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AIANOï SAAAOY
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2 Y P I H £ 02 IIATPAN TE AEinXlN HKE TX1 A Eni XHPn EZ TTjûAZIN EXilN £NnOP*0N ATOPAZmnN |U.£XTON EK AKOYITANIH2 flA Eni A AOYrOY 10 A O Y N O IO
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DlIS • M ANIBVS
THAEJVU • IVLIANI. SATI flL . S Y R I
15 DE VICO ATHELANI . DECVRION
îEPTIMIANO CANOTHA f€GO
TIATORI • LVGVDVNI . ET . PROV A Q V I T A N A C I C A AVIDIVS
AGRIPPA • FRATRI PIENTISSI
20 MO OB MEMORIAM ElvS
FACIENDVM . CVRAVIT . ET SVB- ASCIA . DEDICAVIT
I10AIH2TE KANQ0AIÏN à la cinquième ligne fautivement pour ITOAITITSTE KANQ® AIQN ; KPATAni à la douzième pour KPATAIH; l'N et le dernier I de DECVRIONI à la cinquième, l'N et l'E de NEGO à la fin de la seizième liés en monogrammes; AQ3/ITANACICA à la dix-huitième pour AQ.VITANICA.
Guigue, Lettre à M. Valentin-Smitb sur une inscription bilingue trouvée à Genay, dans la Revue du Lyonnais août 1863. — Allmer, dans les Mém. de la Soc. des Antiquaires 1863, vol. XXVII. —
Bulletin de l'Institut de correspond, archéol. 1867, p. 204. — Wilmanns, 2498. — Dissard, Catalogue, p. 123.
Ev9x.de xeizai &xlp.oç 0 xocl lovliavoç, ~2,xx3ov, saOlôç ré ïréyuxe y-où vôdupoç 'Aôa/yjvc'ç, fiovAsv~riç TtoXîtwq ze K<xv(ù9zÎ(ùv Ir.l Supjyjç.
CÇ HXZpXV ~.E /£17T&)V YlKE TW<5' £Kl X°*PQ '
Iç npxmv è^tov IvrtôpiccJ xyopx<3[j.<ùv [j.îgtov ex. 'A/.oujt«V£7jç co(5' £7Tt Aîuyou^oûyoto. cùAeffsv 67rt £eviriç 9xvxtm Wloipa. y.pxxxif}. Diis Manibus Tbaemi Iuliani, Sali filii, Syri de vico Athelani, decurioni Septiiuiauo Canotba , negotiatori Luguduui et provincia Aquitauica ; Avidius Agrippa fratri pientissimo ob memoriam eius faciendum curavit et sub ascia dedicavit.
« Ici repose Thaïm, surnommé Julien, fils de Saad ; enfant <> vertueux et doux d'Athélé, décurion de la cité de Canôtha en « Syrie ; lequel, ayant quitté sa patrie, vint ici en ce pays pour « faire du commerce. 11 avait à Lyon une boutique fournie de « marchandises d'Aquitaine. L'irrésistible destinée lui a fait trouver « la mort sur la terre étrangère ».
« Aux dieux Mânes de Thaemus Julianus fils de Satus, syrien « du vicus d'Athelanum, décurion à Septimianum Canotha, négo- « ciant à Lyon et dans la province d'Aquitaine; Avidius Agrippa « a élevé à la mémoire de son excellent frère ce tombeau et l'a « dédié sous V ascia ».
Thaemus Julianus. fils de Saad, nom que le latin rend par Satus, était un de ces nombreux commerçants orientaux qui se répandaient jusqu'aux extrémités du monde romain et que l'on rencontre fréquemment en Gaule. Il avait à Lyon une boutique fournie de marchandises « tirées de l'Aquitaine » : Ix Axovizav'iYiç, en première ligne desquelles devaient figurer les tissus de lin de Cahors, les serges de Saintes, les étamages des Arvernes, seuls articles de
commerce signalés par les auteurs anciens dans la province d'Aquitaine, d'ailleurs riche en mines d'or chez les Tarbelles, d'argent chez les Rutènes et chez les Gabales, de fer chez les Pétrucoriens, et il y joignait sans doute quelques-unes des précieuses marchandises que produisait l'Orient. 11 pouvait être aidé dans son négoce par celui que l'inscription appelle son frère, l'un des deux se tenant à Lyon tandis que l'autre voyageait.
Thaemus était né à Athélé : 'Aôsik-nvàç, de vico Afhelani, et était décurion de Septimianum Canotha, « en Syrie », disent le texte grec et le texte latin ; ce sont aujourd'hui Aatil ou Athil et Kennouât, localités voisines l'une de l'autre, situées dans le Hauran, Auranitis, faisant autrefois partie de la province d'Arabie ; mais c'est une chose connue qu'en Gaule on appelait Syriens presque indifféremment tous les orientaux.
