ET • PER.PETVA • FILIA • D • S • D
Paradin, p. 441. — Bellièvre, Lugdunum priscum, p. 118. — Spon, Recherche, pp. 22 et 232. — Ménestrier, Histoire consulaire, p. 98. — Colonia, Histoire littéraire, première partie, p. 36. — De Boissieu, p. 281. — Ci-dessus, I, p. 239.
Nobilis, Tiberii Caesaris Aiigusti servus, aequator monetae , hic adquiescit. lulia Adepta conjunx et Perpétua filia de suo durit.
« Nobilis. esclave de Tibère César Auguste, ajusteur de mon- « naie, repose ici. Julia Adepta, sa femme, et Perpétua, sa fille, « donnent de leurs deniers ce tombeau ».
Épitaphe perdue de la femme de l'esclave de Tibère, ci-dessus; du temps de Spon à BELLECOUR : « au jardin de la maison des « Mascranny, cette belle maison rouge de Bellecour où le Roy
« logea quand il fut a Lyon l'an 1659 »; le tombeau, de la même pierre que celui de Nobilis, de la même forme, d'égale grandeur et de caractères tout semblables.
IVLIA • ADEPTA HIC • ADQVIE SC IT L ■ IVLIVS CVPITVS M AT RI ET SODALES 5 DE SVO ET PERPETVA
Spon, Recherche, p. 231; Miscellanèes, p. 171. — Ménestrier, Histoire consulaire, p. 98. — Ms. Ruolz-Dissard. — De Boissieu, p. 281.
lulia Adepta hic adquiescit. L. Iulius Cupitus matri et sodales de suo et Perpétua filia.
« Julia Adepta repose ici. Lucius Julius Cupitus et Perpétua, ses « enfants.' Tombeau donné des deniers de Cupitus et de ses « compagnons de travail ».
Spon explique avec raison que les sodales, qui font avec Julius Cupitus les frais du tombeau, étaient vraisemblablement ses compagnons de travail, mais il fait à tort de Nobilis un directeur de l'hôtel de la Monnaie de Lyon en lisant sur son épitaphe ser(vator) aeq(uitatis) monet(ae), et il attribue, à tort également, cette épitaphe et celle de sa femme, non au temps de Tibère fils d'Auguste comme il avait pensé d'abord, mais au temps de l'empereur d'Orient Tibère Constantin de la fin du sixième siècle.
Julia Adepta paraît n'avoir eu de son mariage avec Nobilis d'autre enfant que sa fille Perpétua, qui, étant la fille d'un esclave, n'avait pas de nom gentilice. Au contraire, Julius Cupitus, qui avait le gentilice de sa mère, était un fils que celle-ci avait eu en premières noces ou avant d'être mariée.
Epitaphe, non entrée au Musée, d'une affranchie de la colonie ; découverte au commencement du siècle, à TRION, dans les fondations de la cave d'une maison du chemin de la FAVORITE, et aujourd'hui cachée sous l'enduit du mur extérieur à droite de la porte d'entrée d'une maison voisine faisant l'angle du même chemin et de celui des Pommières. La pierre, dont le fac-similé est donné dans De Boissieu, est décorée de trois compartiments superposés et bordés de moulures : deux en forme de tableaux carrés dont l'un est resté vide et l'autre est rempli par l'inscription ; le troisième figure un fronton triangulaire dont le tympan, aujourd'hui percé d'un large trou qui traverse de part en part, était autrefois occupé, sans doute, par une niche contenant un buste protégé par un grillage dont il reste les trous de scellement. — Hauteur hors du sol i m. 70, largeur o m. 80.
SVAVIS COLONOR LIB- HIC k~DQuiescit
ANN XXIIX • FLACCVS Ci' NI PlISSVM AE
Artaud, Lyon souterrain, p. 43 — De Boissieu, p. 474. — Allmer et Dissard, Trion, p. 3. — Ci-dessus I, p. 336.
Claudia Suavis, colonorum liberla, hic adquiescit, annorum XXIIX. Flaccus conjugi piissumae.
« Ici repose Claudia Suavis, affranchie de la colonie, morte à « l'âge de vingt-huit ans ; Flaccus à son excellente épouse ».
Suavis était primitivement esclave publique ; affranchie, elle avait reçu avec l'affranchissement un des noms de la colonie, celui de Claudia que Lyon tenait de l'empereur Claude.
L'épitaphe n'est donc pas antérieure à Claude. La forme des
lettres tendant légèrement à la cursive et se rapprochant un peu de la forme des lettres de la Table, l'archaïsme piissumae ne permettent pas de la supposer de beaucoup postérieure.
Il est à remarquer qu'elle n'est pas dédiée sous l'ascia. Peutêtre l'usage auquel se rapporte cette mention, si fréquente sur les inscriptions funéraires de Lyon, ne remonte-t-il pas jusqu'à cette époque.
Épitaphe, non entrée au Musée, d'un personnage contemporain d'Auguste ou de ses premiers successeurs.
Grand bloc quadrangulaire, en pierre de Seyssel, à face convexe, provenant d'un tombeau circulaire ; découvert au commencement du présent siècle à TRION dans un clos attenant à une maison dite du « Manteau-Jaune », à l'angle du chemin de la FAVORITE et du chemin des Pommières, maison où il fait aujourd'hui partie de la margelle d'un puits. — Hauteur o m. 55, largeur 1 m. 10. Hauteur des lettres de la première ligne o m. 12, de la seconde o m. 10.
(.galeKWS- CL- FELIX
EX • TESTAMENTo ARBITRATV-GAr\
Les lettres gale de la première ligne actuellement détruites ou cachées dans la maçonnerie, visibles au moment de la découverte ; toutes celles de la troisième réduites par la retaille de la pierre à leur moitié supérieure; la dernière, une N plutôt qu'une M. Les points de la première ligne sont figurés par de petites hederae.
Artaud. Lvoh souterrain, p. 43 : GALER1VS • CL • . — De
Boissieu, p. 500: RIVS • CL- . — Allmer, Revue èpigraphique,