‹ Inscriptions antiques (volume 2)Chapitre 3 sur 101 · APOLLINARIS · texte numérisé non relu

APOLLINARIS

Accent sur l'A de FAEN1VS à la troisième ligne seulement.

Bellièvre. — Symeoni, ms., p. 61. — Paradin, p. 439. — Spon, Recherche, p. 109; éd. 1857, p. 122. — Ménestrier, Hist. cons., p. 126. — Artaud, Notice 1808, p. 9; 1816. p. 38; Musée lapidaire, arcade XXIII. — De Boissieu, p. 52. — Comarmond, Description, p. 154. pi. 13; Notice, p. 55. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 9. — Dissard, Catalogue, p. 121.

Numinibus Auguslorum L. Faenius Rufus et L. Faenius Apollinaris, filius.

« Aux divinités des Augustes, Lucius Faenius Rufus et Lucius « Faenius Apollinaris, son fils ».

Cette inscription, où les mots sont écrits tout au long, montre clairement que, dans le cas très fréquent où ils sont remplacés par des abréviations, ils doivent se lire comme ici et non pas numiiii Augusto ou numinibus Augustis. M. Mommsen (La Conscription, p. 232) pense que, même avec le singulier numini, il s'agit tout à la fois de l'empereur régnant et de la famille impériale et qu'il faut y voir moins une dédicace proprement dite qu'une formule analogue aux mots pro sainte dominorum ou in honore m domus divinae. Le plus souvent vient ensuite une dédicace à une divinité expressément nommée, comme dans les exemples qui suivent.

Un Faenius Rufus, dont on ignore le prénom, fut, sous Néron, préfet de l'annone (Tacite, Anu., 13, 22), de l'an 55 à l'an 62, puis préfet du prétoire en remplacement de Sextus Afranius Burrus, avec Sofonius Tigellinus (ibid., 15, 68), jusqu'en l'an 65, où il fut mis à mort comme impliqué dans le complot de Pison contre la vie de l'empereur. Il est peu vraisemblable que le Lucius Faenius Rufus de notre inscription, qui n'ajoute à ses noms aucun titre et dont le fils porte un surnom servile, puisse être ce haut personnage. Renier remarque, toutefois, dans une de ses annotations à la réédition de Spon, que, d'après l'excellente forme des lettres, le monument appartient à une très bonne époque.

On a précédemment vu. au chapitre des très Galliae (II, pp. 123 et 129), deux autels dédiés aux numina Augusiorum par des prêtres du culte provincial de Rome et d'Auguste.

Autel aux divinités des Augustes et à Apollon.

Arcade LU. — Autel, privé de sa base, mais encore pourvu de son couronnement ; trouvé à VAISE, « au port Mouton » (De Boissieu, p. 53); « en 1839, à FOURVIERE, engagé dans un mur de « soutènement, dans le clos Marduel, au lieu dit les MASSUTS, où «probablement il avait été découvert » (Comarmond) ; entré au Musée en 1844. La première ligne de l'inscription est gravée sur le bandeau de la corniche. — Hauteur o m. 55, largeur o m. 35.

NVMINIB • AVGVST

DEO • APOLLINI C NONIVS EVPO SIVS EX VOTO 5 iWVRO-ET SCAN

DVLA CINXIT

De Boissieu, p. 18. — Comarmond, Description, p. 303, pi. 12: Notice, p. m. — Henzen, Suppl. à Orelli, 6587. — Monfalcon. Musée lapidaire, p. 20. — Dissard, Catalogne, p. 120.

Niimimbns Augitstorum. deo Apollini, C. Nonius Enposius ex voto mnro et scandula cinxit.

\< Aux divinités des Augustes, au dieu Apollon, Caius Nonius « Euposius a, en accomplissement de son vœu, entouré ce temple « d'un mur et d'un auvent en bardeaux ».

Aux termes mêmes de l'inscription, la couverture en bardeaux se rapporte, non pas au temple d'Apollon, mais au mur d'enceinte qu'Euposius avait élevé autour de ce temple et qu'il avait pourvu d'un toit en appentis, formant une sorte de portique établi de la façon la plus simple.

Ce même dévot personnage a aussi élevé ou réparé, à Vaise, un temple aux Mères augustes.

Autel à Mars.

Arcade XVIII. — Bloc quadrangulaire, présentant le dé d'un autel dont la base et le couronnement ont été supprimés ; « trouvé « aux ÉTROITS » (Artaud); « en 1811 » (De Boissieu); « près la « tannerie Renard » (Comarmond). — Hauteur o m. 90, largeur o m. 52.

martI

T • IVL satvrnInvs

Lettres de très bonne forme.

Artaud. Notice 1816, p. 23; Musée lapidaire, arcade XV. — De Boissieu, p. 0. — Comarmond, Description, p. 106; Notice,

p. 36. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 6. — Dissard, Catalogue, p. 121 .

Marti, T. Iulius Saturninus.

« A Mars, Titus Julius Saturninus ».

Autel à Mars par un gladiateur.

Arcade XII. — Autel avec base et couronnement, servant, à la fin du seizième siècle, « de base à une croix de pierre estant en « un carrefour par où l'on va à S. CLAIR près du moulin du « Perat » (Paradin); « dans le jardin du couvent des RR. PP. de « la Trinité, au quartier S. Georges » (Spon); «.dans la collection « des antiques du jardin des Bellièvre » (Artaud); entré au Musée avant 1808. — Hauteur 1 m. 30, du dé o m. 74, largeur o m. 44.

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