Kennouât et Aatil ou Athil remontent à la plus haute antiquité. 11 est parlé à plusieurs reprises dans la Bible d'une ville de Knat ou Kanath déjà existante au temps de Moïse, qui la place dans la tribu de Manassé à l'orient du Jourdain. C'était une ville considérable; on lit au livre des Nombres (32, 42) qu'elle prit le nom de Nobé après qu'un Israélite de ce nom s'en fut emparé ainsi que des villages qui en dépendaient et étaient, d'après le livre premier des Paralipomènes (2, 23), « au nombre de soixante et valaient des « villes ». Pline l'appelle Canatha et la compte comme une des dix villes de la Décapole. Notre inscription fait voir qu'elle était un cheflieu de cité et qu'elle avait reçu de Septime Sévère quelque faveur qui lui avait fait joindre à son nom celui de Septimianum, c'est-àdire municipium Septimianum. Elle est nommée Kava0«, comme dans la partie latine de notre texte, dans la Notice des provinces d'Hieroclès, et Ka'vtofla, comme dans la partie grecque, dans l'acte premier du concile de Chalcédoine de l'an 451, où est mentionné un de ses évèques. Elle figure dans la Table de Peutinger sous le nom de Cbanata, sur la route de Jérusalem à Damas, à soixante et un milles de cette dernière ville, entre les stations d'Aenos et
de Rhose. Knat, Kanatb, Canatba, KâvaQx, Kavw&z, Septimianum Canotha, Cbanata sont la même ville. Ce serait maintenant, d'après d'Anville, Caneitra ou Caneitha sur une route tendant à Damas, dans une petite plaine située au levant du Jourdain et célèbre par une foire qui s'y tient. Mais d'Anville ne paraît pas avoir été bien renseigné ; le nom moderne est Kennouât ; la ville n'est pas dans la plaine, elle est à mi-côte des montagnes qui bordent la plaine. Sur cela on peut voir ci-après l'extrait d'une lettre de M. le comte de Vogué, qui a visité les lieux dont il est ici question. L'ethnique dérivé du nom affecte diverses formes; on lit sur une médaille de Claude KANQQAjmv, sur une médaille de Domitien KANA- ©HNCiN, dans une inscription du Corpus grec (4612) : Kayafovéç, dans Etienne de Byzance Canafbenus, dans Hieroclès KocvoOxdoc.
Le viens désigné dans le texte lapidaire par l'ethnique 'A9ei);/ivôç en grec, et par le nom de viens Atbelani en latin, était sans doute un de ces soixante vieilli « valant des villes », rappelés dans les Nombres et les Paralipomènes. Ce village existe encore; il est à une heure ou une heure et demie de Kennouât, et son nom Aatil ou Athil reproduit fidèlement la dénomination antique.
« Athil », dit M. de Vogué dans la lettre dont il vient d'être parlé, « a eu une certaine importance. On y voit deux petits tem- « pies de l'époque des Antonins assez bien conservés. La ville est « située au pied des montagnes, et Kennouât est presque en face « à mi-côte. Cette dernière ville est de tout le Hauran la plus « riche en antiquités : temples, basiliques, fontaines, tombeaux, « odéon, exèdres, inscriptions; en outre, plusieurs églises primi- « tives dont une basilique que j'estime être du quatrième siècle. « Je puis attester que sur une pièce coloniale de mon médailler « le nom de la ville est écrit : RANA0A ».
Sur plusieurs des inscriptions qui ont été découvertes à Kennouât et qui sont recueillies dans le Corpus inscription 11m Graecarum, on rencontre le nom propre ®a7|t/oç. Voici ce que, dans une note qui nous a été communiquée, dit M. Renan au sujet de ce nom et de
celui de ~2aâdoç, : « ®zlpoç, Teym, est très fréquent sur les inscrip- « tions du Hauran (voir le Corpus et une note que j'ai insérée « dans le Bulletin archéologique de X Athenccum français sur les « noms arabes de l'Auranitide). On le trouve aussi dans les auteurs « arabes pour les temps antérieurs à l'Islamisme. La forme pleine « est Teym-Allah qu'on trouve aussi sous la forme fc'pzW.oç; Teym, « dans l'ancien arabe, signifie un serviteur. Après l'Islamisme, on « préféra la forme Abd-Allah, qui a le même sens. Saad est un « nom parfaitement arabe. On le trouve dans les inscriptions du « Hauran ainsi que son diminutif Soaïd, "Zoedoç. En général, tous « les noms qu'on trouve sur les inscriptions du Hauran sont pure-
« ment arabes On a beaucoup d'exemples de Syriens en Gaule,
« et ces Syriens venaient pour la plupart du Hauran, qui, depuis « l'an 200 à peu près jusqu'à l'invasion musulmane, fut extrême- « ment florissant ». Suivant une remarque de M. Le Blant, ils venaient en Gaule comme marchands et « souvent comme banquiers « de la pire espèce ».
Thaemus est mort loin de sa patrie. C'est à Genay, près de Lyon, qu'a été trouvé son tombeau. Enrichi par son commerce, il possédait peut-être là une maison de campagne. Il y a lieu de le supposer en considérant que le nom de Genay a quelque apparence d'être une déformation de celui de Canoiha ou Cbanata comme l'écrit la Table de Peutinger, qu'en souvenir de son pays il aurait donné à sa propriété. Une charte de l'an ioio, n° 178 du Petit Cartulaire d'Ainay publié par Auguste Bernard, désigne Genay par les mots à.' agcr Janiacensis ; une autre charte de 978, n° 179 du même Cartulaire, par ceux d'ager Gagniacensis, et un Pouillé du treizième siècle (appendice aux Cartulaires de Savigny et d'Ainay) l'appelle Agatone , nom bizarre dans lequel se laisse apercevoir une métathèse chargée d'un a préfixe.
