DEO MAR
TI • AVG CALLIMO
RPHVS ^ SECVNDA
RVDIS V- S • L • M
Bellièvre, Lugdunum priscum, ms. — Symeoni, ms. — Para-
din, p. 419. — Gruter, 57, 8. — Spon. Recherche, p. 85; éd. 1857, p. 97. — Ménestrier, Prép., p. 20. — Colonia, I, p. 242. — Artaud, Notice 1808, p. 56; 1816, p. 45; Musée lapidaire, arcade XXVII. — De Boissieu, p. 7. — Comarmond, Description, p. 174, pi. 13; Notice, p. 63. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 10. — Dissard, Catalogue, p. 123.
Deo Marti Augusto Callimorphus , secunda rudis, votum solvh libens merito.
« Au dieu Mars Auguste, Callimorphus, gladiateur seconde « lame de sa troupe, avec reconnaissance en accomplissement de « son vœu ».
Voici ce que dit au sujet de cette inscription Renier dans ses annotations à la réédition des Antiquités de Spon : « Secunda rudis « est le titre que l'on donnait au second des membres d'une troupe « de gladiateurs. On trouve chez Muratori, p. 619, 3, un secunda « rudis familiae gladiatoriae Caesaris ludi niagui ; chez Marini. « Arv., p. 682, un secunda rudis Caesarum; enfin une inscription « découverte à Lyon en 17 14 et qui est devenue célèbre par les « nombreuses dissertations dont elle a été le sujet, nous fournit « un exemple d'un gladiateur dimachaerus rudis prima. Voy. les « Mém. de l'Académ. des Inscr., III, p. 246 ». Marini, p. 697. mentionne aussi un suiuina rudis qu'il assimile au prima rudis, et fait remarquer, à propos du vœu de Callimorphus. que Mars était le dieu tutélaire de l'arène. Martem et Dianam, dit Tertullien (Spect., XII), utrhisque ludi (id est gladiatorii et venatorii) praesides novimus.
De Boissieu rappelle, à propos du nom Callimorphus, la passion des dames romaines pour les gladiateurs de belles formes, passion dont les impératrices donnaient l'exemple, et arrivée à un tel degré de dévergondage que Juvénal (Sat., VI) pouvait s'écrier avec vérité en parlant des femmes de son temps : Femim est quod amant;
et le poète rappelle le scandale donné par une femme de ia plus haute condition : « Hippia, femme du sénateur Vejento, suivit un <s un homme de cette espèce en Egypte, où la monstrueuse turpi- « tude de nos mœurs révolta jusqu'aux habitants de Canope.
« Quel charme secret lui déroba la honte de s'entendre
« appeler la femme d'un tel misérable? 11 commençait à vieillir; « de plus il lui manquait un bras; une tumeur énorme était assise « entre ses narines, et de son œil éraillé distillait incessamment « une liqueur corrosive. Mais il était gladiateur, et ce titre les rend « aussi beaux qu'Hyacinthe. Le fer, voilà ce qu'elles aiment! ».
Temple de Mercure et de Maia augustes, avec leurs statues et l'image de l'empereur Tibère.
Arcade LXIII. — Autels au nombre de trois, découverts, le premier en 1846 au quartier SAINT-JUST, « au-dessous du « pavillon du TÉLÉGRAPHE, vers l'extrémité sud-ouest du pla- « teau »; le second et le troisième au même endroit en 1848, « en construisant le talus qui fait face au mur d'enceinte » (De Boissieu, Comarmond). Le plus complet des trois est encore pourvu de sa base et de son couronnement; l'un des deux autres est réduit à sa partie supérieure avec sa corniche; le troisième ne présente plus qu'un bloc quadrangulaire retaillé dans la partie supérieure du dé. — Hauteur du premier 1 m. 4s, du dé 1 m. 08, largeur o m. 60. — Hauteur du deuxième o m. 50, du dé o m. 55,
largeur o m. 95. — Hauteur du troisième o m. 40, largeur o m. 65.
MERCVRIO • AVGvs/o
eT • maIae-avgvsTa?
sacrvm • ex ■ voto m- herennivs- m- l- albanvs 5 aedem-et-sIgna-dvo-Cwi Imagine • t I ■ avgvsti
D-S-PSOLOPVBLIG-FECIT
Le C de CVM, la traverse du T de AVGVSTI prolongés au-dessus du niveau des autres lettres en une pointe effilée; les points après MERCVRIO, après DVO, après SOLO, après PVBLICO placés au centre de l'O.
