‹ Innocent XIChapitre 355 sur 430 · INCIDENT MOSCOVITE EN LITHUANIE · texte numérisé non relu

INCIDENT MOSCOVITE EN LITHUANIE

les quartiers ; en tout cas l'armée polonaise diminue chaque jour et bien des soldats rentrent dans leurs foyers. Et, le i^'" novembre, il avertit que le roi fit appeler la reine à Léopol ce qui porte à croire qu'il va rentrer et qu'il est bien affligé de ce que ses projets n'ont eu aucun résultat. Et, dans un P. S., il ajoute que. le roi veut clôturer la campagne et se rendre à Stry en Hongrie, une starotia de sa propriété, pour chasser et qu'il reste fixé que la Diète se réunira à Varsovie. Le nonce termine en disant qu'il travaille à ce que l'on envoie 2000 chevaux polonais en Valachie, ou un nombre considérable de cosaques, afin de maintenir en foi ce prince. A la même date

il écrit encore :

Hô ricevuto dal Campo lettere del 14 ottobre scritte con maggior libertà. Queste chiamano le marcie avvisate sino à quel tempo col nome di ritirate ma lodano il Rè d'industria militare e bravura. Dicono che il numéro de Tartari è considerabile, ma minor di quello che si è scritto, che vi sii in persona il Cham, non assecuran, asseriscan che sino à quel dî non si erano fatti prigioni, ô uccisi che pochissimi Tartari : che i Turchi congiunti à Tartari non sono che del presidio di Caminietz : che il Seraschiere di là dal Nester con qualche migliaia di Turchi : che l'armata Polacca è mal ridotta per mancanza de viveri, e per gli huomini, e per i cavalli : che vi è la dissenteria e gran numéro di gente torna alla proprie case.

Con queste notizie bisogna correggere le apprensioni fattesi da qualche settimana, benchè si è procurato di havere, e dare buone informazioni (i).

Del Marchese di Bettune scrivesi, che fà trattamenti continui, e splendidi,

(i) Et il ajoute : que bientôt on pourra juger si le résultat peu heureux de la campagne est dû à la malice ou à un sort malheureux. Si la malice n'y entre pour rien et. que S. S. veuille continuer à envoyer des subsides, je voudrais savoir de suite de quelle somme on pourrait disposer en 1685 î de cette façon on ferait à temps les préparatifs. Ces armées souffrent du manque de vivres ; elles traversent des pays solitaires sans pouvoir se procurer de provisions; on se met tard en campagne, alors vient l'inconvénient des pluies etc. ; on manque d'ingénieurs, de mineurs, de bombardiers, de ponts portatits. Il faudra aussi décider s'il ne serait pas plus opportun d'employer l'argent à l'achat de provisions de bouche, ou plutôt de dire aux Polonais que l'argent sera à leur disposition lorsqu'ils seront réunis le 8 mai et les Lithuaniens le 20, pour la solde aux troupes durant un mois et demi ; et si avant le 10 juin l'armée peut se mettre véritablement en marche, on se pourvoira de provisions, de munitions et d'engins de guerre. Mais pour prendre des décisions il faut d'abord connaître le montant des subsides.

il che confcrma la sua missione, non havcndo modo di farlo del proprio, e si scrisse che era assiduo, e non lasciava quasi mai il Rè.

10 lo vado osservando, e me l'intenderô anco col Sigr Alberli giunto qui, e passerô con lui l'intclligenza che V. E, m'ordina.

P. S. Giungono in questo punto lettcre dal "Campo del 28 del caduto da persona sincera, e per via sicura, e dicono che si vanno scoprendo le procédure de Francesi, e gli artifitii usati da loro cohtro il buon esito délia campagna : che il ponte è stato veramente impedito : che il Rè habbi potuto conoscere, anzi sii stato avvertito de loro artifitii. Questa osservatione è dî granpeso', et in brève si potrà scoprir più.

Et, le 8, il informe :

Dalle informationi, che prendo di questa infelice campagna, trovo più tosto maggior materia di sospettare circa il Rè ; ma qui s^ono si grandi le passioni, e poca la veracità, che bisogna andar lentissimo e neir istesso sospettare. Con la mia fede e libertà, ragguagliero di tutto, ma hô bisogno di tempo.

Le 15, il répond qu'ayant demandé au roi, selon les ordres de S. Em., d'adhérer à la cession de Kiovia à la Moscovie afin d'obtenir la paix et la ligue, S. M. a fini par y consentir, à la condition d'être aidé à faire la guerre et récompensé, peutêtre, par la cession de la Crimée. « Ce sont les incursions des Tartares, écrit-il, qui ont fait se décider le roi, mais je doute que la condition de la cession soit acceptée. Les Moscovites n'agissent pas loyalement car ils viennent d'occuper une partie considérable de terres en Lithuanie, on dit 100 villages environ jusqu'au fleuve Laz, sous le prétexte de se dédommager des terres situées en Pologne et appartenant au métropolite de Kiovia, le roi en ayant fait cession à l'évêque de Léopol, de rite grec. Le roi dissimule la peine que lui cause cette occupation ; il continue les négociations et désire l'arrivée des brefs de N. S. aux Czars, avec les titres modifiés » (i).

Le même jour, de Léopol, il mande :

11 Sig^ Ambasciatore delllmp-^^ mi pressa perche informi V. Em^^

(i) Le 8, il avait répondu qu'il n'a pas fait de dettes sinon pour avoir de l'argent en anticipation et par suite du change qui, d'une semaine à l'autre, fait des différences de 10 0/0. Et, le même jour, il ajoute que le roi a changé d'avis : il ira à Jaroslaw parce que la reine est souffrante. Il paraît aussi que la Diète ne se réunira plus à Léopol, les Lithuaniens la veulent à Grodna ; cette localité est désagréable à tout le monde.

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