Celui qui a pris soin d'élever à la mémoire de Thaemus un tombeau sur cette terre étrangère dans une campagne qui avait peut-être quelque analogie d'aspect avec Canatha, s'intitule son
frère. Ses noms, son esprit plus cultivé en grec qu'en latin et assez familier avec l'Iliade pour en faire des citations, le désignent en effet comme un oriental. Le nom d'Avidhis peut avoir été répandu en Syrie par Avidius Cassius, qui, étant gouverneur de Syrie sous Marc Aurèle et Syrien lui-même et très aimé des habitants de la Judée, s'y fit proclamer empereur; celui à' Agrippa a été porté par deux rois de Judée, l'un contemporain de Caligula, l'autre du temps du siège de Jérusalem par Titus.
Le dernier vers de l'épitaphe est un emprunt à l'Iliade (6, i, 83) :
'EXAaês nopyvpeoq ©zvaroç y.a.1 Wotpa y.poc~cci/) .
« La Mort au manteau de pourpre et l'irrésistible Destin ont « mis la main sur lui ».
Ammien Marcellin (15, 8), rapporte à propos de l'association de Julien à l'empire par Constance une anecdote assez curieuse où figure ce vers. Pendant la cérémonie de sa présentation à l'armée, le nouveau césar, se rendant au palais au milieu des acclamations des soldats, les épaules couvertes du manteau de pourpre et monté sur le même char que l'empereur, le répétait tout bas entre ses dents, le long du chemin, d'un air profondément soucieux.
Épitaphe d'un marchand de comestibles.
Arcade I. — Cippe avec base et couronnement ; « trouvé es « jardins de l'Obéancier de SAINCT JUST auprès de SAINCT « IREGNY en l'an 1552 » (Paradin); « on le plaça en la chambre
« y édifiée de nouveau » (Bellièvre), « et c'est alors que l'abbé « Pupier, chanoine et obéancier de Saint-Just, fit graver sur la « face latérale gauche du monument le blason de sa famille : « d'azur au chevron d'or, au chef d'argent chargé de trois mou- « chetures d'hermine de sable, avec la date de 1553; c'est au « même lieu qu'on le voit aujourd'hui, engagé dans l'angle « gauche d'un petit pavillon qui fait partie du clos Coindre, rue « des Farges, 97 » (De Boissieu) ; entré au Musée, « en 1858 » (Daussigny); une ascia se voit à la première ligne, entre le mot ET et la sigle M. — Hauteur 1 m. 55 : du dé o m. 97, largeur o m. 55.
D ET ^ m
MEMORIAE • AETERNAE M ATTONI • RESTITVTI-ClVs
triboci • negotiatoris
5 artis • macellariae • ho
minis-probissimiqvi de
fvnctvsest-annor-xxxx
men ■ iii • d • xviii • rvttonia- marti ol a • con
'o ivnx- qvae- cvm -eo- vixit ann •viiii-d-viiii-sine-vl la-animi-laesione-et m-attonivs-germanvsrelictvs-a-patreann-iiii
>5 m-i-d- xii-et- m attonivs
respectinvs • mens • viiii filI-et- heredes- ponen dvm-cvravervnt-et • si bi-vivi • svb-ascia dedic avervnt
Les deux N de ANN aux onzième et quatorzième lignes liées en monogrammes.
Paradin, p. 437. — Bellièvre, Lugd. prise, p. 114. — Spon, Recherche, p. 62 ; éd. 1857, p. 70. — Gruter, 647, 5. — De Boissieu, 417. — Martin-Daussigny, n° 890 de son Registre d'entrées. — Wilmanns, 2516. — Dissard, Catalogne, p. 122.
Diis Manibus et memoriae aeternae M. Attonii Restititti, civis Triboci, negotiatoris artis macellariae , hominis probissimi, qui defunctus est annorum XXXX , mcnsiuin 111, dieruiu XV 111 ; Ruttonia Martiola coniunx, quae eu m eo vixit a 11 nos Vllll, aies Villl, sine ulla animi laesione, et M. Attonius Germanus relictus a pâtre aniwrum 1111, mensis I, dierum XII, et M. Attonius Respedimis mensium Vllll, filii et heredes ponenduin curaverunt et sibi vivi sub ascia dedicaverunt.
« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Marcus Atto- « nius Restitus, de la cité des Triboques, négociant marchand de « comestibles, homme d'une extrême probité, mort à l'âge de « quarante ans, trois mois et dix-huit jours; Ruttonia Martiola, « sa femme, qui a vécu avec lui neuf ans et neuf jours sans qu'il « lui ait jamais fait aucune peine, et Marcus Attonius Germanus, « privé de son père à l'âge de quatre ans, un mois et douze jours, <\ et Marcus Attonius Respectinus à l'âge de neuf mois, ses fils et « héritiers, ont de leur vivant élevé ce tombeau, et aussi pour <s eux-mêmes, et l'ont dédié sous Yascia ».
M. Renier s'exprime ainsi dans la note qu'il a consacrée à cette inscription dans la dernière édition de la Recherche de Spon, p. 70: « 11 faut lire en deux mots Marcus Attonius. La famille Attonia « est mentionnée sur plusieurs monuments des contrées voisines « de la cité des Triboques (l'Alsace), à laquelle appartenait ce « personnage. Ainsi, on trouve un Sex. Attonius Privatus à Augs- « bourg (Gruter, 64, 6); un M. Attonius Aproniaiuts, à Bâle « (Mommsen, Inscriptions Helv., 287); un L. Attonius Adnass uiatus, au musée de Munich (Hesner, Roetn. Bayern, 3e éd.,
« n° 187); enfin, on trouve un Attonius Constans dans une « inscription de Lyon publiée par Gruter, p. 524, 7, d'après Para- « din (voy. ci-dessus, I, p. 375). Du reste, Marcus Attonius Res- « titutus n'était pas un marchand boucher, mais un marchand de « comestibles ».
