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PREOCCUPATIONS DE PALLAVICINI

il che non farei senza ordine, e Dio sa se si persuadesse et perche se è vero che si vogU maritare in (sic) una Principessa del sangue di Francia, è assai verisimile, che scordatasi l'oftese, per interesse di Stato, la Francia vorrà farlo Rè, tanto più che il Principe non hà molto spirito, onde quello lo domineria.

Le 25, Pallavicini annonce que l'ambassadeur impérial vient d'envoyer à Vienne le prêtre Borgognone, qui l'accompagna durant la campagne, qui est bien vu de César et dont il s'est servi en des affaires d'Etats, et l'ambassadeur vénitien ayant pris congé de LL. MM., « dans la prévision que chacun d'eux renseigne son gouvernement, j'ai tâché qu'ils ne rapportent pas des choses pouvant faire douter de la bonne foi du roi, et aussi d'atténuer leur impression sur le mauvais résultat delà campagne. J'espère y être parvenu et j'ai fait aussi voir la nécessité de rester unis et prudents dans les jugements; rien ne prouve qu'il y eut de la malice, mais que seulement il put y avoir des équivoques et rien de positif. Nous avons examiné trois points, à savoir : si on pouvait passer le fleuve, prendre Camenitz, et battre les Tartares, cherchant ensuite si dans l'omission de ces trois points on peut en accuser la malice ; mais rien n'est clair. S'il y a des suppositions il y a aussi des réponses : la présence de Béthunes, les traités du roi avec la France, dans lesquels il y a le concours pour la succession du prince Jacques à la couronne ; l'intérêt de la France à ce que Tempereur ne se fortifie pas et qu'il reste toujours menacé par les Turcs ; ce sont toutes conjectures qui, si elles ont de la force contre le roi, en ont davantage contre la France. Je me réserve de donner mon jugement, mais en attendant il me paraît nécessaire que les coalisés ne jugent pas le roi d'avoir agi avec malice. Espérons que l'ambassadeur et Borgognone, en faisant leurs rapports, diront les motifs des soupçons mais n'appelant pas doute le soupçon, ni certain le doute. Je crois avoir mieux réussi auprès du vénitien » (i).

(i) Le 29, il écrit de Zulkief — où il restera près de la Cour jusqu'à la réunion de la Diète — que celle-ci se réunira à Varsovie, et les Dietines le

Innocent XI — HI 58

Le 2 décembre (i), Cybo écrit : « N. S. ayant appris qu'en Pologne des personnes, par intrigues ou par argent, peuvent gagner des esprits séditieux et flatteurs afin de s'en valoir dans la Diète prochaine, N. S. donne à V. S. la faculté de dépenser quelques milliers de florins pour gagner à la bonne cause les plus récalcitrants. Avec habileté et circonspection V. S. pourra s'entendre, à ce sujet, même avec Alberti, qui sera disposé à coopérer en tout. » Et, le même jour, il ajoute que les dîmes ont donné bien peu et que N. S. ayant élargi l'argent qu'il avait, on ne peut dire ce qu'il donnera pour la prochaine campagne ; toutefois, il est bien disposé à faire son possible et dans la mesure que le permettra le Trésor public. € Mais S. S. désire que l'on travaille activement et en temps opportun, sans faire de projets inutiles comme par le passé et, à ce sujet, il engage le nonce à s'accorder avec Alberti et avec Zieroski, le résident césarien. » Et, à la même date, il écrit encore :

Benchè N. S'"^ sia pienamente persuaso dclle rette, e sincerissime intenzioni dalla M^^ del Rè, crede nondimeno, che V. S. 111""» debba opportunamente farlo riflettere, che stante le gelosie, le quali da un momento all'altro posson insorgere negli animi disposti à concepirle, sarà parte necessaria délia sua gran prudenza, e del zelo, che egli hà sempre dimostrato per il bene délia Christianità, il tenersi lantano con particolar attenzione da tutto cio, che potesse produire o nutrire i sospetti, anco col motivo di non dar vigore alla voce pervenuta quà di Constantinopoli, et accennata già à lei, senza perô che qui le fosse prestata alcuna fede.

A cette date, Lando écrivait au Doge :

Serenissimo Principe.

Ancora Sua Santità seguita a guardare il letto. La Corte sempre ansiosa di novità tra differenti incHnationi et interessi ha fluttuato li giorni passati nel supposto d'uno stato piià aggravato del vcro ; ma io accerto V. S''* che

5 janvier. L'ambassadeur de Venise voudrait rentrer, mais il est retenu par le roi qui veut lui faire cadeau d'im costume en zibeline et d'un gros bijou qui n'est pas encore fini. Le voyage du prince Jacques en Allemagne, en France et en Italie est mis en doute ; et Béthunes, qui annonçait son départ à la fin de la campagne, dit maintenant qu'il veut attendre la réunion de la Diète pour revoir ses amis.

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