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CYBO AFFIRME LE MAINTIEN DE LA LIGUE

faire quelque chose pour correspondre à la grâce de S. B. Il y a eu grande discussion ; mais tous ont été d'accord pour qu'on réponde avec des expressions de respect et de vénération. Toutefois quelques-uns ont proposé l'acceptation de Zoilo à l'église de Spalatro, mais personne n'a pu faire l'instance, probablement parce que, prévoyant des difficultés, on trouva mieux de commencer par des choses plus faciles. On a proposé aussi d'envoyer à Rome un des secrétaires du Sénat afin de négocier sur tous les points, mais on souleva des doutes sur les difficultés que cet envoyé pourrait avoir avec les cardinaux nationaux ; « on m'a dit également que N. S. ne le recevrait pas parce que mon bref n'était pas encore accepté, toutefois j'apprends que la Consulta a enfin décidé de le présenter au Sénat. Je ne sais pas ce qu'il arrivera, ni qui répondra à Micheli car sont arrivées d'autres lettres de Rome. » Le 26, Cybo lui déclare ; « on se trompe bien en croyant que la Pologne après cette campagne se détachera de l'empereur pour faire la paix avec les Turcs et l'abandonnera à lui-même. Les articles de la ligue disent que celle-ci doit durer jusqu'à la fin de la guerre et, qu'après une bonne paix, elle doit se maintenir pour la défense réciproque. N. S. veille à cette ligue et les obligations doivent être jurées entre les mains du pape par les cardinaux Pio et Barberini. Il faut aussi ajouter que jamais la Pologne n'aurait intérêt à laisser l'empereur, car s'il perdait la Hongrie, la Pologne serait cernée et envahie par

lui accorde la gérence de la nonciature avec 80 voix favorables et 40 contraires ou peu sincères ; et le Doge lui communiqua l'arrêt suivant :« 1683, 23 juin. Dans le Pregadi lu et licencié avec la déclaration qu'il soit exécuté, continuant à exercer l'administration de la nonciature comme il faisait auparavant durant la vie de Mgr Airoldi (Iseppo Cavanis).»Et,le même jour, il ajoute que la licence de son bref a porté tant de consolation qu'on a vu le Doge pleurer d'allégresse et hier il fit remercier Giovanni Lando, et tout le monde est content parce que de cette ouverture sera rétablie une bonne correspondance avec Rome. « Les Savi se sont empressés de me faire dire d'insister auprès de V. E. sur la nécessité que dans la réponse du Saint- Siège il y ait quelque appui au Sénat — soit la nomination du nonce ou d'évêques — pour faire taire l'opposition. »

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les Turcs ; par conséquent le même motif qui a engendré la ligue doit la faire maintenir » (i).

Quelques jours auparavant, Lauri avait informé qu'à Paris on attendait le retour de Londres de l'ambassadeur lord Preston, et il transmettait à Cybo la lettre qu'il venait de recevoir (2).

(i) Et, le 3 juillet, il lui répond encore :

E riuscita sommamente grata alla S'a di N. S'"e la risolutione di. cotesto Senato in licenziare il Brève di V. S., et hà singolarmentc goduto la S^à Sua in sentire la consolatione di tanti degni senatori, e la tenerezza del Doge, e generalmente l'aliegrezza di tutti i buoni per un' azione cosî giusta, e cosî propria del filiale ossequio loro verso questa S^à Sede, e verso la pcrsona di S. B*, la quale hà rimirato sempre la Repca con una particolar distinzione, e non hà mai saputo deporre in tutti gli occorsi accidenti il paterno, e tenero amore, che tuttavia ritiene verso di lei. Hà poi S. S^à particolarmente gradita la parte fatta con tanta saviezza, e vigore dal Sigr Gio. Lando, e goduto, che con essa si habbia saputo dimostrare cosî bene un filial rispetto verso la Sede Apostca et un' amor sincero verso la sua inclita patria, ribattendo le sinistre impressioni che altri hà tentato dare al Senato délia rettissima intenzione di S Stà, la quale è disposta à provedere qualcuna di coteste.chiese vacanti, e perô va pensando à i soggetti più opportuni al governo deU'anime. E giache è piaciuto à Dio di chiamare à se Monsr Airoldi, è la Stà Sua egualmente disposta à fare la dichiaratione di un nuovo nunzio, e va pur considerando per ritrovar un soggetto, che possa essere atto con la virtia, e con la pietà al ministero, e portar seco una viva imagine délia paterna carità di S. Be verso délia Repca. Questo mi hà imposto N. Sr« di significare à V. S. ecc.

(2) Di Bella Garda 12 giugno 1683. — Lunedi giunse la Corte a Bella Garda, e nel punto istesso montô il Re a cavallo, et andô à vedere squadronata, in ordine di battaglia, la cavalleria, délia quale si era posto alla testa, corne générale, il Delfino. Nella vasta pianura, che si destende da Digion, sino a Bella Garda, sceltosi quello spazio, che resta tra la Sona, e questa, piià tosto terra, che città. vi si sono piantanti tre campi, l'uno dall' altro poco discosti, et in tal maniera distribuiti, che tutti sono sopra una sola lunga linea, con le spalle al fiume, e la fronte alla pianura, uno de lati del campo tutto, principiando una lega distante da Bella Garda, dovc si è gettato un ponte sopra del fiume, et arrivando sino alla detta città con altro. Di la dal ponte vi è una guardia avanzata ; e nel resto poi cosî ncll' andare al foraggio, che nel guardare la notte il campo, si pratica puntualmentc la medesima disciplina, corne se si fosse in paese sospetto, e si temesse

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