Les marchands de comestibles, macellarii, vendaient toutes sortes de denrées et notamment du gibier, de la volaille, du poisson. Varron dit dans son Traité De re rustica (3, 2,1,3, 3> 4)' « qu'on vendra au boucher (laiiius) le porc élevé à la basse-cour, « et au macellarius le sanglier élevé dans le parc ». Il semble de là qu'il y ait peu de différence à faire entre les macellarii et les cupedinarii, qui étaient aussi des marchands de comestibles et vendaient de la chair de sanglier, des faisans et autres gibiers recherchés. Un bas-relief de la villa Albani (Marini, p. 144), représente l'étal d'un macellarius ; on y voit accrochés des oies, des lièvres, des cochons de lait.
Ce commerce devait être lucratif, s'il arrivait souvent, comme sous Tibère (Suétone, 34), que trois surmulets se vendissent 30,000 sesterces, près de 6,000 francs, excès qui amena une mesure d'après laquelle le sénat aurait à régler, tous les ans, le prix des denrées, et les édiles à surveiller sévèrement les boutiques de vente de comestibles.
C. Terentius Varro, qui fut consul en l'an 216 av. J.-C. (Tite- Live, 22, 25; Valère Maxime, 3, 4), était le fils d'un macellarius. César voulant donner un repas public qui dépassât en magnificence tout ce qui s'était jamais vu, en chargea les macellarii sous la direction de ses esclaves (Suétone, 26). On lit dans la biographie de Vespasien (id., 19) qu'il donnait souvent de somptueux festins afin de faire gagner les marchands de comestibles : Sed et convivabatur assidue ac saepius recie ac dapsile ut macellarios adjuvaret.
Épitaphe d'un fabricant de savon.
Pilastre entre les arcades XXXV et XXX VI. — Cippe en pierre tendre avec base et couronnement, celui-ci terminé par un fronton triangulaire; extrait du puits de TRION en mars 1886. Une ascia en creux occupe, entre les sigles D M de la première ligne de l'inscription, le milieu du bandeau de la corniche. — Hauteur o m. 85, du dé o m. 39, largeur o m. 30. .
ET • MEMORIAE aETERNE- SEPTIMI IVLIANI • N^OTIA 5 TORIS • LVGDun- ar
TIS • SAPONARI AU • QVINTVLA SERTORIA • CON IVGI • KARISSIMO 'o PONENDVM
CVRAVIT • ET • SVB ASSCIT • DE • Divf sic
L'1 et le T de DE'DIVIT à la dernière ligne liés en monogramme.
Allmer, Revue épigrapbiqiic, II, p. 186. — Allmer et Dissard, Antiquités découvertes à Trion, I, p. 169. — Dissard, Catalogue, p. 122.
Dus Manibus et memoriae aeternae Septimii Iuliani, negotiatoris Lugdimensis artis saponariae; Qiiintula Sertoria coniugi harissimo ponendum curavit et sub ascia dedicavit.
« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Septimius « Julianus, négociant savonnier lyonnais; Quintula Sertoria à son « époux très cher a élevé ce tombeau et l'a dédié sous Y ascia ».
Le savon des anciens était une pommade. Pline en parle ainsi (28, 12) : « Le savon est une invention gauloise pour teindre les « cheveux et leur donner une couleur blonde tirant au rouge. « C'est un composé de graisse et de cendre ; le meilleur se fait « avec de la cendre de hêtre et de la moelle de chèvre. Il y en a « de deux sortes, l'un épais, l'autre liquide; tous deux sont en « usage aussi chez les Germains, et plus employés par les hommes « que par les femmes ». Le savon épais était façonné en boules; Martial (Epigr., 14, 27) les appelle « boules mattiaques », c'està-dire du pays des Mattiaques, voisin de Mayence. Ce cosmétique, qui donnait aux chevelures noires une teinte châtain clair, était recherché à Rome par les jeunes élégants et par les femmes. Notre inscription , la seule peut-être jusqu'à présent connue qui mentionne l'ars saponaria, fait voir qu'il s'en fabriquait à Lyon.
A cause du nom Septimius, cette inscription n'est vraisemblablement pas antérieure à Septime-Sévère.
Remarquer dans SAPONARIAII l'emploi de l'I double comme équivalent de l'E; dans Quintula Sertoria, le cognomen mis avant le nom contrairement à l'ordre habituel et régulier, et dans SVB ASSC1T • DE • D1V1T, pour sub ascia dedicavit, des bévues d'un graveur probablement illettré.
Les lettres de cette inscription gravée sur de la pierre tendre conservent encore leur rubrication antique tellement vive qu'on pourrait la croire toute récente.
Fragment faisant mention d'une femme exerçant la médecine.
Arcade LU. — Grande pierre oblongue, incomplète à droite ; contenant les dernières lignes d'une inscription dont le commencement devait occuper une pierre pareille placée au-dessus ; découverte : « à SA1NT-1RÉNÉE en 1825 » (De Boissieu), « en 1824 « et mise à cette époque dans un des murs latéraux du grand « escalier de cette église; transportée au Musée en 1845 * (Comarmond). Une auge sépulcrale a été creusée au moyen âge dans la face supérieure. — Hauteur o m. 60, longueur 2 m. 32; hauteur des lettres o m. 11.
