‹ Innocent XIChapitre 390 sur 430 · LE SIÈGE DE BUDE · texte numérisé non relu

LE SIÈGE DE BUDE

autre incident : les 2,000 fantassins de la Souabe sont arrivés ici par eau, mais les bateliers, par peur d'aller en Hongrie, s'enfuirent, laissant dans l'île les soldats, qui y sont restés immobilisés à cause de la pluie : tout est bouleversé et il n'y a d'espoir que dans la miséricorde de Dieu » (i).

A la même date, il informe que les nouvelles du siège sont imprécises, qu'au dire d'un religieux qui se trouve à l'hôpital militaire il n'y a là qu'un médecin et quelques chirurgiens ; que l'hôpital fondé à Pest a recueilli 1000 malades, mais qu'on

(i) Le même jour, il informe que le chancelier de la Cour lui a parlé, d'ordre de S. M., des subsides et du besoin extrême d'argent, car l'armée décimée et réduite de plus de la moitié, a besoin de recrues ; et il faudra dépenser bien plus que le million et les 300,000 fl. de l'année dernière ; en outre que l'Autriche est dévastée il faut encore donner 500,000 fl. à la fin de l'année à l'électeur de Bavière ; que dans ces conditions on ne pouvait pas continuer et qu'il fallait réduire l'armée à 60,000 h., que le chancelier regrette de devoir donner le subside à l'électeur, parce que d'autres en voudront aussi. J'ai répondu que S. S. a contribué l'année dernière au delà du possible et de l'imaginable ; que cette année il a contribué avec 370,000 fl., les 4,000 de l'hôpital, obligeant le clergé à verser 500,000 en plus des dîmes en Italie et que celles-ci ont constitué le seul subside d'Alexandre VII durant la guerre d'alors contre les Turcs ; qu'il espérait cependant que N. S., s'il voit le profit, continuera à en donner surtout si on fait des réformes dans les dépenses mutiles et pour un meilleur gouvernement de l'armée, diminuée à cause de l'incapacité d'un général ; que l'on ne pouvait désapprouver la réduction de l'armée car les 80,000 n'étaient que sur le papier et jamais au complet dans les rangs, par suite des vols aux dépens du trésor commis par les colonels, dont beaucoup sont très mauvais. Il faut donc réformer ceux-ci et tenir compte des bons en les payant ponctuellement, car dans une armée tout est superflu sans de bons instructeurs, des ingénieurs et des officiers d'artillerie, dont le manque a fait que le siège de Bude a duré si longtemps, tandis que les Français en auraient été maîtres en 15 jours ; enfin de rappeler à l'empereur que, lorsqu'il prend des électeurs sous les armes, il ne doit leur donner le subside que durant la campagne ; de tâcher aussi qu'après la signature de la trêve les Espagnols aient à payer les subsides. J'ai fait noter également que s'il y a défaut dans l'exaction des 500,000 fl. du clergé, c'est parce qu'on m'a refusé le concours du bras séculier que j'avais demandé, donnant comme exemple la Bavière, où on a déjà encaissé 300,000 fl. et où tout marche avec régularité. » Et, le même jour, il ajoute qu'en procédant à la ratification de la trêve il paraît que l'article concernant Gênes a été exclu.

lOOO VENISE ENTRE DANS LA LIGUE.

veut y en envoyer encore 2000 sans donner les subsides promis, d'où apparaît encore plus évidente la générosité de N. S. qui a secouru tant de malheureux ; j'attends le résultat de la quête. Lesle retourne en Croatie, mais il n'y trouvera plus les Croates car après son départ ils se dispersèrent. On a fait l'échange de la ratification des deux articles annexés au traité de la ligue entre la Pologne, l'empire et Venise, (i)

Le 5 octobre, Mellini écrit à Cybo :

