‹ Innocent XIChapitre 409 sur 430 · CROISSY SE PLAINT DU PAPE. IO · texte numérisé non relu

CROISSY SE PLAINT DU PAPE. IO

remis en liberté, vu que sa demande à Croissy n'a pas eu de résultat. « Je l'ai rassuré en lui faisant dire que je m'occuperai de lui ». Et, le même jour, (i) il informait :

Quando io ho trattato col Sig^ di Croissy, et Padre la Chaise dell' affare di Genova l'uno, e l'altro hanno pigUato l'occasione di rientrare

(i) A la même date, il répondait avoir reçu la dépêche concernant Gênes à son départ de Valenciennes ; qu'il se réserve d'en parler au rci à Versailles, du moment que l'armée navale a déjà quitté les eaux de la République pour se rendre en Catalogne. Il ajoute qu'il a dit à Croissy que S. S. en a été bien affligée non seulement pour les dégâts produits à la ville que N. S. a en affection pour sa filiale observance, mais aussi pour le désordre qui en revient à Italie et à toute la chrétienté en causant des diversions à ces princes qui sont unis à s'appliquer à la guerre contre les Turcs, et à conserver avec la République la tranquillité en Italie, sans compter que les Turcs peuvent prendre courage de ces désunions. « Je l'ai prié de tâcher que le roi renonce à tout sentiment malveillant envers la République, mais Croissy m'a répondu que l'armée navale devait avoir déjà quitté Gênes et il s'échauffa contre la République, qui par ses mtrigues contre cette Couronne se montre liée aux intérêts de l'Espagne — qui lui a donné de l'argent pour faire la guerre à la France et l'année dernière avait envoyé ses galères s'unir aux espagnoles pour empêcher le transport du sel à Casai — qu'à Gênes on publie toujours des satires insultant le roi, les domestiques de son envoyé, montrant ainsi sa haine contre les français, et Croissy exagérant, ses arguments, conclut que si la République ne change pas de conduite le roi la pulvérisera. Il ajouta aussi que parce fait l'Italie n'a pas été troublée car le roi n'a puni que les génois. J'ai répondu que si la République eut réellem^t manqué de respect au roi personne ne la plaindrait, mais que l'action de ses magistrats pour punir les malfaiteurs étant connue, tout doute est dissipé qu'on puisse imputer au public les crimes de quelque particulier ; que l'armement n'avait d'autre but que la propre défense et non une force à donner ombrage à S. M. ; que bien moins encore, on pouvait penser à des nouveautés autres que pacifiques dans une République qui ne s'occupe que du commerce et de la paix, car du reste il est notoire que les génois ont beaucoup d'intérêts dans les pays de la Couronne. La Chaise m'a dit à son tour qu'il ne voyait pas que ce qui est arrivé à Gênes puisse avoir de l'influence sur la guerre contre les Turcs ; que le roi a voulu donner cours au ressentiment qu'il éprouvait, persuadé que bientôt sera conclue la paix entre les Couronnes, et qu'en agissant plus tard on aurait dit qu'il voulait recommencer la guerre. Il espère que les génois à l'avenir se conduiront mieux envers S. M., d'autant plus qu'ils doivent réfléchir que, il n'y a pas longtemps, cette ville a profité du mauvais état où se trouvait la France pour s'affranchir de sa domination ».

in discorso délie note pendenze tra cotesta e questa Corte, nella forma che hanno fatto in tutte le altre congiunture, nelle quali io hà havuto qui da parlare di qualche negotio in nome di N. S. ; il che è molto verisimile si faccia à fin di farmi capire l'obice che queste pongono agli effetti, che per altro haverebbono gli offitii di Sua Santità appresso il Re. Il Padre la Chaise si contenne in termini più rimessi nell' esaggeratione del danno, che patiscono tante Diocesi senza Vescovi, e del gran bene che potrebbe risultare alla Christianità dalla buona corrispondenza fra il Signore ed il Re, il quale particolarmente seguendo l'aggiustamento che si spera fra le Corone potrebbe disporsi in consideratione délia S. S. a defendere con le sue Armi la causa comune. Ma il Sig'" di Croissy si diffuse più ampiamente, e con caloi:e in doglianze délia durezza, com' egli disse di S. B. in dar mano à qualche temperamento valendole a stabilire questa buona unione, che come di benefitio rilevantissimo alla Chiesa, deve essere à cuore d'un Pontefice cosî zelante con aggiungere che la ripugnanza di S. S. et il poco conto, che mostra di fare de disordini che giornalmente s'accrescono nel Regno per la vacanza di tanti Vescovati, e l'aversione che palesa nelle occorrenze aile sodisfactioni del Re con levare a S. M. ogni speranza di buona intelligenza, lo mettono ancora in obligo di pensare a provedere come meglio potrà, accennandomi qualche cosa, che nella futura Assemblea del Clero, che dovrà tenersi in principio dell' anno, che viene, si sarebbe facilmente questa Corte prevalsa dell' opportunità di trattarne. Io risposi ail' uno, et ail' altro ne termini, ne quali ho fatto l'altre volte, con porre loro in consideratione che le maie sodisfationi del Re se pure non ne ha alcuna, non derivano da N. S. che ha tutta la sua mira intenta à corrispondere aile parti che sono proprie del suo offitio : che questo medesimo le fa bramare la buona intelligenza e fare dal canto suo tutto quello che puô per dimostrare à S. M. un sincero paterno affetto, al quale deve ancora attribuirsi il riguardo aile convenienze délia coscienza propria, e di quella del Re, in quelle cose, nelle quali la S. S. trova di non poter secondare le inclinazioni Régie, mosse talvolta da nonrette informationi. Ma quando si toccano queste corde, per molto che io dica, poco è il profitto, che ne ritraggo, che ancora più che délia sostanza délie cose, si dolgono délia repugnanza di Sua Santità à dar orecchio a qualche temperamento poichè loro pare, che si voglia fare come si suol dire passare il Re per la trafila e non havere alcun riguardo ai suoi impegni aile sue convenienze, et aile sue sodisfationi, non arrivandosi qui a distinguere la differenza che v'è tra la Santa Sede, et i Principi del secolo, e tra la causa di Dio e quella degli

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