MERCVRIO- AVGvSTO- ET- MAlAE-AVGvS/^
sacrvm • ex • voto m • herennivs • m • l- albanvs aedem • et ■ signa • dvo • cvm 5 Imagine • tI • avgvsti
d • s • p • solo • pvblico • fecit
Les lettres alignées entre des traits de réglure restés apparents ; le T de AVGVSTO à traverse flexueuse ; les points après MER- CVRIO et après AVGVSTO placés au centre de l'O.
mercvrio- avgvsto et-maiae- avgvstae sacrvm • ex • voto m- herennivs- m- l- albanvs 5 aedem-et-signa-dvo-cvm
Imagine- tI • avgvsTi d-s-p-solo -pvblico- fecit
Les deux N de HERENNIVS liées en un monogramme; le T
de VOTO, celui de ET à traverse flexueuse ; les points après MERCVR.IO et après DVO placés au centre de l'O.
De Boissieu, p. 606. — Comarmond, Description, pp. 399 et 400; Notice, p. 142. — Monfalcon, Suppl. à la Recherche de Spon, éd. 1857, P- 356. — Dissard, pp. 120 et 121.
Mercitrio Augusto et Maiae Augustae sacrum ex voto, M. Herennius, Marci libertus, Albanus, aedem et signa duo cum imagine Tiberii Augusti de sua pecunia solo publico fecit.
« A Mercure auguste et à Maia auguste, Marcus Herennius « Albanus, affranchi de Marcus (Herennius), a, en accomplisse- « ment de son voeu, élevé, de son argent, sur le sol public, « ce temple avec leurs deux statues et l'image de Tibère « Auguste ».
Cette inscription est intéressante à plus d'un titre. Elle est une des plus anciennes qui aient été trouvées à Lyon. Gravée sous Tibère, elle fournit un spécimen certain de la forme de lettres en usage à Lyon au temps de ce prince.
Deux des pierres sur lesquelles elle est répétée paraissent avoir été pareilles ; la lysis à volutes qui termine le couronnement de celle qui nous est parvenue à peu près entière indique que c'étaient deux autels. La troisième provient d'une base de dimensions beaucoup plus grandes, et son couronnement, formé d'une corniche sans lysis, semble convenir moins à un autel qu'à un piédestal. Il est permis de penser que ce piédestal portait la statue de Tibère, ayant à ses côtés les autels de Mercure et de Maia dressés devant leurs statues.
L'épithète « d'auguste », donnée aux deux divinités, fait voir qu'elles étaient réduites au rôle subordonné de divinités Lares, et que le temple élevé par la généreuse dévotion de l'affranchi Albanus était un laraire public, dans lequel l'image de Tibère
était substituée ou, tout au moins, associée à celle du Génie d'Auguste.
Le sol public sur lequel était situé ce petit édifice était probablement un chemin ou un carrefour.
Voir l'inscription suivante relative à Maia auguste.
Autel à Maia auguste.
Dans le vestibule du musée de sculpture. — Autel avec basrelief, incomplet en haut et détérioré de chaque côté ; trouvé rue PAREILLE, le 27 octobre 1873, quartier SAINT-VINCENT. L'inscription est gravée sur la plinthe de la base. — Hauteur o m. 52, largeur o m. 38.
MAIAE • AVG • S
Martin-Daussigny, n° 1204 de son Registre d'entrées : l'M en majeure partie disparue et peut être liée à l'A. — Dissard, Catalogue, p. 121.
Maiae Augustae sacrum.
« Autel à Maia auguste ».
La déesse, dont la tête manque, est représentée de face, assise dans une cathedra sous une arche à pilastres, et tenait entre ses mains, ramenées sur son giron, peut-être des fruits.
Il est rare que Maia soit invoquée seule ; un autel dédié à Mercure se voyait peut-être auprès de celui de sa mère.
La partie supérieure du monument étant détruite, on peut supposer qu'on devait y lire le nom du dévot qui avait consacré l'autel à la déesse.
Autel à tous les dieux.
Arcade XXXVI. — Autel encore pourvu d'une partie de sa base, mais privé de son couronnement ; trouvé au commencement du siècle, « messidor, an XIII, au quartier SAINT-JEAN, dans les « fondations de l'église SAINT- ETIENNE » (Artaud). Les trois dernières lignes de l'inscription ont été martelées à dessein. — Hauteur i m. 05, du dé o m. 75, largeur o m. 47.
D I S C V N C T I S T • SPEDIVS MARV//IANV5
La lecture du mot MARV//IANVs très peu certaine.