METlLIA 2 DONATA * MEDIC* DÉ « SVA « PECVNIA « DEDIT L « D « D » D
Le T de DEDIT à la fin de la seconde ligne réduit à l'extrémité gauche de sa traverse; accents sur l'E de DE et sur l'V de PECV- NIA ; tous les points figurés par des hederae cordiformes.
De Boissieu. p. 456. — Comarmond, Description, p. 300; Notice, p. 110. — Monfalcon, Suppl. à Spon, éd. 1857, P- 35tj Musée lapidaire, p. 20. — Poncet, Documents pour servir à l'histoire de la médecine à Lyon 1885, p. 7. — Dissard, Catalogue, p. 122.
Metilia Donata, medica, de sua pecunia dédit. — Locus
datus décrète decurionum.
« Metilia Donata, femme exerçant la médecine, a, de
« son argent, donné ce monument.
« L'emplacement a été donné par décret des décurions ».
Les medicae traitaient particulièrement les maladies propres aux femmes et n'étaient presque jamais que des accoucheuses. On peut cependant croire que quelques-unes exerçaient leur art d'une manière moins spéciale, témoin par exemple la tante d'Ausone Aemilia Hilaria, à qui le poète a consacré la sixième de ses Parentales : « Et toi, Aemilia, qui fus la sœur de ma mère par les « degrés du sang et reçus au berceau le surnom à'Hilarius parce « que ta mine éveillée et ta grâce un peu mâle te donnaient, à « vrai dire, tout l'air d'un garçon, tu eus toujours en aversion les « penchants de ton sexe et tu sus te rendre habile, non moins « qu'un homme, dans la pratique de la médecine ».
En l'absence du commencement de l'inscription, nous ignorons quel monument la libéralité de Metilia Donata avait élevé à Lyon sur un emplacement concédé par l'autorité municipale.
Épitaphe d'un intendant.
Arcade LUI. — Cippe avec base et couronnement; « trouvé en « février 1870, dans le lit du RHONE, au banc de gravier vis-à-vis « la place GR.OLIER. » (Daussigny). Une ascia occupe le milieu
de l'attique du couronnement. A la plinthe de la base se voit un trou carré bordé d'une feuillure dans laquelle battait un portillon. — Hauteur i m. 80, du dé 1 m. 15, largeur o m. 73.
Sv
PRIMITIVI • AC TORIS • PRAEDl ORVM HORM 5 VIVVS SIBI POS
TERISQVE • SVIS FECIT ET SVB AS CIA DEDICAV +
Daussigny, n° 1 140 de son Registre. — Dissard, CataL, p. 122.
Diis Manibus Primitivi, actoris praediorum boriim, vivus sibi posterisque suis fecit et sitb ascia dedicavit.
« Aux dieux Mânes de Primitivus, intendant de ce domaine, qui « a, de son vivant, élevé ce tombeau pour lui-même et ses descen- « dants et l'a dédié sous Y ascia ».
Les grands propriétaires fonciers cultivaient rarement eux-mêmes leurs domaines; ils les donnaient à régir à des intendants qui les faisaient cultiver par les esclaves du maître ou par les leurs. Ces intendants, souvent fort riches, n'étaient que des esclaves.
Primitivus avait élevé son tombeau sur le domaine qu'il régissait. Les pierres apportées dans le Rhône au moyen âge pour des endiguement d'îles ne pouvant avoir été prises que sur les terrains de la rive gauche, c'est de ce côté que devait être situé ce domaine.
Épitaphe d'un affranchi impérial , mort dans le cours de ses études.'
Pilastre entre les arcades XXIV et XXV. — Cippe avec base et couronnement, trouvé en décembre 1885 à TRION. Une ascia en relief occupe le fronton de la lysis au-dessus de la corniche. — Hauteur 1 m. 25; du dé o m. 62, largeur o m. 54.
Dll S • MANIBVS • ET MEMORIAE-VICTORIS AVG- LIB • DE STVDErTIBVS QVI- VIXIT- ANMOS-X- M- VI
5 DVI-AELIVSSILVESTER
AVG-LIB-ET-ABVCCIAEV TERPE-ALVMNO CARISS/w POSVERVNT • CVKante VESONTICO Ptf/RE EIVSD
'o VICTORIS- DVLCISSIMI
ET-SVB ASCIADEDICAVE R V NT
L'N et le T de STVDENTIBVS, les deux N de ANNOS, l'N et le T de VESONT1CO, le / et l'R de PA/RE (?) liés en monogrammes ; l'A du même mot PA/RE entièrement détruit, sauf
une très petite amorce de l'extrémité inférieure du jambage de droite.
Allmer, Revue èpigraphique, II, p. 179. — Allmer et Dissard, Trion, I, p. 120.
Diis Manibus et memoriae Vidons, Augitsti liberti, qui vixit annos X, menses VI, Mes VI ; Aelius Silvester, Aiigusti libertus, et Abuccia Euterpe alumno carissimo postier mit, curante Vesontico paire eiusdem Victoris dulcissimi, et sttb ascia dedicaverunt.