Tuttavia non é giunta da Parigi la ratificazione délia Tregua per la parte del Re cristianissimo ; e su questa dilazione si vanno formando de mali pronostici, massime per vedersi, che non ostante la sottoscrizione fatta délia medesima in nome dell' Imperatore e del Re cattolico, si era continuato dalle truppe Francesi a molestar la Fiandra a conto délie pretese contribuzioni, contravenendosi al capitolo di essa Tregua che le concerne, nel quale si dispone questo punto con regolamenti ben diversi. Nulladimeno qui si persiste nel desiderio délia quiète, e si dice, che per accordar questo particulare siasi scritto al sig. Marchese di Grana, con dargli qualche arbitrio sopra l'espediente di lasciar in pegno alla Francia Courtray, e Dixmuda sin che si disimpegni col pagamento délie dette contribuzioni ; e questo espediente si dice proposto dagli Olandesi, e si suppone ch'essi l'habbiano suggerito con intelligenza dell' ambasciatore Francese nell' Haya. Ben è vero che quando pur la Tregua resti stabiHta non si crede che habbia da servire per mantenere il riposo nella cristianità, perché essendone rimastà

(i) Le 15 octobre, il ajoute ;

Non puô mettersi in dubio, che la distruzione dell' Esercito Cesareo sotto Buda, sia stata permessa da Dio per punire i nostri peccati, e che l'emenda faciliterebbe le Vittorie, ma dubito che l'Imperatore si offenderà, che si rinnovino l'istanze per la correzione délia sua Corte, nella quale non vi sono scandali e ne meno nelle Dame délia Città, essendovene pochissime, astenendosi di venir quà quelle Famiglie che non hanno urgenti negozii per la gran penuria di tutte le cose e per l'eccessiva spesache bisogna fare. Dove poi si usa la libertà à V. E è già noto, e non posso io ne Monsigr. Vescovo di Vienna rimediare, e l'istesso Imperatore non ardirebbe di farlo: e sa ancora V. E. quanto sono stattuto per parlare col vigore che bisognerebbe, tanto più che non hô lettere sottoscritte da V. E. e circa i fogli hanno altre volte detto che li formavo dà me stesso : supplico perô V. E. quando hà da darmi ordini vigorosi, di farlo per lettere, e non con fogli, perché la persecuzione che hô, rende calunniata ogni mia operazione. ecc.

ON RENONCE A PRENDRE BUDE. lOOI

fuori la Republica di Genova, per essersi stimato qui meglio di farla restar esclusa, che soggetta aile condizioni aile quali si voleva sottoporre la sua inclusione, resta libero al cristanissimo di poter operar contro la Republica, per essersi riservata questa libertà nel capitolo che la concerne, quando non fusse entrata nel Trattato, ne si fusse voluta sottomettere alla condizioni accennate. Dali' altra parte non essendosi nelle capitolazioni délia Tregua derogato in cosa alcuna al vigor di quelle che si stabilirono nelle Paci passate, la Spagna in virtù d'un capitolo délia Pace de Pirenei, e l'Imperatore d'un altro di quella di Munster, dove si permette loro d'assistere ai suoi collegati, e vicini, potranno aiutar Genova, senza che s'intenda rotta o contravenuta la Tregua ; e stando questa in vigore potrà ad un tempo farsi la guerra tra la Spagna, l'Imperatore, e la Francia in Italia ; E già di quà si è concluso un Trattato particolare reciproco, e perpetuo colla detta Republica, ove promettono gli Spagnuoli d'aiutarla con 14 mila huommi, 27 Galère, e 18 vascelli, con che i Genovesi habbiano per sua parte 6 mila soldati, 10 Galère, e 4 vascelli per propria difesa, e dello Stato di Milano. Onde se non riesce alla zelante interposizione di Sua Beatitudine, et alla vigorosa autorità del Re d'Inghilterra d'aggiustar questo punto délia Republica, si proseguirà la guerra con maggior calore principalmente in Italia, senza rottura délia Tregua, e questa restera affatto mutile ; e li bacio etc.

Le 15, Bonvisi annonce que l'électeur de Bavière refuse de lever le siège. S. A. s'avance avec prudence, toujours couvert et ne perd que peu de monde ; elle ne fait pas souffrir ses soldats, les paye régulièrement, tandis que des 20,000 de l'infanterie impériale il ne reste que 5000 environ et 3000 chevaux des 12,500. Finalement Staremberg et son frère ont quitté l'armée, mais si on les avait rappelés plus tôt et remplacés par le marquis de Bade (i), Bude serait occupée. A présent ce

(i) Le 22, il mande :

