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MADRID REFUSE LA MÉDIATION ANGLAISE

Per quello si è penetrato, pareche il sentimento più comune sia di pagar hora questa gran somma al Turco secondo l'impegno già presone dal Bailo, ma provedere insieme di non esser sotto posti in avvenire, à disordini tali, e ciô con togliere totalmente à Baili le facoltà, che havevano prima, di poter comporre con denari simili accidenti, anzi corre qualche opinione di levare affatto il Bailo da Constantinopoli, il che pero si stima difficile da potersi pratticare, non permettendo il Turco la partenza di quello vi si retrova sino che non sia giunto il successore ; nel medesimo tempo di fare anche apparire al mondo che questo pagamento si è fatto forzatamente dalla Rep'^* per essere stata stabilita la compositione dal Bailo senza permissione, e consenso publico, e perciô si pensa con esemplare e publico castigo punire esso Bailo, anzi che si sente esser molti di parère di abbracciare ogni invito di entrare nellaLega coU' Imp'"^, e con la Polonia quando se gliene dasse impulso, o da N. S^^, h dell' Imperatore medesimo ; il che stimano possa succedere,stante la dichiaratione fattasi ne capitoli di essa Lega d'invitarvi gli altri principi délia Christianità ecc.

Le 17, Lauri annonce qu'un parent du marquis de Oppedé intrigue pour qu'il puisse finir ses trois années en Portugal, mais S. M. ne le veut pas parce qu'il n'a pas été habile dans les négociations pour le mariage de l'Infante avec le prince de la Roche-sur-Yon ; et M^ de Saint Romano qu'on y envoie à sa place est bien agréé par la reine (i).

Le 17 juin, le card. Mellini, de Madrid, écrit à Cybo que le césarien continue à lui communiquer des nouvelles : « Ainsi S. Exe. m'a dit qu'à propos du projet d'un congrès particulier

(i) Et, le 24, après avoir écrit qu'on dit que le duc d'Estrées pourra être nommé gouverneur de la Engenne et remplacé par le marquis de Nardes — bruit qu'il croit faux — Lauri ajoute : on presse Saint Romano de partir pour Lisbonne, et on fait des recherches pour construire i'arbre généalogique des Martinozzi (a) afin de montrer la noblesse de la famille ; on croit que

(a) Dans un Avis de Rome du 25 juillet 1682 on lisait :

... È quasi ch'afîatto guarita con meraviglia di tutti, et in particolare dei medici, la vecchia madama Mazarini Martinozzi madré délia Duchessa di Modena e sorella del fu Cardinale Mazarino.

tout cela se rapporte au mariage du prince de la Roche... Il annonce aussi que l'envoyé polonais est mal vu du roi.

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en Hollande, ici on proposa un congrès général, mais que leur ayant demandé des déclarations explicites à ce sujet, on n'a rien conclu sinon qu'on s'en remettait entièrement à la volonté de l'empereur ; voyant l'impossibilité de faire une guerre on veut le congrès général. La médiation anglaise semble peu efficace, on refuse celle de Venise, désirant celle du pape. J'ai répondu en remerciant S. Exe, mais disant que j'ignorais la décision de N. S. ; il me pria de m'en informer (i). »

Le 19, Jacobelli ajoute que dans le Pregadi du soir, on traitera trois affaires : en premier lieu, les instructions à donner à Capello qui part comme envoyé à Constantinople ; et à ce sujet certains proposent de remplacer le Bailo Donati, et on hésite aussi à envoyer l'argent trouvant qu'on en a donné assez ; en second lieu on discutera sur la réception à faire au comte Martinitz, ce qui n'est pas sans importance car le Savio Foscarini a dit que le comte doit traiter seulement avec le magistrat suprême afin de maintenir le plus grand secret ; on est indécis sur le secours à donner à l'empereur et un Savio a proposé de feindre, comme d'autres fois, la vente de poudres et munitions. Et, au sujet de la ligue, ici on croit toujours que celle entre l'empereur et la Pologne n'aura de durée que pendant la campagne actuelle ; que le roi fera son possible contre les Turcs afin d'acquérir de la bienveillance à son fils pour la succession, et qu'après quelques acquisitions de territoires il signera la paix. Le troisième objet à traiter sera le bref qui fut très-agréé (2) ; et la Consulta proposera à l'assemblée de

(i) Le 18 juillet, Cybo répond : « V. Em. pourra lire dans mes lettres précédentes ce qui touche la ligue, entre princes italiens, proposée par le roi. Du reste si le grand-duc de Toscane et la République de Venise, dans la crainte de déplaire au très-chrétien, n'ont pas voulu malgré les insistances du comte Martinitz et les brefs de N. S. concourir en faveur de la Hongrie, ils voudront encore moins répondre aux invitations des autres princes. » Et, le 36 août, Mellini répond que si le roi s'est exprimé en termes généraux, les ministres au contraire parurent désappointés, entendant que S. B. refuse la ligue entre les princes, tout en tâchant de faire son possible pour la paix. « Du reste, écrit-il, j'ai parlé de vive voix sans rien mettre sur papier. >

{2) Mais, le 26, il annonce que dans le Pregadi, après 4 heures de discussion et avec l'appui de Giovanni Lando, on a fini par licencier le bref qui

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