« Aux dieux Mânes et à la mémoire de Victor, affranchi de « l'empereur; mort dans le cours de ses études, à l'âge de dix « ans, six mois et six jours ; Aelius Silvester, affranchi de « l'empereur, et Abuccia Euterpe, à leur alumnus très cher ont « élevé ce tombeau par les soins de Vesonticus, père de cet « enfant bien-aimé, et l'ont dédié sous X ascia ».
Le jeune Victor, qu'élevait chez lui à titre bienfaisant Aelius Silvester, affranchi impérial employé à Lyon dans quelque poste subalterne de l'administration publique , avait sans doute reçu l'affranchissement en même temps que celui-ci et devait s'appeler comme lui Aelius du nom d'un des empereurs qui se sont nommés ainsi : Hadrien, Antonin le Pieux ou Aelius Vérus.
L'épitaphe le qualifie de studentibus, c'est-à-dire « du nombre « de ceux qui faisaient leurs études ». Lyon, cependant, n'était pas un centre universitaire ; les Lyonnais riches envoyaient généralement leurs enfants faire leurs études à Rome, les seigneurs gaulois envoyaient les leurs à Autun; mais il n'est guère supposable qu'il n'y eût pas possibilité de suivre des classes à Lyon autrement que par des professeurs particuliers, et la formule de studentibus de notre inscription semble attester qu'il y existait des écoles publiques au moins pour l'instruction primaire. D'autres inscriptions apportent aussi leur témoignage. Le fils d'un décurion
et duumvir de Lyon, décurion lui-même, mort à l'âge de onze ans et demi à Lyon, où ses parents lui ont érigé un magnifique tombeau, se faisait déjà remarquer par de brillants succès dans ses études (ci-dessus, II, pp. 221 et 357). Dans l'épitaphe d'un étranger établi et mort à Lyon intervient un ami d'enfance et d'école, in modum fraternae adfectionis et ab ineunie aetaie condiscipulatu et omnibus bonis artibus copiilatissimus amicus; il est vrai que le défunt étant Trévère, son enfance s'était peut-être passée, non pas à Lyon, mais à Trêves. Un passage d'Ausone atteste expressément l'existence d'écoles publiques à Lyon, déjà vers le milieu du troisième siècle ; c'est dans l'Action de Grâces (Gratiarum actio, VII, § 31) qu'Ausone, au sujet de son élévation au consulat, adresse à son élève, l'empereur Gratien. Aucun précepteur de jeunes princes devenus ensuite Augustes n'a eu, dit-il, des honneurs comparables aux siens. Sénèque, le précepteur du jeune Néron, n'a pas été consul ; Quintilien est parvenu. il est vrai, au consulat, mais n'a eu là qu'une distinction honorifique sans réalité; Titianus en a été réduit, après avoir atteint à la gloire, à enseigner « dans les écoles municipales, tantôt « à Besançon, tantôt à Lyon, et à vieillir, usé moins par l'âge « que par l'abjection réservée à la dernière partie de sa vie » : Quo modo Titianus magister ; sed gloriosus Me municipalem scbolam apud Visontionem Lugd un unique variando , non actate quidem sed vilitate consenuit. Ausone parle encore de Titianus dans un autre endroit (Epist., XVI), où il lui donne le nom de Iulius et l'appelle, à cause sans doute de son éloquence, sermonis artifex, « un artisan du discours ». Il envoie au préfet du prétoire Sextus Petronius Probus, qui fut consul avec Gratien en 371, un recueil d'Apologues en prose latine composés par Titianus à l'imitation des Fables d'Esope. Or, on sait par Capitolin {Maximini, XXVII) que Titianus avait été un des précepteurs et le maître d'éloquence du jeune Maxime, le fils de l'empereur Maximin, et que lui-même, suivant le même historien, aurait
été fils d'un Titianus senior, auteur d'un très beau livre intitulé les Provinces ou Chorographia (Servius, in Aeneid., 4), dont il reste au moins deux petits fragments. Il avait écrit des Lettres dans lesquelles il s'était efforcé de copier le style de Cicéron. En raison de son talent d'imitation dans tous les genres, on l'avait surnommé « la Guenon de son temps », sitnia sui temporis (Voir dans Ausone, éd. Panckoucke, t. II, pp. 433 et 435, les notes de Corpet, renvoyant à VHist. litt. de la France par les Bénédictins, et à Wernsdorf, Poetae laiini minores, V, p. 40, éd. Lemaire). Maximin et son fils ont été tués en 238. C'est après leur mort que Titianus, tombé dans l'obscurité, vint exercer à Besançon et à Lyon comme professeur municipal, par conséquent dans le cours du troisième siècle. Il n'est nullement certain qu'il faille distinguer avec Capitolin un Titianus senior et un Titianus junior ; peut-être n'y en a-t-il eu qu'un, et il serait l'auteur du livre sur les Provinces de l'empire romain, des Lettres cicéroniennes et des Fabulettes à l'instar de celles d'Esope. Il avait vraisemblablement composé ces ouvrages pour l'instruction du jeune Maxime, et il aura pu les utiliser pour ses leçons dans les écoles municipales de Besançon et de Lyon.
Le tombeau de l'affranchi impérial Aelius Victor a été élevé sous la direction ou la surveillance de son père Vesonticus, resté, à ce qu'il semble, dans l'esclavage. Légalement, l'esclave et même l'affranchi n'avaient pas de père ; aussi ne sont-ils jamais désignés « fils de tel »; mais le lien naturel n'en subsistait pas moins, et l'on rencontre non rarement, comme ici, sur des inscriptions relatives à des esclaves, la mention du rapport de parenté.