E certo che il Sig^" Marchese Luigi di Baden resta unico délia sua Casa, e che morendo senzâ figliuoli ricade il suo stato nel Marchese di Baden Durlac Luterano. La Zia del Sig^ Marchese Luigi alcuni mesi sono mi fece fare istanza col mezzo del Barone di Plitterstorff ch'io supplicassi l'Imperatore di non lasciarlo andare alla Guerra prima che fosse amm.ogliato, e che havesse successione, ma lî rispuosi che ciô sarebbe stato interpretato diversamente, ô che io lo facessi per dar gusto al Sigr Duca di

sera bien difficile de la prendre parce que le peu de soldats qui restent sont très démoralisés et fuient quand les Turcs font des sorties. Le marquis tâcha de justifier son opinion, que Staremberg, par sa conduite à Vienne, méritait tout autre chose que d'être maréchal de camp. Toute prévision est impossible, car la saison aussi a été très-mauvaise et l'on n'a fait que des erreurs.

Le 22, Bonvisi informe Cybo :

Havevo sentito da Genova, e da Amici di Roma, che à mè si attribuiva l'essersi malamente steso m Ratisbona l'Articolo separato loccante quella Republica, e ne resta vo molto maravigliato, sapendo con quanta premura délia sua sicurezza, havevo scritto à V. E. et à Monsig'" Ranucci, e quanto efficacemente havevo parlato à quest' Inviato di Francia. Finalmente parlando l'altra mattina di quest' impostura col Sig^ Ambasciatore di Spagna, mi disse che veramente io ne havevo havuta la colpa, perché havevo assicurato l'Imperatore, che N'"^ Sig'"^ pigliava sopra di se questo aftare, e che perciô S. M. bave va scritto à i suoi Ministri in Ratisbona, che con questa sicurezza datali da me, si poteva passare leggiermente quest'Articolo, e che l'Elettore di Brandeburgo haveva rappresentato che de gl'affari di Genova si potevano rimettere aile sicurezze ch'il Papa ne dava. Io replicai subito al Sig'' Ambasciatore, che non havevo mai fatto tal rimostranza, e li riferii la sustanza délia lettera di V. E. delli 20 di Luglio, délia quale benissimo mi ricordavo, e li dissi che l'Imperatore non haveva potuto pigliare questo grande sbaglio perché li havevo par extensum letto la detta lettera delli 20. Ho poi havuto dalla Cancellariâ dell'Imperio l'estratto delristruzione Cesarea mandata à Ratisbona, nella quale se bene hanno variata in qualche cosa la mia esposizione, non si altéra considerabilmente la sustanza ne mai si dice che N''^ Sig'"^ habbia pigliato sopra di se questo Negozio, et hô stimato bene di mandare à V. E. copia di

Lorena à fine di levarlo daU'Impiego che hà di Générale délia Cavalleria : ô di soUicitare il Matrimonio che si discorreva fattibile con la sorella deirimperatrice, et à me non conveniva di entrare in queste matefie ma perché considerava l'importanza délia sua successione consigliai il Barone che facesse scriverne à Ni"o Sigre perché se mi fosse data cpmmissione di parlare l'havrei fatto con più frutto e con escludere ogni sospetto di fini particolari. Et a V. E. ecc.

CYBO APPROUVE BONVISI. IOO3

una specie di fatto che ho inviata a Monsig"" Tesoriero per disingannarlo del supposto, che li è stato fatto et in fine vi è la Copia dell'Estratto deirinstruzione. Intanto io sono lacerato in ogni parte di haver ruinato una Republica, che tanto hô desiderato di servire per il bene universale, e di havere alterato le Commissioni Pontificie, e pero con tante Cabale che si fanno, non s6 più corne potermi ingerire ne i Negozii tanto più che un' Amico mi scrive di Roma che venivo lacerato perché non haveva procurato al Sig"" Duca di Lorena le necessarie assistenze lasciandolo sacrificato all'invidia di quelli che volevano obligarlo di abbandonare l'Assedio di Buda. S6 bene che questi ragguagli vengono tutti da un fonte, ma corne hô scritto altre volte la malignità è cieca, e quanto più dice, maggiormente si confonde, perché V. E. sa bene quante premure ho fatte per la sollecita andata del Sig"" Elettore di Baviera : quante per la conclusione délia Tregua à fine che andassero à Buda le Truppe de' Circoli, e le proprie dell'lmperatore, e quanto ho strepitato acciôche non si lasciassterô oziose in altre parti, e se con tutte queste cose si sparge ch'io mi sono unito con quelli che attraversavano la glona del Sig"" Duca, non potro più trattare di Negozii, e sarà necessario mandare un' altro in mio luogo, perché con l'animo tanto augustiato é impossibile il servir bene. Et a V. E. etc.