Artaud, Notice 1808, p. 27 ; 18 16, p. 52. — De Boissieu, p. 72. — Comarmond, Description, p. 216, Notice, p. 80. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 14. — Dissard. Catalogue, p. 121.
Diis cunctis T. Spedius Marulliaiius
« A tous les dieux, Titus Spedius Marullianus ».
Autel aux Mères augustes par un médecin.
Au musée de sculpture. — Bloc quadrangulaire, offrant sur sa face antérieure un bas-relief où sont représentées, au nombre de trois et assises, les déesses Mères; « autrefois sur la grand porte « de l'église d'AINAY, entre les pierres du clocher » (Spon) ; entré au Musée postérieurement à 1816 (Artaud). Deux pilastres à chapiteaux, une frise qu'ils supportent et une plinthe sur laquelle ils reposent forment l'encadrement du bas-relief, sans doute surmonté primitivement d'un fronton. L'inscription est gravée sur la plinthe. — Hauteur o m. 36, largeur 0 m. 48.
MATR • AVG ■ P-ILEGN ■ MED
L'O du mot PHLEGON inscrit dans le G.
Ménestrier, Prép., 7; Hlst. cous., p. 129. — Spon, Recherche, éd. 1857, P- 186. — Artaud, Musée lapidaire, arcade XXXV11I. — Orelli, 2078. — De Boissieu, p. 56. — Comarmond, Description, p. 72, pi. 6 ; Notice, p. 26. — Ernest Poncet, Documents pour servir à l'histoire de la Médecine à Lyon, Lyon, 1885, p. 9, avec planche. — Dissard, Catalogue, p. 121.
Matris Augustis Phlegon, medicus.
« Aux Mères Augustes Phlégon. médecin ».
Les trois déesses sont représentées assises, faisant toutes trois
l6 DIEUX ET DÉESSES
face au spectateur. Des fruits, que retiennent de leurs deux mains celles de chaque côté, sont déposés dans leur giron. Celle du milieu tient de la main droite une patère et de la gauche une corne d'abondance. Elles n'ont d'autre coiffure que leurs cheveux, dont les enroulements retombent de chaque côté sur leurs épaules.
Offrande à Isis auguste d'une statuette de la Fortune.
Arcade Vil. — Petit piédestal, incomplet par le bas, en la forme d'une colonnette cylindrique sans chapiteau ni aucun ornement; trouvé vers 1856, « à F0URV1ÈRE, au couvent de « la VISITATION, rue du Juge-de-Paix » (Daussigny). — Hauteur o m . 35, diamètre o m . 15.
QjOBELLIVS- EVAN GELVS- SIGNVW FORT VN AE-V-S- L-M-L-D-D-D-
Lettres tendant à la forme cursive. l'V et l'M de SIGNVM liés en un monogramme.
Martin-Daussigny, n° 817 de son Registre d'entrées. — Monfalcon, Suppl. à la Recherche de Spon, éd. 18^7, p. 369. — Dissard, Catalogue, p. 121.
Isidi Augiislae, Q. Obellius Evangclus signum Fortunae (dot), votam solvens libens merito. — Locus datas decreto decurionuiu .
« A Isis auguste, Quintus Obellius Evangelus donne, avec « reconnaissance en accomplissement de son vœu, cette statuette « de la Fortune. — Emplacement concédé par décret des décu- \< rions ».
Ce petit texte présente plusieurs singularités dont il est difficile de se rendre compte. Le verbe qui régit à l'accusatif le mot signum n'est pas exprimé. La mention d'une concession d'emplacement est aussi des plus surprenantes. Si Obellius n'a fait que déposer dans une édicule consacrée à Isis une statuette de la Fortune, on n'aperçoit pas qu'il puisse y avoir eu lieu à une concession d'une parcelle du sol public. Il faut alors qu'il ait fait beaucoup plus que ne le dit l'inscription; il faut qu'il ait, non seulement donné à Isis auguste une statuette, mais aussi qu'il ait construit à ses frais, sur un endroit du sol public concédé par décret des décurions, le sanctuaire dans lequel il a déposé son offrande.
L'aspect des lettres n'autorisant pas à suspecter l'authenticité de l'inscription, il y aurait peut-être à chercher une autre explication des sigles LD-DD de la formule finale.
Autel à la déesse Salus.
Don de l'Hospice de l'Antiquaille.
Arcade XVIII. — Autel encore pourvu de sa base, mais brisé à sa partie supérieure et privé de son couronnement; « trouvé dans
« le jardin de l'hospice de l'ANTIQUAILLE en 1849 » (Comarmond). — Hauteur 1 m. 10; largeur o m. 35.
TI • VOV ERAT
MARCELLA