Le nom Vesonticus indiquerait que le père de notre jeune de stndentibiis serait né à Besançon. Dans la forme de ce nom se montre la substitution de \'e à Xi déjà employée par César : Vesontionem, et qui se retrouve au Ve siècle dans la Notice des dignités : Vesontio, Vesontionum urbs, et dans la Notice des Provinces : metropolis civitas Vesontiensium, conformément au nom moderne.
Inscriptions contenues dans les paragraphes précédents.
Ci-dessus, II, p. 413. — Argentier: Caius Flavius Januarius... argen tarins ; sévir augustal.
Ci-dessus, II, p. 498. — Forgeron: Vireius Vitalis... juvenis incomparabilis ingenii artis fabricae ferrariae, incorporé dans les charpentiers entrepreneurs de constructions.
Ci-dessus, II, p. 402. — Brodeur en or : Constantinius Aequalis... artis barbaricariae ; il était syrien et sévir augustal de Lyon.
Ci-dessus, I, p. 274, II, pp. 447, 459. — Marchands de poterie de terre : Vitalinius Félix, . . .ncgotiator Lngdiini artis cretariae, vétéran de la légion Ire Minervia. — Apriclius Priscianus, exserc(ens) art(em) cretariam, incorporé dans les fabri. — ... ranius M . . . , ncgotiator artis cretariae , négociant en vins à Lyon.
Ci-dessus, II, p. 400. — Patron de navire : Quintus Capitonius Probatus, . . . , naviclarius marinus; il était de Rome et sévir augustal de Lyon et de Pouzzoles.
Ci-dessus, II, p. 413. — Marchand de blé : Toutius Incitatus, negotiator fnimentarius ; sévir augustal , batelier de la Saône , centonaire à Lyon. Les marchands de blé formaient peut-être une corporation.
Ci-dessus, II, p. 419. — Marchand de farine : . . ., negotiator artis alicariae ; restitution peu certaine. Il aurait été sévir augustal.
Ci-dessus, II, p. 424. — Marchand de saumures : Primius Secundianus, . . . , negotiator muriariits, sévir augustal, batelier du
Rhône naviguant sur Saône, incorporé dans les charpentiers entrepreneurs de constructions à Lyon.
Ci-dessus, II, p. 490. — Marchand d'étoffes de laine : Terentius (?) Poppillus, . . ., negotiator artis prossariae; il était du pays des Séquanes, citoyen lyonnais et incorporé dans les utriculaires.
Ci-dessus. II, p. 487. — Marchand de toile : Illiomarius Aper, . . . lintiariits ; il était du pays des Veliocasses, admis au nombre des colons de Lyon et incorporé dans les utriculaires.
Ci-dessus, II, p. 64. — Etablissements de bains : //; bis praediis Caii Ulattii Apri sa[cerdotis?], thermulae s[ahttares\. Aqua f[on-
tis ]. — Ci-dessus, II, p. 505 : Tu qui legis, vade in
Apolinis lavari.
Ci-dessus, III, p. 13. — Médecin : Phlegon, médiats, sans doute esclave; il dédie un autel aux Mères augustes.
Ci-dessus, III, p. 8. — Gladiateur : Callimorphus, secunda ruais; esclave ; il dédie un autel à Mars.
Inscriptions perdues ou non entrées au Musée.
Argentier. — Caius Danius Minuso (inscr. « sur trois grands « quartiers de pierre qui ont été déjoints et employés à bâtir la « porte du bourg SAINT-IRENÉE par où l'on va à Sainte-Foy »; voy. De Boissieu , p. 133), negotiator argentar[ius] vascularius; il élève un tombeau : ut animae ablatae, corpore condito, multis a unis celebraretur...; il était sévir augustal.
Banquier. — Lucius Baebius Lepidus (insc. autrefois « à SAINT- « IRENÉE »; voy. De Boissieu, p. 421), nummularius.
. Banquier. — Tiberius Claudius Maturinus Effrons (?), (inscr. « découverte à SAINT-IRENÉE, transportée à Francheville chez « M. le marquis de Ruolz, où elle est encore actuellement » ; voy. De Boissieu , p. 421), nummularius, iuvenis modestissimus qui prope implettim vicensimum et octavum aetafis annum excessif, omnium numinum frustra cultor ; qui bac aetate obiit ! Atteint sans doute de quelque maladie de langueur, Claudius Maturinus s'était, comme on dirait de nos jours, voué à tous les saints, et inutilement.
Négociant. — C (ou CL) Ussinius (peut-être Ursinius) Italicus (inscr. « extraite en janvier 1848 d'un banc de gravier dans le « RHONE, en face de l'Hôpital militaire, et tout de suite retail- « lée »; voy. De Boissieu, p. 458), negotiator...
Marchand de denrées de luxe. — Julius Verecundus (inscr. autrefois « dans le quartier SAINT-IRENÉE, au logis de la Teste d'Or »; voy. De Boissieu, p. 513). neg(otiator) laudecenarius. Pline le Jeune (Ep., II, 14) parle d'orateurs de table que l'on appelait laudeceni. Cette explication se prête mal à la qualification de negotiator de notre inscription. Renier (dans Spon, Recherche, pp. 88 et 89) pense que la profession de Verecundus devait avoir une grande analogie avec celle de negotiator macellarius mentionnée sur une autre inscription de Lyon. La mère de Verecundus s'appelait peutêtre Aurélia Aquilina, non pas X-QVINEN comme porte la copie.
