva fra i due monarchi, ne appartiene al Papa les cognitione. Ma non è espediente che per parte di S. S. si faccia per ora alcuna mossa (i).

(i) Et, le g mai, MeUini lui avait écrit :

Nel discorsi, che mi fece il Sigr Duca di Médina, et un'altro Gran Ministre ben informato sopra la dilïerenza di Buenos Aires, hô compreso che si aggiusterà il tutto senza dubbio con alcuna limitatione del proietto, ô secondo il proietto medesimo, quando i Portoghesi persistino in sua opinione di non retrocedere in niente del medesimo, stante che il proietto è stato firmato dal Sigr Duca di Giovenazzo, ancorche si negasse qui sul principio tal firma, e perche non si vuol per tal causa la guerra dal Sigr Duca di Médina, non estante che molti de consiglieri di Stato siano stati di parère di accettar la guerra più tosto, che di cedere al proietto. Mi pare si attribuirà ogn'atto di cessione à contemplatione di dar gusto a N. S''^, e perche si vuole, e si desidera da questa parte per unico arbitre délia final decisione S. S'à^ si è giudicato acoltivarla con la rimostranza di aderire alli offitii da me interposti per la conservazione délia pace. (Voir le ChapitrelV.)

avait infermé Cybo que dans cette ville circule le bruit que Médina à Madrid travaille pour être exonéré de ses fonctions et que le comte de Monterey intrigue peur lui succéder, mais que les amis de cet ambassadeur d'Espagne lui coupent le chemin malgré qu'entre les frères il n'y ait pas une bonne intelligence. On dit aussi que la reine-mère va reprendre le gouvernement et que Valenzucla, quoiqu'il lui est défendu d'entrer à Madrid, pourrait être réintégré dans les honneurs. Le gr. chancelier d'ici s'est réconcilié avec le comte-gouverneur, mais plus apparemment qu'en réalité.

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