Le 28, Cybo lui mande :

Al S^ Baron Zieuroski non mai di quà si é tolta la Iode, cho si presuppone essersi usurpata il Baron di Plumberg, e'I P. Votta Gesuita ; ben sapendosi, che al medesimo S^ Zieuroski à cui, come à primo ambsciatore, e per la familiarità colla nazione Moscovita, et per le continue pruove del suo valore mostrate massime in Polonia, furono principalmente appoggiati i negozii délia Corte de Czari ; e che il S'" Baron di Plumberg fù dato lui sol per aggiunto, è solito praticarsi nelle missioni lontane. Di cio compiacciasi pur l'E. V. d'assicurar' il S'" Zieuroski predetto, in conformità appunto di quello, che hà saputo si ben esprimergli ella stessa, certo essendo, che qui tutta la fiducia per il felice esito de negoziati, non meno cogl'accennati Mascoviti, che colla Pollonia medesima, si ripone interamente nella di lui savia condotta, e nel suo valore ; E bacio ecc. (i).

(i) Le 19 novembre, Bonvisi écrit :

Significhero al Sigr Baronne Zieuwroschi il gradimento di N'o Sigre e di V. E. verso la sua persona per i Negoziati fatti da lui a benefizio délia Religione Cattolica in Moscovia e V. E. haverà Campo di consolarlo con le sue lettere in risposta di quelle ch'egli hà scritte, parendoli assai duro

I004 VENISE ENTRE DANvS LA LIGUE.

Le 4 novembre, Cybo lui écrit :

Ho letta distesamente à N. S""^ la lunga lettera di V. E., e la S^^ g^a mi hà comandato di risponderle, ch'essa non approva, che l'E. V. si prmga in forma di Cardinale incognito, perche sarebbe cosa inusitata ; tanto più, che i Cardinali vi sono stati sempre cogniti in cotesta Corte. Stima anche S. S^^, che V. E. procéda colla solita franchezza, e che non debba curar' punto l'odio, che potesse provenirle dal parlar liberamente secondo il bisogno de gl'affari ; eseguendo, sicome hà ella pur fatto in ogni tempo con intrepido zelo, e con somma Iode, e pieno gradimento di S. S^à gl'ordini djlla medesima ; E nel rimanente per quel che tocca il ceremoniale, la S'^ S. non vuole novità ; per quello poi, che concerne il destinare il suo successore, S. B^ m'hà imposte, che farà quello, che stimerà opportuno per il servizio délia S. Sede e bacio air E. V. (i).

A la même date, Cybo écrit à Mgr Cherofini, nonce en Suisse, que le Sénat de Lucerne, poussé par le zèle de la religion catholique, désire offrir à l'empereur de la poudre en quantité supérieure à celle décidée dans la Diète générale ; et, à cet effet, le Sénat a supplié N. S. de vouloir bien exhorter les ecclésiastiques du canton à y contribuer selon leurs forces. « S. S. loue la piété du Sénat et charge V. S. d'envoyer une circulaire au clergé pour les y exciter ».

Le 12, Bonvisi se justifie de n'avoir pas annoncé l'abandon du siège de Bude, parce que le courrier est arrivé dans la nuit qui a précédé son départ et que de la Cour on avait déjà écrit

ch'il Sigr Plumberg et il P. Votta habbiano voluto arrogarsi la gloria di quello ch'egli asserisce esser stata imicamente opéra sua bisognando far capitale di questo Ministro che haverà la direzione de i Negoziati di Polonia, e di Moscovia per stabilirvi bene la Missione, sopra la quale scriverô con le future à Monsigr Illmo Segretario di Propaganda non potendo ancora risponderli, aspellando la risoluzione di S. M. circa il mandarsi da mè le facultà trasmessemi. Et a V. E. ecc.

(i) Le 19, Bonvisi informe que l'empereur a ordonné que l'impératrice Eléonore, touchant le cérémonial, ait à se régler absolument sur celui observé dans ses chapelles à lui, et cela à la suite des réclamations de l'ambassadeur d'Espagne. « Je n'ai pas voulu m'en mêler, écrit-il, parce que l'impératrice m'accuse d'être l'instigateur de tout. »

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