Hôtelier. — Septumanus (inscr. autrefois « en la cour de l'Hôtel « de monsieur le marquis de Saint-Maurice en BELLECOUR » ; « au coin de Bellecour, près du pont de bois »; disparue dans le premier quart du siècle dernier; voy. De Boissieu, p. 418), Mercurius hic hier uni \ promittit, Apollo salutem, \ Septumanus hospitium | cum prandio; qui venerit \ melius uteter. Post, \ hospes, ubi maneas prospice : « A qui loge ici Mercure promet bonnes chances de « gain, Apollon la santé, Septumanus le gîte et la table, le tout
« au meilleur marché. Après cela, voyageur, vois où tu veux « loger ».
Marchand de toile. — Titus Flavius Félix (inscr. autrefois « en « la closture du JARDIN de monsieur de SAINCT MARCEL » ; voy. De Boissieu, p. 443), . . . artis Hntiariae. Il faut peut-être lire plus loin : Fl(avius) Marins, pa(ter) et Mercatilla, mater.
Gladiateur. — Hylas (inscr. « découverte en novembre 17 14 « SAINT-JUST dans la rue de TRION près des anciens murs de « la ville » et actuellement à la bibliothèque de la ville de Sens; voy. De Boissieu, pp. 460 et 621 add.), dymacherus sive assidarius (à corriger par assedariits), p(ugnarwn) VU, ru(de) I (?). Il s'agit d'un gladiateur combattant avec deux glaives du haut d'un char.
Etudiant. — Aulus Vitellius Valerius (inscr. autrefois sur une « pierre quarrée au pavé de l'église de SAINCT IREGNY »; voy. De Boissieu, p. 434), . . . hic annorum X in studiis Romae de[functus\. Le mot hic : « ici », sous entendu depositus, fait voir que les cendres du jeune Vitellius mort à Rome dans le cours de ses études avaient été rapportées à Lyon. Son père et sa mère paraissent avoir été des esclaves. Un Vitellius et sa femme Valeria l'auront adopté et, après sa mort, auront renvoyé de Rome ses cendres à ses parents.
Inscriptions étrangères.
Écolière. — Julia Felicissima, d'une inscription de Saint-Romainen-Galle. Cette inscription étant actuellement au Musée de Lyon et la jeune fille dont elle est l'épitaphe étant née de parents lyonnais, nous la reproduisons en entier en copie épigraphique :
Épitaphe d'une jeune lyonnaise surnommée l'Écolière.
Arcade LX. — Très grande table de pierre qui a longtemps servi de couvercle, la face inscrite tournée intérieurement, à un tombeau du moyen âge dans l'église de Saint-Romain-en-Galle, au côté droit de l'autel, et a été apportée au commencement du siècle au Musée de Lyon. — Hauteur i m. 15, largeur 2 m. 30. Hauteur des lettres de la première ligne o m. 12, de la dernière o m. 08.
/VLIAE es FELICISSIMAE SCHOLASTICAE a i'AAPGI QVAE « VIXIT 0 ANM VII « M » V P-IVL-P- F-GAL-FELIX-ET- IVL 5 NOVELLA • PARENTES • fIl DVLCÏSSIMAE • H~\- SIBI • vlvi
FECER.VNT-T-SVB-ASCIA-DE</;'CA/3lVNr
Lettres de la meilleure forme. Les deux N de ANN à la troisième ligne, l'E et le T de ET à la sixième et à la septième, l'N et le T de FECERVNT, l'A et le V. l'E et l'R, l'N et le T de DEDICAVERVNT à la dernière liés en monogrammes; l'E du mot grec IAA.PEI de forme lunaire ; tous les points figurés par de petites hederae.
Chorier, Ant., p. 176. — Artaud, Notice 1816, p. 4. — De Boissieu, p. 488. — Herzog, n" S27. — Allmer, /user, de Vienne II, p. 513, n° I 50 de l'atlas.
Iuliae Felicissimae Scbolasiicae Tlocpei, quae vixit annos VU, menses V; P. Iulius, P. filins, Galeria, Félix, et Iulia Novclla,
parentes, fiîiae dulcissimae et sibi vivi fecerunt et sub ascia dedicaverunt.
« A Julia Felicissima Scholastica Ilocpx, morte à l'âge de sept « ans et cinq mois; Publius Julius Félix, de la tribu Galeria, fils « de Publius (Julius), et Julia Novella ont élevé à leur fille chérie « et, de leur vivant, pour eux-mêmes, ce tombeau et l'ont dédié « sous Y ascia ».
La tribu de Vienne était la Voltinia, celle de Lyon la Galeria; inscrits dans la tribu Galeria, les parents de Julia Felicisssima étaient, non pas viennois, mais certainement lyonnais.
11 est assez peu vraisemblable que la jeune Julia, à peine âgée de sept ans et demi, ait eu trois cognomens; les deux derniers de ses noms étaient sans doute des sobriquets, faisant allusion, l'un : celui de Scholastica, c'est-à-dire « Ecolière », à de précoces dispositions studieuses, l'autre, qui est en grec et pourrait se traduire par « Espiègle », à l'enjouement d'une petite fille douée d'un heureux naturel.