‹ Innocent XIChapitre 341 sur 430 · LE TABLEAU DE LA MADONE · texte numérisé non relu

LE TABLEAU DE LA MADONE

bari. E stata trovata in una Capella rovinata d'un Villagio vicino à Vienna poco doppo la Vittoria. Il confessore del Palatino diRussiaGran Générale del Regno fù il primo, che la trovasse, et il Générale che pondéré i motti la voile per presentarla, corne fece al Re. Circa l'inventione n'attendo avvisi più certi, non sendo qui presenti ne il Générale ne il suo Confessore. Quel che è certo, et è stato visto da me è l'essere la pittura di qualche anno con quelle parole di pari tempo.

10 cerco il nome del luogo, ov'era l'Imagine per far fare cola diligenza, se pur vi è ritornato alcuno degl'habitatori. Voglio far interogar questi se sanno chi facesse formar questo Quadro, e perché vi facesse apporre queste parole, o almeno in che senso l'hanno intese per il passato.

11 luogo è vicino all'Ungheria, ove Gio : Huniade ottenne gran vittorie, hor stimo à proposito di ricercare se vi fosse alcuna imagine antica con tali motti délia quale questa possa esser copia. Questo è veramente un indovinare, ma in materia si grande parmi che debba essaminarsi anco quel che puo essere. Et ail' E. V. fô ecc.

A la même date, Cybo écrit à Mellini : « N. S. est d'avis que les cadeaux sont fort agréés à la Cour- de Pologne ; les français s'en sont toujours servi pour maintenir les bonnes relations. V. Em. doit insinuer qu'il serait bon de profiter de l'occasion pour envoyer de temps en temps des cadeaux au roi et à la reine, qui, on le sait, aiment ces choses ; et la reine-mère, sœur de l'empereur, serait la plus indiquée, comme intéressée au sort du frère. V. Em. doit aussi rappeler que S. M. a accordé des pensions aux fils du duc de Lorraine ; on pourrait avoir les mêmes égards pour les fils du roi, surtout que l'un d'eux s'est distingué dans des faits d'armes qui lui ont valu des éloges » (i).

(i) Le 10 février, Mellini répond qu'il a fait des démarches en faveur de la Cour de Pologne. « J'ai appris que la reine régnante a parlé de ma conversation au césarien, lui demandant conseil sur la qualité et quantité des cadeaux. S. Exe. lui conseilla quelque objet de valeur parce qu'à cela tient spécialement la reine, voulant aussi aider les fils qui sont pauvres. L'ambassadeur me dit qu'il en a parlé à Mcdina touchant la pension à donner au fils sur des biens ecclésiastiques et publics ; en outre la Toison d'or pour l'aîné qu'on a envoyée à l'empereur pour qu'il la remette quand il le croira plus à propos. Et, au sujet des fils du duc de Lorraine, du mO'

Le 8, Cybo (i) mande à Pallavicini : « V. S. comprend bien

ment que le conseil d'Etat avait souvent déclaré qu'il fallait donner des gratifications à ces princes, assignant à l'aîné 20,000 ducats et 10,000 au cadet ; mais quoique ces décisions fussent prises depuis quelque temps on ne les réalisait pas, voulant les réunir à la Toison d'or. Toutefois le césarien en prit occasion pour solliciter Médina à en hâter l'exécution, et le duc promit de le faire. Et, le 2 avril, il annonce qu'on vient de publier qu'on a accordé au fils du roi de Pologne la pension de 10,000 écus ; je suis aussi informé qu'on a décidé d'envoyer quelques objets comme cadeaux à la Reine, mais sur la qualité de ceux-ci on garde le secret. Et, le 10 septembre, Cybo lui écrit : qu'on espérait que la reine-mère aurait mis autant d'empressement que l'empereur pour faire ses envois ; d'autre part étant donné le peu de ressources actuelles de la Cour, elle aurait très bien •pu se servir de quelques-uns de ses bijoux, les faisant monter à la mode.

(i) A la même date, le nonce l'informe que le prince Lubomirsky, maréchal de la Cour, au service de César, part pour Linz, « et de cette manière V. Em. recevra plus vite la nouvelle de la victoire des Polonais sur les Tartares, le matin on a chanté le Te Deum ; voilà encore une victoire due à la libéralité pontificale. » Et, le lendemain, il informe que le sénat s'est occupé de la milice brandebourgeoise ; l'électeur s'est obligé à l'entretenir durant six mois ; après, elle sera à la charge du roi, mais, arrivée en retard et s'agissant d'une guerre sacrée, on a fait dire au prince de continuer à la maintenir, sinon de la rappeler. On a discuté aussi des négociations avec les Moscovites et l'on a décidé de faire le possible pour les amener à l'union. On dit que les soldats de Tôkoli ont assailli un corps de Lithuaniens ; Tôkoli envoya faire des excuses au roi ; mais le chancelier déclara à l'envoyé hongrois que S. M. ne s'occupe plus de lui. Et, le 16, il transmet la copie des instructions données à Lubomirsky : Quod ad bellum attinet primo vere gerendum, curabit magnificus Maresciallus positivam MaiestatisSuae Caesareae intelligcre declarationem quidnam ex reciproco amore Regiae Maiestati, et Reipublicae praestare intendat Sua Caesarea Maiestas,non solum ex vi sacrae unionis et societatis,sed etiam pro iustitia, et mutuo amore.

Ex parte autem Regia aperiet sensum S. M. Caesareae nimirum quod quam primum fieri potest tempestive, et eodem tempore opus erit circa Danubium operationes bellicas inchoare quo facto mole sua ruet Camenecum in Podulia novae arces in Ungaria Deo dante cadent : ad quem finem inter Scetinum et Lercam expediret locum eligere presidio firmandum. Insuper faciam et noyo gradiam (sic) Turcica castella occupare et diruere.

In quantum videbitur primo vere Cassoviam et Pressoviam aggredi optaret S. Mtas dummodo simultaneo non successivo Marte sine temporis dispendio. Quod si ère (sic) visum fuerit ad tempus supersedere ab oppugnatione praedictorum locorum facile S. M^as consentit in hanc opinionem

Page 1